
Sextant N° 27/2009 : Masculinités
Un homme n'aurait pas idée d'écrire un livre sur la situation singulière qu'occupent dans l'humanité les mâles ", affirmait en 1949 la philosophe française Simone de Beauvoir. Les profondes mutations qui ont affecté le genre et la sexualité ces dernières décennies ont pourtant fait mentir l'auteure du Deuxième sexe : le masculin est désormais objet de multiples débats, réflexions et recherches. Ce volume entend faire écho à cet extraordinaire essor que connaissent les études sur les hommes en tant qu'êtres sexués, en présentant vingt-cinq contributions sur les masculinités à l'époque contemporaine. Rassemblés dans une perspective de décloisonnement disciplinaire, des historiens, sociologues, philosophes, anthropologues et spécialistes de la littérature ou du cinéma mettent ici en évidence le caractère pluriel des expériences et idéologies de la virilité. Ils montrent également que la construction du masculin ne s'opère jamais en vase clos, mais bien en étroite corrélation avec celle du féminin. Ce sont donc au final les deux " sexes " qui sont au coeur de ce volume qui, en dénaturalisant les catégories sociales, éclaire le caractère contingent, quotidiennement ré-inventé de ce qui apparaît évident : être une femme ou un homme.
| Nombre de pages | 367 |
|---|---|
| Date de parution | 26/11/2009 |
| Poids | 532g |
| Largeur | 153mm |
| EAN | 9782800414614 |
|---|---|
| Titre | Sextant N° 27/2009 : Masculinités |
| Auteur | Benvindo Bruno |
| Editeur | UNIV BRUXELLES |
| Largeur | 153 |
| Poids | 532 |
| Date de parution | 20091126 |
| Nombre de pages | 367,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Henri Storck, le cinéma belge et l'Occupation
Benvindo BrunoAoût 2006 : une polémique éclate dans les médias francophones du pays. Henri Storck, le " père du cinéma belge ", est accusé d'avoir été proche des autorités allemandes sous l'Occupation. Ce cas supposé de collaboration sème d'autant plus le trouble que le cinéaste est, depuis le bouleversant Misère au Borinage (1933), systématiquement classé à gauche sur l'échiquier politique. La controverse qui s'en suit mêle anathèmes et anachronismes, laissant peu de place aux nuances, paradoxes et complexités du social. Dès lors, une enquête historique, s'appuyant sur d'abondantes archives jusqu'alors inexplorées, s'imposait. C'est à une plongée dans l'histoire troublée et méconnue du cinéma belge que l'ouvrage nous convie. Les activités d'Henri Storck durant la Seconde Guerre mondiale ne peuvent, nous montre cette étude, être comprises qu'en procédant à un double désenclavement. Ce destin individuel est, d'abord, replacé dans le contexte de l'industrie cinématographique en guerre, placée sous tutelle allemande, ne survivant qu'au prix de compromis et de compromissions. Le second élargissement est d'ordre chronologique : ce " moment " qu'est l'Occupation est ici réinscrit dans des trajectoires biographiques complètes, mettant en évidence les continuités qui lient guerre et paix, dans le travail d'Henri Storck comme dans celui de nombre de ses confrères. Les rapports, complexes et ambigus, qui unissent art, finances et idéologie sont au centre de l'attention. Invitant à une histoire sociale des productions culturelles, l'ouvrage souligne combien la fréquente réduction historiographique de l'Occupation au seul fait politique occulte la complexité des sociétés en guerre. Le " cas Henri Storck" permet au final d'interroger les zones grises du corps social. A travers cette figure du cinéma documentaire mondial naît ainsi une réflexion sur le conformisme, l'indifférence voire l'opportunisme qui - en temps de paix comme de guerre - font la marche ordinaire de nos sociétés.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER18,00 € -

Les décombres de la guerre. Mémoires belges en conflit, 1945-2010
Benvindo Bruno - Peeters EvertSur commande en 6-10 joursCOMMANDER22,00 € -

Bruxelles ville occupée (1914-1918)
Benvindo Bruno ; Kesteloot ChantalBruxelles, août 1914. La ville bascule dans la guerre. Scènes de panique, élans patriotiques, afflux de réfugiés, autant d'images qui s'imposent dans une capitale pourtant épargnée par les combats. Très vite, l'occupant s'installe et parade dans la ville. Bruxelles sera pendant les quatre années suivantes la plus grande ville occupée d'Europe. A travers des photographies inédites, des cartes postales circulant sous l'occupation ou encore la presse illustrée de l'époque, Bruno Benvindo et Chantal Kesteloot retracent l'histoire visuelle de ce Bruxelles qui connaît la faim et le chômage, mais où la vie quotidienne reprend également ses droits. Quant aux troupes allemandes, elles s'efforcent de créer dans la capitale belge une "petite patrie", avec ses théâtres, ses cinémas, ses cafés. Mais Bruxelles occupée, ce sont aussi des patriotes et des activistes qui se disputent l'espace public, des locataires qui ne parviennent plus à s'acquitter de leur loyer ou des ouvriers déportés en Allemagne. Comment l'image traduit-elle ces enjeux ? En novembre 1918, la capitale est libérée. L'heure est à la commémoration, mais aussi à la crise du logement, aux difficiles retrouvailles ou à l'impossible deuil. Si la paix est revenue, la guerre n'est pas encore achevée.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER22,90 €
Du même éditeur
-

