La lutte continue ? Les conflits du travail dans la France contemporaine
Béraud Sophie ; Denis Jean-Michel ; Desage Guillau
CROQUANT
13,50 €
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EAN :9782914968492
Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit" (Nicolas Sarkozy, 5 juillet 2008). A s'en tenir à cette sortie récente du président de la République et plus généralement aux commentaires récurrents sur les mouvements de grève, la conflictualité du travail serait désormais cantonnée à quelques "catégories privilégiées", cheminots en tête, qui ne parviendraient même plus à s'opposer réellement aux "réformes". En fait, la réalité des conflits du travail en France demeure largement méconnue. Si l'intensité des grèves dans les entreprises s'est affaiblie au cours des trois dernières décennies, les conflits n'ont pas pour autant disparu du monde du travail. L'exploitation des enquêtes statistiques du ministère de l'Emploi tend même à montrer plutôt une hausse significative du nombre d'établissements touchés par des conflits sociaux entre 1998 et 2004. En mesurant les formes de conflictualité avec arrêt de travail (grèves, débrayages) et sans arrêt de travail (refus d'heures supplémentaires, manifestations, pétitions notamment), l'analyse permet de restituer la diversité et l'évolution des pratiques contestataires utilisées au quotidien dans les entreprises. Elle montre également comment s'articulent ces conflits collectifs et les formes individuelles de conflictualité, qu'elles prennent la forme de l'absentéisme ou du recours aux prud'hommes, ou soient attestées par les sanctions prises à l'encontre des salariés par leurs directions. L'augmentation importante des établissements concernés par des refus d'heures supplémentaires - qu'il n'est pas anodin de remarquer dans une période de remise en cause continue et répétée des 35 heures - montre d'ailleurs aussi comment ces registres individuels et collectifs se brouillent. Ainsi peut-on comprendre à la fois les continuités dans la pratique de la grève et les transformations en cours, dans des secteurs marqués par différentes formes de précarité et de réorganisations du travail, qui voient tous un renouvellement des conflits.
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Nombre de pages
159
Date de parution
16/10/2008
Poids
200g
Largeur
140mm
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EAN
9782914968492
Titre
La lutte continue ? Les conflits du travail dans la France contemporaine
Auteur
Béraud Sophie ; Denis Jean-Michel ; Desage Guillau
Editeur
CROQUANT
Largeur
140
Poids
200
Date de parution
20081016
Nombre de pages
159,00 €
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Résumé : Comment expliquer le morcellement du syndicalisme français ? Pourquoi si peu de salariés adhèrent aux syndicats ? Tous les syndicalistes sont-ils des professionnels du dialogue social coupés de leur base ? Pour répondre à ces questions classiques dans les controverses politico-médiatiques, ce manuel propose une synthèse des travaux récents conduits dans les champs de la sociologie et de la science politique autour de l'analyse des organisations syndicales, de leurs adhérents et de leurs pratiques. Il fait le pari que les outils de la sociologie politique permettent une analyse plus fine du phénomène syndical. En abordant des questions telles que les dynamiques de l'engagement militant, les ambivalences du processus d'institutionnalisation ou bien encore les modalités du travail de représentation, cet ouvrage développe des questions qui intéresseront tous les étudiants en sociologie et science politique mais aussi toutes celles et ceux désireux de dépasser les schématismes et de comprendre les spécificités du syndicalisme en France.
Béroud Sophie ; Dufresne Anne ; Gobin Corinne ; Zu
Cet ouvrage interdisciplinaire (science politique, sociologie, anthropologie, sociolinguistique, histoire) analyse de manière croisée les mouvements des Gilets jaunes français et belge sur deux années. A travers entretiens, corpus d'images, "portraits" de manifestants, ce livre explore deux tensions principales. La première est engendrée par un nouveau type de mobilisations qui se déroulent en dehors des institutions : les Gilets jaunes bousculent les catégories d'analyse classiques, les formes de mobilisation traditionnelles (notamment syndicales) et les consensus existants sur le système politique. La seconde tension se situe entre les aspirations et le travail réel de renouvellement démocratique portés par le mouvement et le déploiement d'une répression judiciaire et policière inégalée. Cette mobilisation est enfin replacée dans le contexte des politiques d'austérité mises en oeuvre au sein de l'Union européenne et dans celui des luttes sociales contemporaines sur les autres continents, nées de la "dépossession" des travailleurs de leurs conditions de vie et d'existence du fait de politiques publiques favorisant une mondialisation ravageuse.
