Jean Baptiste (sans trait d'union), peintre de batailles en chômage, rêve, derrière ses persiennes, de pêches et d'horions. Soudain, une flèche imprévue l'atteint au coeur : c'est une vision féminine et fugitive. Il se précipite mais, après ce coup de foudre, s'installe le silence des espaces infinis. L'objet de sa passion a disparu dans une petite automobile jaune canari. L'émuIe de Meissonier s'élance à sa poursuite, sur-le-champ et sur une vieille moto. Deux Simon l'accompagnent, l'un qui parle toujours et l'autre qui ne dit jamais rien. A chaque étape, ils interrogent les gens du pays, faisant de Sidonie un portrait toujours nouveau (car l'amour et la mémoire ne font pas bon ménage). Où peut les conduire un itinéraire ainsi dessiné ? Au désespoir ou au bout du monde, tout dépend de la philosophie que l'on pratique. Ce récit un tantinet agité se double d'un périple littéraire. Chaque chapitre a son décor, sa flore, sa faune, son climat. Les lecteurs s'amuseront (si ça les amuse) à retrouver Flaubert, Queneau, Jarry, Sterne, et jusqu'à l'auteur d'Adieu Sidonie qui n'hésite pas à se parodier lui-même sans façons.
Nombre de pages
264
Date de parution
15/10/1969
Poids
220g
Largeur
118mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782070268115
Titre
Adieu Sidonie
Auteur
Bens Jacques
Editeur
GALLIMARD
Largeur
118
Poids
220
Date de parution
19691015
Nombre de pages
264,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Jacques Bens (1931-2001) est écrivain et poète. Il travaille de 1960 à 1963 sous la direction de Raymond Queneau à l'Encyclopédie de la Pléiade. Membre cofondateur de l'OuLiPo, il publie notamment de la «prose romanesque» (Gaspard de Besse, Nouvelles désenchantées) et de la «prose rimée» (De l'Oulipo et de la Chandelle verte).
Résumé : "Certains jours (ou mieux : certains soirs), les jeunes hommes s'imaginent que la liberté se trouve à portée de leurs mains. La liberté, c'est-à-dire, très prosaïquement, la possibilité de réaliser un souhait, un désir ou un rêve. Mais la liberté n'est guère différente de tout ce dont les hommes disposent : elle vous apparaîtra absurde et dérisoire si vous ignorez (ou si vous avez oublié) la manière de s'en servir. Les sept jeunes gens dont il s'agit dans ce recueil ratent sept aventures par ignorance, plus souvent par lâcheté, voire par désinvolture (c'est la meilleure manière). Certains d'entre eux se promettent bien fort que la leçon ne sera pas perdue. Nous soupçonnons qu'ils se trompent : les bonnes intentions ne suffisent pas ici. Mais il vaut mieux, sans doute, faire semblant de les croire. Après tout, cela ne coûte rien - rien qu'une façon de sourire." Jacques Bens.
Le dimanche 2 avril 1961, à Bourges, devant la cathédrale bruissante et frémissante de passions sacrées, un jeune homme médiocre attend bêtement la fin du service religieux, pour des raisons profanes et presque inavouables. Il meuble cette attente, comme n'importe qui le ferait à sa place : il jette des regards curieux sur le célèbre monument qui se dresse devant lui ; il déroule des souvenirs de jeunesse ; il échange, avec un voisin, des considérations multiples et réfléchies sur la pluie et le beau temps, l'amour, la poésie, le café, la musique et, naturellement, la cathédrale Saint-Etienne précédemment citée ;[... ]il espère, il sourit, il baîlle, il désespère, il éclate de rire, il se mouille, il raisonne, il s'agite, il évalue, il déraisonne, il suppute, il rêve, il aimerait aimer. Cela se termine, comme toutes les messes du monde, par l'Ite missa est. Quant à notre héros, il ne meurt pas à la fin, ce qui n'est pas si mal, par les temps qui court, on en conviendra volontiers". Jacques Bens.
Résumé : "Comme tous les lycéens, j'ai découvert la plupart des grands auteurs français et étrangers dans ces volumes réduits que l'on appelait : des classiques. C'est ainsi que j'ai pris contact avec des ouvrages dont je parvins à dévorer, plus tard, le texte intégral, comme Pantagruel, les Confessions et Notre-Dame de Paris. Il y avait enfin des oeuvres intermédiaires, dont l'intérêt, non douteux, me semblait cependant parfaitement épuisé par leur publication fragmentaire. Il en fut ainsi du Lutrin, des Mémoires d'outre-tombe et du sinistre Jocelyn. Je me disais alors que MM. Despréaux, de Chateaubriand et de Lamartine avaient accompli bien d'inutiles efforts, accumulé bien des phrases redondantes, multiplié bien des paragraphes superflus. Je me le dis toujours. C'est pourquoi, du vaste poème en douze chants dont j'avais d'abord formé l'estimable projet, je n'ai composé que des fragments, ceux-là mêmes que MM. René Vaubourdolle et Maurice Rat eussent extraits de l'oeuvre étourdiment achevée. Je tiens à préciser, toutefois, que les chants I et XII ont été intégralement rédigés, afin de susciter quelques regrets pointus chez les plus sensibles de mes lecteurs. On a quand même son orgueil", Jacques Bens.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.