L'ouvrage présente les résultats d'une recherche intervention sur les risques psychosociaux (RPS) dans une collectivité territoriale. En partant de deux interventions sociologiques reconduites à dix ans d'intervalle (2010 et 2020) dans un conseil départemental pour réaliser un diagnostic sur les risques psychosociaux (RPS), l'ouvrage dévoile les troubles du travail des agents départementaux qui constituent un des segments de l'administration publique territoriale les moins étudiés. Il s'appuie sur une méthodologie mixte qui refuse de faire de la quantification l'alpha et l'oméga de la mesure des RPS et qui prend le contrepied des démarches top down des prestations de conseil. La mesure quantitative se double d'une évaluation qualitative qui cherche à saisir les expériences de travail du point de vue de celles et ceux qui les vivent. La grande place laissée aux points de vue des agents à l'épreuve des troubles du travail est une manière de faire vivre le dialogue et la controverse autour de l'enjeu central de la santé et des conditions du travail et d'éviter de produire une mesure artificiellement consensuelle qui gomme les conflits de critères sur la qualité du travail. Elle donne d'ailleurs à voir, au-delà des problématiques transversales qui affectent les professionnels des collèges, des routes, du travail social, des autres secteurs et même de l'encadrement, des situations de travail très contrastées. Aussi l'intervention sociologique se démarque-t-elle de toute approche délégative de la santé au travail qui consiste à solutionner les troubles du travail sans les professionnels eux-mêmes. Mathieu Béraud est maître de conférences en économie et membre du laboratoire Tetras (Université de Lorraine). Ses recherches portent sur l'emploi et les politiques sociales ainsi que sur l'organisation du travail et les conditions de travail. Lionel Jacquot est professeur des universités en sociologie et membre du laboratoire Tetras (Université de Lorraine). Ses recherches portent sur les transformations organisationnelles et managériales des entreprises et des administrations, les mutations du salariat et les conditions de travail. Guillaume Villers est ingénieur d'études à l'Université de Lorraine. Il a également participé, au sein du laboratoire Tetras, à une recherche portant sur le rapport au travail des personnels soignants.
Admirer l'aiguille d'Etretat, dormir à bord d'un voilier à Deauville, randonner sur les chemins de halage des bords de Seine, déguster des moules ou du poisson frais à Fécamp, contempler la floraison des iris dans le jardin de Monet, séjourner dans une roulotte sous les pommiers...
La révolution politique et sociale de 1789 entraîne un bouleversement de l'art de la guerre, qui atteint sa pleine maturité sous Napoléon Ier. L'Empereur opère, en effet, la synthèse entre les théories des penseurs militaires du Siècle des lumières et les premières expériences de guerre des masses menées par les généraux de la République. Il est à l'origine de la guerre moderne. La révolution militaire napoléonienne présente de façon inédite les innovations de la guerre napoléonienne et explique les victoires impériales. Grâce à une approche thématique et cartographique, le lecteur découvre les rouages de la machine de guerre de Napoléon et comprend les ressorts de ses manoeuvres. A travers la correspondance de l'Empereur et les témoignages des combattants, le lecteur participe aussi aux travaux de l'état-major impérial, chevauche avec les aides de camp pour transmettre les ordres, marche au feu avec les grognards. Les batailles est le deuxième volume d'une tétralogie qui donne les clés des différentes composantes de la révolution militaire napoléonienne.
Comment maîtriser le paysage sociologique contemporain au-delà des repères que constituent les grandes figures des années 1970 (Boudon, Bourdieu, Crozier, Touraine) ? Comment dépasser les proclamations d'écoles et les controverses théoriques afin de comprendre les liens entre les travaux sociologiques actuels ?Ecrit par deux enseignants-chercheurs en sociologie, ce manuel explore de façon didactique ce qui traverse la sociologie française depuis sa refondation après-guerre, non pas en abordant successivement chacun des courants, mais en mettant en résonance ambitions théoriques et grandes questions transversales (inégalités, action, changement et individu).
Ce numéro explore la pair-aidance et le soutien social en ligne et ouvre un débat sur l'acceptabilité sociale des politiques et pratiques de la santé publique Dans le Dossier, les auteurs explorent les pratiques, les publics et les dynamiques du soutien social en ligne entre pairs. La rubrique Echanges initie une discussion autour des notions d'acceptabilité sociale et de santé publique. Les trois Notes de recherche étudient les enjeux du genre dans les pratiques professionnelles des communicants, la bulle de filtre dans les industries culturelles ainsi que la communication politique en tant qu'objet préconstruit. En VO accueille un article en langue anglaise sur les ressources du fact-checking à l'échelle européenne. Deux Focus proposent une lecture approfondie de Construire l'événement. Les Médias et l'accident de Three Mile Island d'Eliseo Véron et de Des machines, des plateformes et des foules. Maîtriser notre âge numérique d'Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee. Enfin, les Notes de lecture rendent compte de 60 publications.
Un hommage au professeur d'histoire contemporaine Jean El Gammal.Cet ouvrage collectif rend hommage au professeur d'histoire contemporaine Jean El Gammal qui a enseigné à l'Université de Lorraine de 1997 à 2022 avant d'accéder au statut de professeur émérite. Constitué de 22 contributions sur des sujets originaux, il mêle des approches politiques et culturelles de l'histoire de France et de la Lorraine. Sont ainsi abordés des approches biographiques de plusieurs personnalités (Maurice Barrès, Jules Méline, Ludovic Beauchet, Claude Huriet?), des moments clés de l'histoire de France et de la Lorraine (révolution de 1848, Empire libéral, années 1970?) et l'histoire d'instances ou d'organisations politiques (Union interparlementaire, génération sociale et libérale, Confédération générale du travail, Parti communiste français, Parti des Mosellans?). Jérôme Pozzi est maître de conférences en histoire contemporaine à l'Université de Lorraine et membre du Centre de recherche universitaire lorrain d'histoire (Crulh). Ses recherches portent principalement sur l'histoire politique de la France contemporaine, les droites parlementaires, le gaullisme, la communication politique et l'histoire du Grand Est.