La vie politique en Belgique de 1830 à nos jours. 3e édition revue et augmentée
Delwit PascalBiographie de l'auteur Pascal Delwit est professeur de science politique à l'Université libre de Bruxelles (ULB) où il mène ses recherches au Centre d'étude de la vie politique Cevipol. Il est l'auteur de nombreuses publications consacrées à la vie politique en Belgique et en Europe. Il a récemment édité Le Front national. Mutations de l'extrême droite française, aux Editions de l'Université de Bruxelles (2012).EpuiséVOIR PRODUIT11,00 € -

Les gauches radicales en Europe. XIXe-XXIe siècles
Delwit PascalCes dernières années, les percées électorales et politiques de partis comme Syriza en Grèce, Podemos en Espagne ou encore Die Linke en Allemagne ont braqué les projecteurs sur le paysage de la gauche radicale en Europe. Ou plutôt des gauches radicales : des projets et des formations aux ambitions et aux profils très divers coexistent en effet dans ce spectre politique désormais très diversifié. Il n'en a pourtant pas toujours été ainsi. Dans le dernier quart du XIXe siècle, la gauche radicale s'incarne pour l'essentiel dans la famille socialiste naissante ou dans le syndicalisme révolutionnaire. Après la première guerre mondiale et, surtout, après la révolution soviétique d'octobre 1917, la rupture dans le mouvement socialiste donne naissance au mouvement communiste, dont l'homogénéité politique est forte jusqu'au vingtième congrès du parti communiste soviétique et aux révélations du célèbre "rapport Khrouchtchev" (1956). Peu à peu, une certaine diversité s'installe dans les rangs communistes. Avant que cette famille politique en pleine mutation n'entame une descente aux enfers dans les années soixante-dix et quatre-vingt tandis que les sociétés européennes se transforment en profondeur. Mais alors qu'en novembre 1989, la chute du mur de Berlin avait semblé marquer la fin des espoirs révolutionnaires, des mouvements inattendus se produisent à la gauche de la gauche au cours des premières décennies du XXIe siècle, en parallèle avec la montée en puissance de la droite radicale et populiste. Pour saisir l'ensemble de ces dynamiques, Pascal Delwit brosse une fresque impressionnante de l'histoire et des comportements des partis de la gauche radicale des débuts de l'industrialisation à nos jours. Il propose un schéma interprétatif des bouleversements de cette famille politique qui se répartit aujourd'hui en trois courants principaux.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER12,00 € -

Histoire du Luxembourg. 2e édition
Pauly Michel ; Van Berg Paul-LouisLe Luxembourg actuel est une terre de culture très ancienne. Les premières traces d'occupation y remontent loin dans le Paléolithique. Depuis le temps des Trévires et des Romains, en passant par le Moyen Age et les Temps modernes, une tradition littéraire impressionnante montre comment les hommes apprirent à aimer cette région centrale de l'Europe, la cultivèrent et, depuis le XIXe siècle, firent enfin de leur patrie un Etat moderne et souverain. Pourtant, ce développement n'a pas traversé les siècles en ligne droite ni sans ruptures. N'épargnant ni la terre ni les hommes, la convoitise de puissants voisins, les phases tumultueuses de l'histoire européenne, les remous internes et la barbarie du national-socialisme, ont marqué l'histoire du Luxembourg. Cet instructif petit livre de Michel Pauly illustre avec maestria l'évolution du Luxembourg des origines à nos jours et prend donc aussi en compte les pays limitrophes et les régions voisines.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER8,95 € -

Le monde de l'Antiquité tardive. De Marc Aurèle à Mahomet
Brown Peter ; Monnatte Christine ; Dierkens AlainIl faut remonter au premier millénaire de notre ère, jusqu'à ce qu'on appelle l'Antiquité tardive, pour comprendre notre monde, ses traditions, ses déchirements : c'est ce que fait Peter Brown dans cet ouvrage passionnant où il nous montre comment, entre 150 et c. 750 de notre ère, l'univers antique, centré autour du Bassin méditerranéen et jouissant jusque-là d'une remarquable homogénéité, se divise en trois sociétés fermées les unes aux autres : l'Europe catholique, Byzance et l'Islam. En 476, l'Empire romain n'est plus ; en 655, l'Empire perse a vécu. Mais il s'agit moins de décadence que de dissolution. Pendant des siècles cohabitent des esprits classiques fidèles à la Rome éternelle et des nouveaux venus qui forgent le Moyen Age avec des outils hellénistiques. Les statues qu'on sculpte à l'image des nouveaux aristocrates portent encore la toge alors que ceux-ci ont déjà adopté la chemise de laine et la cape venues du Nord ; l'instruction garde son pouvoir mais les compagnons des muses de naguère ont pris les traits d'évêques méditant sur la Bible. Ainsi changea le monde : loin des champs de bataille, moins sous la pression des "barbares" que dans les esprits et les actes de ceux qui le vivaient au jour le jour. Tout un quotidien que fait revivre Le monde de l'Antiquité tardive.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER9,90 €
De la même catégorie
-

