Corsaires dans la Manche : légende et réalité. Le Balcon d’Argent
Benoit Jean-Noël
L'HARMATTAN
14,00 €
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EAN :9782336598741
La Course corsaire qui s'est déployée dans nos mers depuis la fin du Moyen-âge jusqu'au début du XIXe siècle continue à faire rêver. Certes, pour l'historien, elle a revêtu en Manche, surtout sous le premier Empire, un caractère particulier. Le type de navire utilisé, surtout le lougre, gréé au tiers ; la situation géographique - l'entrée de la Manche, où convergent les routes maritimes ; l'enracinement dans la vie économique locale, la Course faisant contrepoids à la pêche empêchée : ce sont autant d'aspects distinctifs qu'il était nécessaire de mettre en lumière. Mais pour l'amateur de figures héroïques, la Course dans la Manche s'avère fertile en champions de toutes sortes, aux prouesses souvent spectaculaires. Parmi eux le Portugais Balidar, qui vint à Dieppe pour combattre l'ennemi anglais, créant autour de son nom une légende encore vivante aujourd'hui. L'auteur montre à travers eux qu'avant d'être bientôt interdite, l'activité corsaire évolua, à la fin de l'Empire, du duel chevaleresque au corps à corps sans merci. Malgré tout, la Petite Course aura contribué à façonner durablement l'esprit d'aventure.
Nombre de pages
122
Date de parution
26/03/2026
Poids
150g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336598741
Auteur
Benoit Jean-Noël
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Date de parution
20260326
Nombre de pages
122,00 €
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Printemps 1985 : Mikhaïl Gorbatchev devient secrétaire général du parti communiste d'URSS. Eté 1985 : grande campagne contre l'alcool de celui qu'on appellera alors le secrétaire minéral. Automne 1985 : début des réformes qui tentent de sauver structurellement le régime. Puis c'est la publication du Docteur Jivago, Tchernobyl, le retour de Sakharov, le réveil des nationalismes... Jean-Noël Benoit, lecteur à l'université, entre 1984 à 1987, a été d'abord à Krasnodar dans le Kouban, ensuite à Moscou même. Au cours de ces années, il a partagé avec les Russes un quotidien où le plus grand nombre vit dans la pénurie, tandis que les élites ont droit à des privilèges. Un monde de grisaille et d'ennui rythmé par la débrouillardise, les fêtes entre amis, les espoirs souvent déçus, le désenchantement. Dans cette période où l'on continue à exalter la grande guerre patriotique, où plane l'ombre de l'Afghanistan, le communisme tente en vain de ranimer la flamme collectiviste, mais la perestroïka semble ne rien changer à l'indifférence générale et à un individualisme sans perspective qui noie parfois son impuissance dans l'alcool. Ponctué par des relations amoureuses sans lendemain, des rencontres insolites avec des membres du KGB, des peintres, des artistes conceptuels, une famille d'ouvriers, des nostalgiques de l'ancienne Russie, par des périples dans des paysages immenses et dans des villes où l'or des coupoles contraste avec les palais abandonnés et les riches musées avec la boue des rues, le récit de l'auteur nous offre un éclairage de l'intérieur sur l'URSS en train de vivre ses dernières années.
L'auteur traite ici d'une figure maîtresse de la résistance antistalinienne et de l'art pianistique russe, figure encore aujourd'hui admirée de quelques fidèles dans son pays d'origine. Née en 1899 à Nével, Maria Youdina a grandi dans l'effervescence culturelle de Saint-Pétersbourg et a connu d'abord les plus grands succès, par ses interprétations originales de Bach, Beethoven, Schubert, Stravinski, Hindemith... Mystérieusement épargnée par Staline, elle a traversé les pires moments de la persécution soviétique, jusqu'à sa mort misérable en 1970. C'est donc à la fois l'histoire d'une époque et d'un engagement spirituel. Mêlée à tous les courants majeurs de la musique et de la philosophie du XXe siècle, Maria Youdina a compté, au nombre de ses admirateurs, des scientifiques et théologiens, comme Florenski, des philosophes comme Bakhtine, des musiciens comme Chostakovitch, Prokofiev, Stravinski, des écrivains comme Zabolotski, Pasternak et Soljénitsyne, etc., avec qui elle s'est liée d'amitié dans un contexte de pensée où l'art ne se séparait pas de la recherche de la vérité.
Inconnu en France, Sergueï S. Averintsev (1937-2004) est, pour le philosophe russo-américain Mikhaël Epstein, « cet éminent connaisseur de la culture russe, dont l’apport est considérable dans de nombreux domaines des sciences humaines : philologie, philosophie, théologie, études littéraires, histoire intellectuelle… ». Personnage de frêle apparence mais de grande séduction, vraie légende de la Russie des années 1970, il est ici présenté dans un contexte caractérisé, sur le plan politique, par la sortie du soviétisme et ses conséquences ; et sur le plan philosophique, par un retour aux sources hellénique et byzantine de la pensée russe. L’auteur fait appel aux témoignages des acteurs de la dissidence politicoculturelle qui, avec Averintsev, ont contribué aux changements de cette période : Lossev, Likhatchev, Mamardachvili, Galtsova, Gasparov, Sedakova. Il souligne combien Averintsev, renouant avec un vaste héritage qui va de l’hellénisme tardif à la poésie de l’Âge d’argent, pose des questions d’aujourd’hui : l’identité européenne et la transmission de l’héritage culturel ; la nécessité et les limites d’une politique conservatrice en réponse aux questions du temps ; l’évolution de la linguistique devenue une approche qui inscrit les sociétés dans une large perspective culturelle ; enfin le rôle de la pédagogie directe dans la transmission du savoir.
Sergueï Averintsev (1937-2004) a été, dans l'URSS finissante, une figure de légende et une référence morale. À travers la traduction d'une sélection de ses textes, Jean-Noël Benoit nous fait découvrir une forme de dissidence peu connue en Occident, qui n'a pas cherché l'affrontement mais a simplement tourné le dos à l'idéocratie régnante et suivi une logique de retour aux sources. Cette réflexion embrasse toute l'histoire européenne, jusqu'aux questions morales liées à la désoviétisation et aux formes récentes du totalitarisme.