La vitalité des dramaturgies antillaises ne justifie aucunement le peu d'intérêt dont elles ont jusqu'à présent fait l'objet. Cet ouvrage vise à combler ce vide en révélant la prodigieuse richesse et l'étonnante diversité de la production théâtrale francophone et créolophone écrite et/ou jouée depuis les cinquante dernières années en Guadeloupe et en Martinique. Les écritures dramaturgiques et scéniques antillaises s'inscrivent dans la dynamique de l'échange et de la négociation entre les cultures : le français et le créole, l'écriture et l'oralité, les apports européens et africains se combinent et se nourrissent mutuellement au sein de créations théâtrales hybrides. Situées au carrefour de multiples traditions, les dramaturgies antillaises ouvrent le dialogue entre l'Europe, l'Afrique et la Caraïbe. L'esprit d'indépendance et de créativité des auteurs et metteurs en scène s'affirme dans la réappropriation du répertoire théâtral européen et la subversion des conventions littéraires occidentales. Les dramaturges vont puiser aux sources de l'oralité et des traditions populaires héritées d'Afrique pour œuvrer à la revalorisation d'une culture créole menacée, appelée à renaître et à se réinventer sur les scènes théâtrales contemporaines.
Comment des décennies de politiques néo-libérales ont-elles transformé le monde du travail, les formes de résistances collectives et les possibles de l'action syndicale ? C'est la question qui traverse ce livre d'un point de vue comparatif, en explorant la transformation de la structure sociale au Brésil et en France, mais aussi du champ politique. Bien que les réalités socio-économique des deux pays soient très différentes, ainsi que leur histoire sociale et politique, des pistes de recherche parallèles peuvent être établies : dans quelle mesure les orientations politiques des gouvernements du PT au Brésil et celles des gouvernements du PS en France se sont-elles effectivement éloignées du néo-libéralisme ? Quels sont les intérêts de classes, de fractions ou d'alliances de classes que ces pouvoirs politiques ont traduits ? Comment identifier les "classes moyennes" et évaluer leur participation aux mobilisations collectives ? Quel rôle continue de jouer le syndicalisme, confronté à des dynamiques d'institutionnalisation et à des débordements par d'autres formes de mobilisation ? Comment sont organisées et mobilisées les fractions précarisées des classes populaires, qu'il s'agisse de l'immense et traditionnelle "masse marginale" au Brésil, ou des segments subalternes et fragilisés du salariat en France ? En rendant compte de ces différentes évolutions, cet ouvrage en deux volumes donne des clefs pour comprendre les difficultés que rencontrent dans les deux pays les formations de gauche, l'épuisement des forces social-démocrates et la progression des droites extrêmes avec en particulier la victoire électorale de Jair Bolsonaro.
Résumé : Nous en sommes là : avec une extrême droite aux portes du pouvoir et qui a failli l'emporter. Qui gagnera si on n'engage pas tous les moyens pour l'empêcher. Or cette extrême droite est féroce : elle n'a rien abandonné de son racisme ni de sa violence, malgré ses tentatives pour se respectabiliser. Ce livre examine son programme et ses stratégies, la machine médiatique qui lui sert de marchepied et le pouvoir en place qui ne cesse de la favoriser en imitant son projet. Mais l'analyse ne suffit pas : battre l'extrême droite exige non seulement de comprendre ce qu'elle est, avec ses mensonges, ses faux-semblants et ses mesures de régression sociale, mais aussi de proposer une alternative véritable, qui aide à se fédérer. D'urgence : remettre la honte au racisme, miser sur la solidarité et considérer nos vies à égale dignité.
A l'heure de la déportation globale de personnes migrantes et réfugiées vers des "pays tiers", le Fascisme de la Frontière, invisible à sa naissance devient aujourd'hui manifeste. Les exilés passeront toujours. Mais au prix d'inhumaines violations infligées par les politiques migratoires. Les refouler à tout prix, même de leur mort et disparition, est devenu le leitmotiv politique de l'Occident qui risque de précipiter l'Europe dans une nouvelle phase historique de xénophobie. Comment nommer ce crime contemporain contre les personnes migrantes ? C'est la question que se pose l'autrice qui, ces dernières années, a arpenté les frontières euro-nêennes documentant les abus et les disparitions de " ants ". Est-ce un peuple en mouvement ? Ce livre cri et un carton rouge contre la violence contem-de l'Europe-déni. re Murard-Yo vanovitch est journaliste spécialiste rations. Elle travaille pour une ONG de secours Méditerranée. En Italie, elle a publié la Trilogie mosaico del disumano" avec Derive (2014), azione del soggetto migrante (2015) et lAbisso (Stampa alternativa). éditions du croquant e
Dans l'espace politique français, l'Union européenne est partout. Elle planifie la libéralisation des services publics. Elle organise le libre-échange qui pousse aux délocalisations et interdit de taxer significativement les détenteurs de capitaux. Elle impose l'austérité budgétaire et monétaire tout en laissant libre cours à la concurrence fiscale. Incapable de répondre aux enjeux du siècle, et notamment de conduire la transition écologique, elle obéit aux lobbies et dépossède les peuples de leur souveraineté démocratique. Pourtant, dans le débat politique, elle est reléguée au second plan, quand son rôle n'est pas tout simplement effacé. La question européenne est pourtant essentielle. Elle hante la gauche partout en Europe. Certains défendent la réécriture à plusieurs du droit communautaire, le changement de l'intérieur. D'autres, à l'inverse, défendent la sortie de l'Union européenne, tout au moins de l'euro, et la présentent parfois comme la solution à elle seule à tous nos maux. Ce livre, dont l'orientation eurocritique est pleinement assumée, entend parler sérieusement de l'Union européenne. Il montre que le statu quo est impossible. Il examine, dans une perspective de gauche, les différentes stratégies envisageables (sortie, réforme, rupture partielle, crise permanente) sans en défendre une en particulier, mais en décrivant pour chacune d'elles les conditions nécessaires à sa réalisation, les difficultés - le cas échéant les impossibilités - et les perspectives qu'elle ouvre. A l'heure du Brexit, d'une crise politique européenne qui n'en finit pas, et à l'approche des élections européennes de 2019, ce livre constitue un outil indispensable.
Le procès des sciences humaines et sociales (SIS) semble avoir été rouvert à l'occasion des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, quand plusieurs déclarations publiques ont dénoncé La "culture de l'excuse" qui serait implicite aux tentatives d'explication ou de compréhension du djihadisme portées par ces disciplines. Quelles sont les distinctions à opérer entre comprendre, expliquer, justifier et excuser ? Les causes dissolvent-elles les raisons ? La compréhension exclut-elle le jugement moral ou politique ? faut-il ou non considérer que les explications apportées par les sciences sociales peuvent, à l'image des savoirs psychiatriques, constituer des "circonstances atténuantes" dont les juges, et la société plus largement, auraient à tenir compte ? Comment situer cette condamnation de la "culture de l'excuse" dans l'histoire plus longue des usages politiques des théories des sciences humaines et sociales ? Et plus Largement, dans quelle mesure les sciences humaines et sociales peuvent-elles ou doivent-elles aider à comprendre "l'incompréhensible" ? Telles sont les questions posées par cet ouvrage à partir d'exemples passés et contemporains— La collaboration de scientifiques sous l'occupation nazie, les violences physiques collectives, La radicalisation ou la folie.