La Révolution française et la fin des colonies (1789-1794)
Benot Yves
LA DECOUVERTE
11,20 €
Epuisé
EAN :9782707142214
Dans cet essai, l'auteur montre l'importance de la question coloniale pour le cours même de la Révolution française et dans ses nombreuses répercussions idéologiques et juridiques. Il rappelle à quel point, de Diderot et Raynal à la Société des Amis des Noirs, la contestation de la colonisation esclavagiste a permis à de nombreux révolutionnaires d'argumenter leur condamnation du fait colonial. Il redonne à de nombreux acteurs trop souvent laissés dans l'ombre - Garran-Coulon, Polverel, Sonthonax, Milscent... - la place qu'ils méritent. Question peu étudiée car, Jaurès excepté, pour les principaux historiens de la Révolution - Michelet, Mathiez, Lefebvre, Soboul -, on dirait que les colonies, la traite, l'esclavage, tout cela ne serait qu'un à-côté négligeable en face des grands problèmes français et européens. De même, la mémoire collective hexagonale semble avoir depuis longtemps oublié ces événements, de manière à ne pas avoir à mettre au même degré de gloire les vainqueurs blancs de la Bastille et des Tuileries, et les vainqueurs noirs des planteurs de Saint-Domingue (mais aussi des Anglais) et, plus tard, des Français de Bonaparte. Une chronologie détaillée complète utilement cet essai. "Le livre d'Yves Benot figurera parmi les plus neufs, et aussi les plus actuels, parce qu'à travers l'Histoire, il nous parle d'aujourd'hui. Cet épisode"colonial"de la Révolution a été constamment méconnu dans notre mémoire collective, et l'a été aussi, paradoxalement, par les historiens." L'HUMANITÉ. "L'ouvrage d'Yves Benot permet de faire émerger un" impensé "de notre histoire, cette figure de l'Autre, intégrée jusqu'à l'ignorance." LE MONDE DIPLOMATIQUE
Nombre de pages
280
Date de parution
15/01/2004
Poids
280g
Largeur
127mm
Plus d'informations
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EAN
9782707142214
Titre
La Révolution française et la fin des colonies (1789-1794)
Auteur
Benot Yves
Editeur
LA DECOUVERTE
Largeur
127
Poids
280
Date de parution
20040115
Nombre de pages
280,00 €
Disponibilité
Epuisé
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En mai 2001, la France adoptait une loi reconnaissant la traite et l'esclavage des Noirs comme crime contre l'humanité. Et en septembre de la même année, dans la Déclaration de Durban, l'ensemble des pays de l'ONU reprenait cette condamnation. Dans les deux cas, les débats qui ont conduit à l'adoption de ces textes ont révélé une sorte de souffrance rétroactive, qui taraude encore...
L'itinéraire intellectuel et militant de l'historien Yves Benot (1920-2005) s'est ordonné autour de trois grands axes complémentaires et indissociables au sein de son ?uvre immense: les processus de décolonisation de l'Afrique francophone, où il a vécu de nombreuses années; les fondements intellectuels de l'anticolonialisme et de la lutte anti-esclavagiste au siècle des Lumières, dont il fut un précurseur avisé en mettant à jour, notamment, l'apport de Diderot dans la grande ?uvre de Raynal; les processus d'abolition de l'esclavage dans la Révolution française, puis ceux de son tragique rétablissement par Napoléon. Réunissant des articles publiés par Yves Benot sur une cinquantaine d'années, du début des années 1950 jusqu'à ses derniers jours, cet ouvrage rend compte de la continuité et de la richesse de cet engagement intellectuel. Se succèdent ainsi, selon un ordre thématique qui ne doit pas occulter l'unité de la démarche de l'auteur, l'Afrique des indépendances, Diderot, Raynal et les Lumières, la Révolution française et les luttes coloniales, les Indiens d'Amérique, c'ur d'un projet d'ouvrage que la mort a interrompu. Un livre d'histoire original et passionnant, qui est aussi un hommage à cet historien et cet écrivain infatigable, toujours présent sur le terrain de la recherche, tout comme il le fut sur celui des luttes d'aujourd'hui pour l'égalité et contre toutes les formes d'oppression, dans nos sociétés comme dans celles des pays issus des décolonisations du dernier demi-siècle.
