Manuel d'instruction civique pour temps ingouvernables
Bercoff André
GRASSET
22,34 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782246358213
Ce que ce Manuel d'instruction civique quelque peu échevelé démontre éloquemment, c'est que l'essentiel se passe désormais ailleurs : les véritables acteurs ne sont plus parmi nous, mais dans la société civile. Partout. La société civile est, hélas, de retour. Mes pairs le savent bien : politiques, hommes d'Eglise ou de syndicats, sacristains d'appareils ou d'administrations, qui se demandent, tels des Soubise, généraux étonnés et perdus, où sont passés leurs troupes. Chacun se frotte les yeux, comme à la sortie d'un long sommeil morne, en s'apercevant que les sauveurs professionnels, ceux qui vont nous tirer d'affaire, sont tous de sincères menteurs. La société civile est de retour. Toutes les avancées de la science et de la génétique, de l'exploration spatiale à celle du cerveau, plaident pour l'irrépressible conquête de l'autonomie. Les veaux risquent de devenir de plus en plus irrécupérables. Les voici, en effet, sans alibis ni faux-semblants, face au formidable processus de la vie, avec ses saines ambiguïtés et des bienheureuses incertitudes, ses peurs et ses espoirs, ses bonheurs et ses abîmes. La société civile est de retour, et pour de bon : qui ignore la fantastique mutation déjà commencée se condamne aux amères déconvenues de la passivité intellectuelle et affective. Nous allons vaincre la gauche, sans nous être débarrassés de la droite. Nous sommes fort aises que la victoire soit proche, mais craignons de ne savoir qu'en faire. Lisons ce livre comme un inventaire des désirs, des attentes et des parcours de ceux dont nous sollicitons les suffrages et dont nous espérons qu'ils nous laisseront batifoler en paix. Ô surprise, ô confirmation : ce mystificateur Bercoff - dont je soupçonne les dilections libertaires - apporte l'irréfutable preuve que les habitants de la maison France ont décidément changé de peau. Sans nous prévenir. Les ingrats. Caton.
Nombre de pages
272
Date de parution
18/09/1985
Poids
280g
Largeur
130mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782246358213
Titre
Manuel d'instruction civique pour temps ingouvernables
Auteur
Bercoff André
Editeur
GRASSET
Largeur
130
Poids
280
Date de parution
19850918
Nombre de pages
272,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Résumé : L'échange téléphonique fut bref. L'homme avait la voix étrangement cassée, signe chez lui d'une grande lassitude. Il me demanda si j'accepterais de le rencontrer " aussi vite que possible " : il désirait me parler de problèmes graves (...). Losrque nous nous sommes vus, il n'était plus seul. A ses côtés ils étaient six, six de ces élus de la droite défaite, dont une femme. Le premier rendez-vous se déroula dans un restaurant discret. La conversation se prolongea tard dans la nuit. Tous insistèrent pour que je reste encore vingt-quatre heures afin d' " entendre jusqu'au bout " ce qu'ils avaient à dire et ne pouvaient exprimer publiquement (...). Ils voulaient que leurs propos soient portés à la connaissance de tous et publiés dans l'urgence (...). Que l'on s'en horrifie ou que l'on s'en offusque, que l'on s'en réjouisse ou que l'on en ricane, il faut les écouter quand ils disent : " Français, encore un effort... Pour vaincre la prétendue gauche plurielle il faut en finir avec la droite la plus bête du monde ".
Aujourd'hui, j'entreprends à nouveau cette ascension, sur un chemin que je connais par coeur, mais, cette fois, sans nul conseiller, journaliste, photographe ou hélicoptère. J'ai faussé compagnie au monde entier et laisse vaguer ma pensée... Sur le P. S. _ le rendrai-je dans l'état dans lequel je l'ai trouvé? Sur de Gaulle, mon seul rival, avec qui je n'ai cessé de dialoguer et a qui je disais, hier encore : je vous ai compris ! Sur l'Europe que Kohl, qui me tenait amoureusement par la main devant Verdun, est en train de brader par derrière. Sur Gorbatchev, qui bouleverse un jeu que je voudrais tout de même bien essayer de réguler avec lui. Je suis seul, heureux et libre... Je n'ai plus rien à prouver ; il faudrait même une énorme pression populaire pour que je songe à me représenter encore une fois. En attendant, je regarde d'un oeil placide les intrigues de mes prétendus dauphins, les convulsions de la droite, la montée des extrémismes, et je me dis qu'il y a encore beaucoup de pain sur la planche. Vous saurez pourquoi, en tout cas, j'ai décidé de ne jamais m'ennuyer : car moi, contrairement à mon illustre prédécesseur, le septième jour, je ne me repose pas : je médite... Voici le résultat. ".
Dans notre société placée sous le règne de la distraction et du renoncement, tout est fait pour nous plonger indéfiniment dans le sommeil hébété des taupes qui ne veulent plus voir que des ébats people, ne plus entendre que des brèves de comptoir complotistes, ne plus dire que ce que leur dicte l'angélisme compassionnel des bobos de la gauche Marrakech et de la droite congelée. Cependant que progressent les menaces intégristes et totalitaires, nos démocraties s'abandonnent à un masochisme culpabilisé où victimes et bourreaux s'échangent perversement leurs oripeaux, et ce au moment même où se juxtaposent les folies d'un marché sans contrôle et les pulsions mortifères d'un fanatisme sans fin. Il serait temps que la France se réveille... Biographie de l'auteur André Bercoff est journaliste et auteur d'une trentaine de romans, essais et nombreux pamphlets, notamment sous le pseudonyme de Caton.
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...