ROYAUME-UNI FACE A L'EURO - DE LA PRUDENCE A L'HOSTILITE
BERBERI CARINE
L'HARMATTAN
21,50 €
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EAN :9782296969261
Aujourd'hui, il est totalement irréaliste d'imaginer toute perspective d'adhésion de la Grande-Bretagne à la zone euro dans un avenir proche. En témoigne l'attitude très peu coopérative du gouvernement britannique lors du sommet européen de Bruxelles de décembre 2011. Pourtant, il y a plus de dix ans, Tony Blair promettait un changement radical de politique sur cette question. N'oublions pas qu'avant son arrivée au pouvoir en mai 1997, et même au cours des premières années de ses gouvernements, il avait laissé entendre qu'il adopterait un ton plus positif que les précédents gouvernements conservateurs, envisageant même une adhésion à la monnaie unique dans les années à venir. Pourquoi la Grande-Bretagne ne fait-elle donc toujours pas partie de la zone euro aujourd'hui? Et surtout pourquoi Tony Blair n'a-t-il pas pris la décision d'organiser un référendum sur cette question au cours des dix années pendant lesquelles il a été à la tête du pays? Cet ouvrage répond à ces questions en examinant successivement la ligne de conduite des principaux partis politiques britanniques (travaillistes,- conservateurs, libéraux-démocrates), de la société (milieux d'affaire, syndicats, opinion publique et presse) ainsi que des nations périphériques (Ecosse. pays de Galles et Irlande du Nord) vis-à-vis de l'euro.
Nombre de pages
195
Date de parution
22/02/2012
Poids
255g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296969261
Titre
ROYAUME-UNI FACE A L'EURO - DE LA PRUDENCE A L'HOSTILITE
Auteur
BERBERI CARINE
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
255
Date de parution
20120222
Nombre de pages
195,00 €
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Depuis les années 1950, la Grande-Bretagne a souvent été considérée comme un partenaire difficile, " an awkward partner ", par ses partenaires européens en raison de son attitude peu coopérative et peu enthousiaste vis-à-vis des initiatives européennes, y compris des questions monétaires européennes. D'abord hostile, le mouvement travailliste tout entier adopta une ligne de conduite de plus en plus favorable à leur égard à partir de la fin des années 1980. Quelles raisons motivèrent cette évolution ? Dans quelle mesure le mouvement travailliste accepta-t-il cette conversion et fit-il preuve d'unité ? Afin de répondre à ces questions, cet ouvrage présente, tout d'abord, le contexte historique, c'est-à-dire le processus de construction de l'Union économique et monétaire, ainsi que la ligne de conduite originelle du mouvement travailliste envers ces initiatives avant 1979. Il se concentre ensuite sur le Parti travailliste afin de mettre en évidence son évolution progressive vis-à-vis du SME et de l'union monétaire et les considérations, essentiellement électorales, qui ont motivé sa conversion. Enfin, il étudie la ligne de conduite du mouvement syndical, à savoir celle du TUC et des cinq principaux syndicats britanniques - UNISON, le TGWU, MSF, l'AEEU et le GMB -, en insistant sur les motivations sociales qui ont incité les syndicats à adopter un point de vue plus favorable au SME et à l'union monétaire.
Les crises se succèdent en ce début de XXIe siècle, à un moment où le lien social, autrefois perçu comme dense et solide, se trouve fragilisé sous l'influence des courants de fond dominants (mondialisation, néolibéralisme, etc.). Loin de l'optimisme qui a marqué la fin du XXe siècle, sous serions désormais dans "un âge des incertitudes" (Alain-G. Gagnon). Ce nouveau contexte invite à interroger des phénomènes et des concepts que l'on croyait dépassés dans nos démocraties libérales (c'est le cas du nationalisme) ainsi que ceux censés les remplacer, à l'instar du post-nationalisme. L'Espagne et le Royaume-Uni incarnent pour beaucoup ce dépassement du nationalisme déjà à l'oeuvre à l'échelle étatique. Or que nous disent-ils réellement sur la crise (selon certains) ou le retour (selon d'autres) du nationalisme ? Seraient-ils l'illustration de l'avènement d'un âge post-national ? Cet ouvrage se propose d'offrir des éléments de réponse à ces questions en étudiant plusieurs cas de figure dans ces deux pays.
Depuis quelques années, l'Union européenne est confrontée à une montée en force des populismes. En témoignent la victoire du Brexit au Royaume-Uni en juin 2016 et les bons scores obtenus par plusieurs partis populistes européens, notamment en Italie, en Autriche et en Allemagne, lors de diverses échéances électorales. Parallèlement, une progression des nationalismes est aussi perceptible. Tel est le cas, par exemple, en Ecosse et en Irlande du Nord où les partis nationalistes sont opposés au Brexit et à l'accord de retrait. Ou encore en Catalogne avec le référendum sur l'indépendance en 2017 et les rebondissements qui ont suivi. Populismes et nationalismes ne renvoient pas aux mêmes idéologies, ni aux mêmes discours. Ils n'impliquent pas non plus la même attitude à l'égard de l'UE. Toujours est-il qu'ils remettent, tous, le projet européen en question ou bien en critiquant son mode de fonctionnement et ses institutions, ou bien en impliquant une modification de sa composition. A travers l'étude de divers partis nationalistes et/ou populistes en Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, France, Italie et au Royaume-Uni, cet ouvrage se propose d'étudier comment la progression des nationalismes et des populismes pourrait remettre l'UE en question sur les court et moyen termes.
L'Europe peut-elle exploser ? La sortie probable du Royaume-Uni de l'UE donne à la question une actualité brûlante. La multiplication des problèmes et remises en cause qu'affronte l'Europe a des répercussions sur une opinion publique de moins en moins encline à soutenir les initiatives européennes. Le "projet européen", moteur de l'Europe d'après-Guerre, ne fait plus guère rêver. Certains en arrivent même à évoquer la "destruction" de l'Europe ou tout du moins un " retour en arrière ". Pourtant, si l'Europe est en crise, elle n'est pas encore en pièces. Cet ouvrage examine les répercussions de ce désenchantement, voire de ce repli, ainsi que celles des pressions indépendantistes et séparatistes. Il étudie le rôle joué par les institutions européennes et tente de proposer des solutions alors que, sur son flanc oriental, des candidats à l'adhésion à l'UE se présentent encore."