Versailles au féminin
Maral AlexandrePensé et aménagé comme résidence du pouvoir, Versailles porte l'empreinte de Louis XIV. Pour autant, le Roi-Soleil a vécu entouré de femmes, qui formaient comme autant d'étoiles dans le firmament de sa cour : la reine, les princesses de sa famille, les dames de la cour, les favorites royales, l'épouse secrète aussi, qui, toute discrète qu'elle fût, n'entretenait pas moins autour d'elle un cénacle féminin soudé par l'estime et la tendresse. Si Versailles s'est imposé comme un formidable outil de gouvernement au service de la monarchie absolue, la place que les femmes y ont occupée en a fait une vitrine de la civilisation française, d'un art de vivre marqué par des codes de comportement courtois et galants. Du fait de la disparition prématurée de la reine Marie-Thérèse, en 1683, la cour de Louis XIV à Versailles prit l'habitude de se passer de reine. La place ainsi faite aux souveraines suivantes, Marie Leszczynska et Marie-Antoinette, était plutôt difficile à tenir. La première s'en accommoda à merveille, donnant dix enfant au roi et à la France, mais mettant à profit le temps dont elle pouvait disposer pour développer un cercle d'amis intimes et s'adonner à ses goûts pour la lecture et les arts. La seconde eut plus de peine : outre son origine autrichienne, qui était mal vue, elle entendait s'affranchir des contraintes de la vie de cour, jusqu'à renoncer à y faire acte de présence et à y tenir son rang. Le règne des favorites avait repris sous Louis XV, dès 1733 et ce jusqu'à la mort du roi en 1774. Plus que jamais, au temps du Bien-Aimé, Versailles fut un univers féminin, vénusien même. Après les soeurs de Nesle et avant Mme Du Barry, Mme de Pompadour s'imposa comme figure féminine dominante. Ses goûts éclairés et son envergure de mécène – de la manufacture de Sèvres au Petit Trianon – l'inscrivent dans les facteurs essentiels de ce moment de perfection de l'art français que fut le règne de Louis XV. Pour autant, l'univers de la cour de Versailles devait se montrer assez dur pour les favorites royale, jalousées, brocardées voire vilipendées. Cette malveillance s'exerça encore à l'encontre des femmes composant la société de la reine Marie-Antoinette, la duchesse de Polignac notamment. On leur reprochait, à la cour, mais aussi à la ville, de soustraire la reine à ses devoirs de représentation et de constituer une coterie avide de profits et de places. Le procès de la reine, en 1793, fut aussi, à bien des égards, celui de la femme à qui Versailles avait offert une place et un rôle.Sur commande en 6-10 joursCOMMANDER14,90 € -

Olympe de Gouges et autres femmes "révolutionnaires" en un clin d'oeil !
Porée Marie-DominiqueDécouvrir Marie de Gournay, Flora Tristan, Simone de Beauvoir... Parce qu'elle est montée sur l'échafaud pour avoir défendu les droits des femmes, parce qu'elle a écrit la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, Olympe de Gouges est un symbole majeur de l'histoire du féminisme. Ce petit livre vous invite à découvrir sa vie et son oeuvre, ainsi que celles d'autres femmes écrivaines et philosophes qui ont pris la plume et changé l'histoire !EpuiséVOIR PRODUIT2,99 € -

La voix des femmes. Ces grands discours qui ont marqué l'Histoire
Delavaux Céline ; Taubira ChristianeA toutes les époques, partout dans le monde, elles ont pris la parole pour faire avancer de grandes causes, dénoncer les injustices ou les pires erreurs de l'humanité. Leurs mots ont permis de déplacer des montagnes et continuent de résonner aujourd'hui, certains demeurant d'actualité, plus que jamais. Emmeline Pankhurst, Louise Michel, Eleanor Roosevelt, Simone Veil, Malala Yousafzai, Naomi Wadler, et bien d'autres, parfois injustement oubliées... cet ouvrage leur rend hommage, en rappelant la puissance du langage et de l'espoir.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER21,50 € -

Elles sont 300 000 chaque année. Suivi de Accéder à la maternité
Veil Simone ; Neuwirth LucienDans les années 1970, l'avortement est un acte lourd de conséquences, condamné par la loi française et pratiqué clandestinement. Lorsqu'elle présente son projet de loi en 1974, Simone Veil fait face à une majorité de députés opposés à l'avortement. Malgré des débats houleux, parfois d'une grande violence, son discours finit par remporter l'adhésion. La loi sur l'Interruption volontaire de grossesse (IVG) poursuit ainsi l'entreprise d'émancipation sociale de la femme. Quelques années plus tôt, en 1967, Lucien Neuwirth avait fait voter une loi sur la maternité volontaire autorisant la contraception.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER3,90 €
