Les exploits guerriers et les mérites politiques de Turenne parlent d'eux-mêmes: adversaire ou allié des meilleurs généraux étrangers ou français pendant la guerre de Trente Ans, vainqueur en Flandre, libérateur de l'Alsace, soutien actif du pouvoir pendant la Fronde (en dépit d'un bref passage du côté des insurgés), il révéla un vrai tempérament de chef et se montra un tacticien prompt à la décision, un stratège bien renseigné et imaginatif, un "entrepreneur de guerre" très attentif aux questions d'intendance. Aussi ses compagnons d'armes, ses amis de la Cour et de la Ville, puis les plus grands penseurs militaires (Napoléon et Clausewitz, rien de moins) n'ont-ils pas tari d'éloges sur son compte? Etait-il bien utile, comme on l'a longtemps voulu, de rehausser son éclat en faisant de lui un gentilhomme d'obscure extraction parvenu au faîte des honneurs par ses seules victoires? Grand seigneur, Turenne est au contraire représentatif de l'évolution politique, sociale et mentale subie par tout un milieu: de très haute noblesse et allié aux lignées princières les plus huppées d'Europe du Nord, il n'eut de cesse d'accroître la puissance et le rang de sa Maison; né huguenot, il se convertit sur le tard, séduit, comme beaucoup de Grands, par la Contre-Réforme. Figure singulière donc, mais également exemplaire que celle de Turenne, incitant l'historien à replacer les guerres du XVIIe siècle et le récit des campagnes dans leur contexte: montée du pouvoir royal et de la bureaucratie de gouvernement, mise au pas de la haute aristocratie, reprise en main religieuse, nouvelle donne diplomatique et stratégique. Cette biographie s'inscrit par conséquent dans le double registre de l'histoire militaire élargie à la géopolitique et de l'histoire sociale. Elle infuse un sang neuf à l'"histoire-batailles".
Nombre de pages
626
Date de parution
08/04/1987
Poids
683g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782213019703
Titre
Turenne
Auteur
Bérenger Jean
Editeur
FAYARD
Largeur
135
Poids
683
Date de parution
19870408
Nombre de pages
626,00 €
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L'empereur Léopold Ier de son vivant appelé " Léopold le Grand ", est aujourd'hui un mal aimé de l'historiographie, bien qu'il ait été, avec Louis XIV et Guillaume III d'Orange, l'un des grands souverains européens de la seconde moitié du XVIIe siècle. Né en 1640, fils cadet de l'Empereur Ferdinand III, l'archiduc Léopold Ignace fut élu et couronné " Empereur romain " à Francfort en 1658. Sous son règne, la monarchie autrichienne prit place parmi les grandes puissances européennes. Il sut tirer parti de la reconstruction économique de ses États pour améliorer les finances publiques et créer une redoutable armée de métier. Il rétablit l'autorité de la Maison d'Autriche en Allemagne et combattit les rebelles hongrois, tout en respectant les privilèges politiques et confessionnels de la noblesse. Le grand tournant de son règne fut en 1683 la défaite des Turcs devant Vienne, qui permit à Léopold de reconquérir la plaine hongroise et la Transylvanie. Cependant il ne put ni résoudre la succession d'Espagne à son avantage ni réaliser l'unité de ses États en ramenant tous ses sujets dans le giron de l'Église catholique. Bon père et bon époux, il ne fut lui-même ni un guerrier, ni un monarque absolu, mais il sut s'entourer de ministres et de généraux capables. Il brilla surtout comme compositeur de musique et fit de Vienne un des hauts lieux de la culture européenne, en particulier dans le domaine de l'opéra. C'est là qu'il mourut en 1705, pendant la guerre de la succession d'Espagne, qu'il avait déclenchée.
* La constitution de la monarchie autrichienne, sous la houlette des Habsbourg, avait permis à l'Europe danubienne de devenir une puissance redoutable au lendemain des guerres napoléoniennes. Cette monarchie multinationale, multiculturelle était un défi aux idées nouvelles issues de la Révolution française et constituait un obstacle à l'unité allemande. Continuerait-elle à diriger une Confédération germanique ? Volerait-elle en éclats pour le plus grand profit de l'impérialisme russe ? Trouverait-elle une voie originale, conforme à ses traditions, permettant l'épanouissement des différents peuples sur le plan tant matériel que culturel ? Tel fut l'enjeu de la période 1815-1914. * La mutation de la monarchie s'acheva en 1867 avec les différentes réformes constitutionnelles. L'empire d'Autriche se transforma en une double monarchie, dotée de régimes représentatifs et de gouvernements libéraux, où les Slaves représentaient 50 % de la population, les Allemands 25 % et les Hongrois 20 %. Les deux moitiés de l'empire connurent un prodigieux essor culturel et économique qui respectait le pluralisme linguistique et confessionnel des différentes nationalités. Pourquoi, dès lors, s'effondra-t-il in extremis à l'issue de la Première Guerre mondiale ? Evolution naturelle d'une société qui avait transgressé les lois de l'Etat-nation ? ?uvre de justice ou, au contraire, irréparable erreur des Alliés occidentaux enclins à punir les vaincus sans s'imaginer qu'ils créaient des problèmes qui resurgiraient à la fin du XXe siècle ? Si l'Autriche-Hongrie connaissait des dysfonctionnements, elle restait la meilleure garantie des peuples d'Europe centrale contre les impérialismes russe et allemand ; sa dissolution n'était en aucun cas l'aboutissement inévitable d'une évolution pluriséculaire.
L'histoire de l'empire d'Autriche mérite d'être étudiée en tant que telle, car c'était une grande puissance européenne avant 1918. Cette monarchie multinationale, multiculturelle et multiconfessionnelle, appelée après 1867 Autriche-Hongrie ou Empire austro-hongrois était un défi au mythe de l'État-nation, même si l'on y respectait la langue, la religion et la culture de chacun des sujets. Les Français, après avoir longtemps critiqué l'Autriche « prison des peuples », ont redécouvert avec « Vienne fin de siècle », l'extraordinaire contribution de la patrie de Sigmund Freud et de Gustave Mahler à la culture européenne du début du 20e siècle, tandis que d'autres travaux montraient l'importance de Budapest, de Prague ou de l'économie. C'est pourquoi nous présentons à un public sans préjugés une histoire de l'Empire austro-hongrois, difficile d'accès par sa diversité, la multiplicité de ses langues et de ses cultures. Si les aspects politiques au sens large (en particulier la question des nationalités) y tiennent une place importante, nous prenons en compte dans une trame chronologique les aspects sociaux, économiques et culturels. Jean BÉRENGER, professeur émérite à la Sorbonne, est spécialiste de l'histoire de l'Europe centrale à l'époque moderne.
Le Sûtra du Lotus est sans aucun doute l'un des textes fondamentaux du Mahâyâna. Depuis plus de quinze siècles, dans la version de Kumârajîva, il scandé la pratique des bouddhistes de l'Extrême-Orient et permis à des millions d'entre eux d'approfondir le message du Bouddha. Ce livre canonique connaît actuellement une renaissance impressionnante en Chine, en Corée, voire au Vieêt-Nam. Au Japon, il a joui d'une ferveur ininterrompue : les plus croyants continuent à en réciter des passages chaque jour et des mouvements religieux ne cessent de le diffuser pour en faire la Bible du bouddhisme. Grandiose fresque, le Sûtra du Lotus apparaît comme une mise en scène, à l'échelle cosmique, de la prédication du Bouddha, illustrée de paraboles décrivant les différentes étapes qui mènent à l'Eveil. Au cours des âges, poètes et artistes en ont exploré et transposé les innombrables images. Ses virtualités philosophiques, dont le sens peut paraître aujourd'hui obscur, furent mises en valeur par des commentateurs issus de tous les courants du bouddhisme. Le Sûtra du Lotus, dont l'original sanscrit a été magistralement traduit au XIXe siècle par Eugène Burnouf, fut propagé à travers toute l'Asie dans la version en chinois classique qu'en fit Kumârâjiva au Ve siècle. C'est cette dernière qui est présentée pour la première fois en français, avec ses deux traditionnels sûtra d'accompagnement. Le Livre des sens innombrables et Le Livre de la contemplation du Sage-universel.
Si le Soûtra du Diamant et le Soûtra du C'ur sont célèbres dans l'ensemble du monde himalayen et sino-japonais, faisant l'objet de récitations et de méditations quotidiennes sur le sens de la vacuité universelle dans le bouddhisme tibétain et zen, il n'en est pas de même du Soûtra de la Pousse de Riz, injustement méconnu, et traduit ici pour la première fois en français. Il s'agit pourtant d'un texte clé des débuts du Mahâyâna, qui traite de tous les aspects de la production interdépendante en soulignant l'irréalité fondamentale des éléments qui la constituent. Loin d'être un culte du néant, cette insistance sur la vacuité, propre au Grand Véhicule, fait voler en éclats le cadre étroit de l'être et de la substance, si chers à nos philosophes occidentaux, et débouche sur la mise en ?uvre d'une compassion sans limites.
Le monde de l'art fonctionne comme une société secrète mondiale qui agit en plein jour. Le délit d'initiés n'y est pas interdit, mais recommandé. Décréter quels sont les «bons artistes», les «bonnes toiles», les «bons acheteurs», influencer les enchères, faire et défaire les cotes est le domaine réservé d'une centaine de décideurs.La crise financière de 2008 a certes secoué le monde de l'art, mais le système n'est pas près de s'effondrer. L'art est partout: dans la mode, dans la maison, dans la rue. C'est la fièvre de l'art: des amateurs de plus en plus nombreux veulent accéder à leur tour à ce pays des merveilles et s'y sentir aussi chez eux.Pour leur permettre de connaître de l'intérieur ce milieu opaque, et qui voudrait le rester, deux journalistes indépendantes ont mené l'enquête pendant plus de deux ans, de Shanghai à New York, de Berlin à Miami.Danièle Granet a fait toute sa carrière dans la presse écrite (L'Express, Le Figaro, Le Nouvel Économiste, Novapress).Catherine Lamour a commencé sa carrière au Monde. Elle a créé et dirigé le département des documentaires de Canal +.
Laurentin René ; Sbalchiero Patrick ; Etchegaray R
Biographie de l'auteur Théologien réputé, historien et journaliste religieux, auteur de nombreuses études d'exégèse et spécialiste des apparitions mariales, l'abbé Laurentin a publié récemment aux Éditions Fayard Découverte du secret de la Salette (avec l'abbé Corteville) et Le Nouveau Diatessaron.Docteur en histoire et journaliste, Patrick Sbalchiero enseigne à l'École cathédrale de Paris. Directeur de la revue Mélanges carmélitains, il est notamment l'auteur d'Enquête parmi les voyants (Éditions de Paris, 2007) et de Jean Paul II et les canonisations (Fayard, 2007). Il a dirigé les publications du Dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétiens (Fayard, 2002) et du Dictionnaire des "apparitions" de la Vierge Marie, avec René Laurentin (Fayard, 2007).