Benzoni Elena ; Bérenger François ; Bérenger-Badel
FOLIO
13,90 €
Epuisé
EAN :9782070306626
Le massacre est une pratique humaine des plus anciennes et des plus récurrentes. En cela, elle constitue un défi pour l'historien: soit l'étudier comme un événement à chaque fois singulier et s'interdire alors de le constituer en un objet d'histoire en soi, ou bien vouloir en cerner la nature commune, au risque alors d'une approche transhistorique qui s'échine à trouver une structure là où il n'y aurait que conjoncture. A distance de ces deux risques, une vingtaine d'auteurs - historiens, philosophe et juriste-conjuguent la permanence du massacre à travers l'histoire, quels que soient les progrès supposés de la civilisation, et sa spécificité dans l'espace et le temps (Occident, Afrique, Asie). La récurrence est soulignée par le déroulé chronologique, des massacres dans l'Antiquité aux génocides contemporains. Le choix n'est pas exhaustif, mais toujours le contexte est restitué et la postérité historiographique soulignée, qui permettent de fonder des catégories classificatoires: massacres assumés, massacres refoulés, vecteurs d'identité; opération militaire, processus politique, visée terroriste. Surtout, l'histoire des massacres est ici indissociable de celle de la progression de la conscience philosophique, civique ou juridique qui cherche à bannir ce crime contre les Hommes par le recours à la justice. Histoire, droit et philosophie ensemble donnent corps à ce nouvel objet de recherche.
Nombre de pages
554
Date de parution
21/04/2005
Poids
274g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782070306626
Titre
Le massacre, objet d'histoire
Auteur
Benzoni Elena ; Bérenger François ; Bérenger-Badel
Editeur
FOLIO
Largeur
108
Poids
274
Date de parution
20050421
Nombre de pages
554,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Autrefois, il a quitté sa Bretagne natale pour devenir un héros aux côtés de La Fayette. Aujourd'hui chevalier de Tournemine, Gilles Goélo fascine la cour de Versailles par le récit de ses actes de bravoure et son fort pouvoir de séduction. Le soir de ses noces avec Judith, il est enlevé et conduit dans un cachot de la prison de la Bastille dont il parvient à s'évader. Libre, il n'a alors de cesse de retrouver sa bien-aimée qui s'est enfuie, désespérée par ce qu'elle pense être une trahison amoureuse. Plongé dans les intrigues les plus folles, mêlé à l'affaire du collier de la Reine, Gilles se bat sur tous les fronts. Pour sauver sa passion de jeunesse, Le Gerfaut repart sur le sentier de la guerre... amoureuse. Le sentier de tous les dangers.
Après avoir découvert son château pillé et dévasté par les troupes du Grand Condé, qu'elle aime depuis l'enfance, Isabelle, duchesse de Châtillon, est déterminée à obtenir réparation mais ne résistera pas longtemps à l'amour qu'il lui avoue. Ce pourrait être le bonheur. Ce sera la fin d'une paix relative pour Isabelle. La Fronde du Parlement et des Parisiens se termine, celle des Princes commence. Moins pour chasser Mazarin que pour s'emparer du pouvoir, avant que le jeune Louis XIV ne l'assume. Un incessant et épuisant combat débute alors pour Isabelle, et elle ira jusqu'à jouer sa vie pour empêcher le héros de Rocroi de passer à l'ennemi et de retourner ses armes contre la France, entraînant avec lui son jeune frère François, qu'elle aime infiniment. Quand cette dure bataille s'achève, Isabelle, adorée des uns, détestée des autres, n'en aura pas fini avec l'aventure menée au galop de ses chevaux. Ils la mèneront très loin, très haut sans qu'elle abandonne jamais l'amour de son enfance...
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys