Il y a des choses que non". C'est à cette phrase, prononcée par une grand-mère engagée dans la Résistance, que Claude Ber doit le titre de son livre. Sept textes s'y succèdent, travaillés à la limite de la prose et du vers, et habités par une même nécessité de dire non à l'inacceptable. De la Résistance, évoquée dans Le livre la table la lampe, à la guerre d'Algérie, l'auteure interroge le présent et la mémoire des êtres qui ont opposé un refus à la barbarie. Avec Célébration de l'espèce et son ressassement verbal, c'est au piétinement de l'Histoire qu'elle s'attache, tandis que d'autres textes, L'inachevé de soi ou Je marche, définissent les contours d'une façon d'être au monde, libre, solidaire et clairvoyante. Un livre où l'esprit de résistance épouse la raison d'être de la poésie. Un livre au souffle puissant, que je crois nécessaire à notre temps.
Nombre de pages
112
Date de parution
19/01/2017
Poids
129g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782362291418
Titre
Il y a des choses que non
Auteur
Ber Claude
Editeur
BRUNO DOUCEY
Largeur
135
Poids
129
Date de parution
20170119
Nombre de pages
112,00 €
Disponibilité
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Paysages de cerveau de ce poème-photos aux résonnances magnétiques, on ramasse des oiseaux et des étoiles interconnectés, on tire sur des fils conducteurs au hasard inaboli. Christian Désaglier, Sitaudis. Les 26 photos d'Adrienne Arth et les poèmes (le poème ? ) de Claude Ber qui y répondent ont saisi l'enjeu de ce genre d'ouvrage : faire de la circulation un principe actif de création, de manière à ce que ni le poème, ni l'image ne soient illustratives. Entre les jeux de reflets et de mouvements qui sont la matière même des photographies, et la méditation des poèmes qui interrogent la façon de faire entrer le monde dans l'écriture, des échos permanents laissent à chaque expression son autonomie. (...) Et la photographie de s'épanouir alors tout en donnant son énergie aux mots du poème. Alexis Pelletier, Cahiers Critiques CIPM. Adrienne Arth met en scène les éléments du réel qui racontent une histoire ou laissent entrevoir toute la puissance des archétypes dévoilés par son travail. Dans Paysages de cerveau ses photographies sont accompagnées de textes de Claude Ber, qui, elle aussi, ouvre la voie à une nouvelle poésie : mêlant prose et vers, éléments anecdotiques et universaux, fiction et poésie, ses textes mènent à un au-delà de l'imaginaire. Elle invite le lecteur à se regarder, à trouver sa place dans ces lignes qui revêtent immanquablement une portée symbolique, à laquelle fait écho Adrienne Arth. Carole Mesrobian, Recours au poème.
Elga Heinzen depuis son enfance, dessine, peint tout naturellement comme on respire. Le dessin et la peinture font partie intégrante de sa vie quotidienne. Elle maîtrise aujourd'hui une technique parfaite à laquelle s'allient l'originalité et un sens inné de la couleur. Sa création gravite autour de ses fantasmes : réminiscences, dénouements, replis, apparences ne sont que le cheminement d'une même démarche. Les Apparences d'Elga Heinzen sont trompeuses. Ne vous y fiez pas ! En réalité, ce sont des autoportraits.
il est bientôt l'heure/ de nouer ma voix/ aux lumières vives/ au soleil de joie/ à la chaleur bleue/ du feu des anciennes/ être un tout/ enfin/ caresse des ans/ réconciliée/ pour mieux m'effacer
Ceux qui l'ont vécu vous le diront : voir un de ses propres poèmes traduit en langue des signes procure une émotion incomparable. C'est parce que j'ai vécu cette émotion que j'ai souhaité devenir l'éditeur de la première anthologie de poésie en langue des signes française. Ce livre et le DVD qui l'accompagne donnent à lire, à voir et à entendre cinquante poètes contemporains venus de tous les horizons. Une mosaïque vouée à la polyphonie des cultures et des voix. Les poètes de cette anthologie se trouvent reliés par une interprétation gestuelle devenue un acte poétique en soi. Les captations ? réalisées en studio ou lors de grands festivals de poésie, comme le festival Voix vives de méditerranée en méditerranée de Sète ou le festival de poésie de Saint-Martin d'Hères ? ne restituent pas seulement l'expressivité des textes. Elles étendent aussi le territoire du poème aux dimensions du corps, révélant une langue au-delà des mots. Cette émotion rare, je souhaite aujourd'hui la faire partager.
Pendant de longs mois, deux femmes de Nouvelle-Calédonie ont entretenu un dialogue par la poésie. Deux femmes de générations, de conditions et de couleurs de peau différentes, qui partagent la même terre et veulent parcourir ensemble les mêmes chemins de paix. Pour écrire ce livre, Déwé Gorodé et Imasango se sont rencontrées, tantôt chez l'une à Nouméa, tantôt chez l'autre à Ponérihouen, dont le nom en langue paicî désigne l'embouchure d'un fleuve. Les déchirures du pays, le deuil au seuil de la case, la lutte indépendantiste, les accords de Nouméa, la crainte de nouveaux conflits, la place des femmes, la sexualité "imposée ou non", l'éducation des enfants, la puissance tellurique de la Grande Terre, aucun sujet n'a été écarté, aucun tabou n'a fait taire leur "parole jumelle". C'est pour publier de tels livres que je suis devenu éditeur. Un appel à résister par la poésie.