Féminisme pour les 99%, c’est un ouvrage qui permet d’ouvrir les thèses du féminisme au plus grand nombre et qui invite à s’écarter de ce féminisme libéral ciblant uniquement les classes les plus favorisées de la société. Pour les autrices, un ennemi incarne aujourd’hui toutes les oppressions que subissent le plus grand nombre : le capitalisme. Et pour s’opposer à ce système capitaliste, elles proposent de créer un féminisme pour les 99% qui doit nécessairement s’allier aux luttes écologiques, antiracistes, syndicalistes, lgbtqia+ pour triompher. Un manifeste condensé mais très riche à partager !
L'énergie se prête bien à l'analyse géopolitique, conçue comme l'étude des relations entre pouvoirs et territoires. Rien n'est possible dans le monde sans recours à l'énergie, et les rivalités et conflits que son exploitation toujours croissante suscitent sont omniprésents à toutes les échelles de l'analyse géographique, de l'international au local. Cet ouvrage s'intéresse aux effets de la transition énergétique et écologique en cours sur la transformation de ces rapports de forces, mais également sur les reconfigurations des échanges internationaux et de la coopération interétatique. Les alternatives aux hydrocarbures s'élaborent depuis les années 1970, mais la révolution actuelle des pétroles et gaz de schiste bouleverse en profondeur la question des énergies sous un angle géoéconomique, géopolitique et environnemental. Ainsi, à l'ère de l'économie numérique et des territoires "virtuels", la matérialité des énergies nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire les pieds sur terre, au coeur d'un "grand jeu" sans cesse réinventé au sein duquel les Etats font leur retour après des décennies de déréglementation.
La politique étrangère française est depuis longtemps sous le feu des projecteurs, tour à tour présentée comme le vestige d'une gloire passée, la marque d'une présence maintenue dans un monde qui n'a plus de limites, ou le signe d'une arrogance blessée par une succession d'échecs. Le débat reste vif, rehaussé par la présidentialisation, chaque locataire de l'Elysée voulant faire de sa propre diplomatie le gage de son succès et de son prestige... Et pourtant, cette politique reste peu étudiée, regardée avec une série d'a priori jamais évalués : l'effectivité de la grandeur gaullienne et sa perception à l'extérieur, la fonction de l'arsenal nucléaire en un temps post-bipolaire énigmatique, la revendication de prés carrés ou de zones d'influence, un souverainisme rhétorique malmené par la mondialisation, un essor notable de la politique d'affichage et de communication... Existe-t-il d'ailleurs un principe qui organise l'ensemble de ces traits, et le logiciel qui lui est associé correspond-il au contexte international actuel ? Pour comprendre comment la France s'insère dans un monde dont elle est de plus en plus tributaire, les auteurs répondent à trois grandes questions, axes majeurs de l'ouvrage. Comment cette politique s'inscrit-elle dans l'histoire ? Ses instruments sont-ils adaptés, ou répondent-ils à d'autres considérations, économiques, politiques, administratives et idéologiques ? Peut-on en mesurer les résultats et la pertinence, eu égard aux grands enjeux contemporains ? Ces analyses éclairantes esquissent, en creux, la possibilité d'une autre politique.
Première cause de handicap acquis chez l'adulte, l'accident vasculaire cérébral, ou AVC, peut brutalement faire disparaître ou empêcher, de façon temporaire ou non, un grand nombre de capacités de la vie quotidienne, dans des domaines physiques ou intellectuels très divers : la marche, la déglutition, la planification, la lecture, la préhension, etc. Parce qu'il touche à des savoir-faire acquis, l'AVC peut apparaître comme une atteinte biologique du social qui en efface les effets en réinitialisant les expériences, les compétences et les dispositions, autrement dit comme un accident égalisateur qui annule les différences sociales entre individus. Pourtant, à âge égal et à gravité équivalente des lésions cérébrales, les séquelles ne seront pas les mêmes si le patient est un homme ou une femme, un ouvrier ou un cadre supérieur, si la récupération de ses capacités a une grande ou une moindre valeur aux yeux des acteurs de la rééducation, si l'AVC a laissé intact chez lui un rapport aisé ou difficile aux modalités scolaires d'apprentissage. Pour mettre en évidence et expliquer ces phénomènes, Muriel Darmon a mené une enquête approfondie dans un service de neurologie d'un hôpital universitaire et auprès des différents corps de spécialistes - kinésithérapeutes, ergothérapeutes, orthophonistes, neuropsychologues, etc. - de deux centres de rééducation. En suivant le parcours post-AVC des patients au sein de ces unités et des étonnants " plateaux techniques " conçus pour favoriser leurs réapprentissages, ce livre montre que, par-delà ce qui semble perdu, le social perdure chez les individus et résiste à l'atteinte biologique.