ENTRE ACTE ET SENS LA THEORIE PHENOMENOLOGIQUE DE LA SIGNIFICATION
BENOIST
VRIN
26,00 €
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EAN :9782711615469
La théorie de la signification a joué un rôle central dans le développement de la phénoménologie. Jocelyn Benoist essaie d'en donner un exposé systématique, y décelant le paradoxe que représente l'influence décisive d'un auteur qui n'utilise pas le concept d'intentionalité (Bolzano), relu et réinterprété par Husserl au moyen de ce même concept. L'œuvre de Husserl se situe au croisement de Bolzano et de Brentano, d'une pensée du sens et d'une pensée de l'acte, de l'objectivisme logique et de la description psychologique et pragmatique : c'est le principe de lecture adopté ici. Cette enquête sur la théorie de la signification de Husserl conduit à revisiter tous les lieux classiques de la philosophie du langage et de la logique contemporaine, mis en vedette depuis par la philosophie analytique : théorie du sens, de la grammaire, de la vérité, de la proposition, du nom propre, de l'indexicalité, des performatifs, etc. On mesure ainsi le point auquel la pensée de Husserl était déjà installée de plain-pied dans ces problématiques, et ce qu'elles-mêmes ont, aujourd'hui, à gagner à un retour sur elle.
Date de parution
07/10/2002
Poids
330g
Largeur
215mm
Plus d'informations
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EAN
9782711615469
Titre
ENTRE ACTE ET SENS LA THEORIE PHENOMENOLOGIQUE DE LA SIGNIFICATION
ISBN
2711615464
Auteur
BENOIST
Editeur
VRIN
Largeur
215
Poids
330
Date de parution
20021007
Nombre de pages
0,00 €
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Ce livre est consacré à la question du synthétique a priori, telle qu'elle peut se poser en termes modernes, à la lumière d'une confrontation entre les origines de la philosophie analytique et celles de la phénoménologie. On a souvent l'impression que, après la critique virulente adressée par le Cercle de Vienne à Husserl, la question serait aujourd'hui définitivement réglée. Pourtant un certain nombre de tentatives se font jour, sur le terrain même de la philosophie analytique, non sans référence à la phénoménologie, de réhabiliter le concept de synthétique a priori. Le présent ouvrage s'attache à un aspect méconnu de la pensée de Bernard Bolzano, pour en faire le principe d'une lecture critique de Kant, Husserl, Schlick et Wittgenstein. A la lumière de ces rapprochements se noue un certain rapport entre phénoménologie, philosophie analytique et structuralisme et se dessine une autre conception de la phénoménologie, pour laquelle il n'y aurait de synthèse que conceptuelle.
Ce livre mène un examen critique de la notion d'intentionalité, tant dans son versant phénoménologique que dans son versant analytique. Partant d'une réflexion sur les actes de langage, il en transpose en partie, mais en partie seulement, le modèle aux actes mentaux, en réinscrivant ceux-ci, à l'image de ceux-là, dans le tissu de contextualité réelle qui est le leur. L'idée majeure du livre est qu'on ne peut séparer la pensée du monde, et placer celle-ci sous le régime exclusif de la visée, libre d'effectivité. Il faut rendre la visée à ses échecs et réussites possibles, et l'interroger dans le cheminement qui est le sien à même le monde. Ainsi l'auteur recherche les voies d'une nouvelle théorie de l'esprit, placée sous le signe d'une espèce de réalisme d'inspiration phénoménologique - où le réalisme est autant principe de critique de la phénoménologie que son accomplissement. Cette enquête sur les fondations d'un possible réalisme, à la fois linguistique, perceptuel et structural, prend primairement la forme d'une interrogation sur les limites du sens, entre philosophie du langage et philosophie de l'esprit. Biographie de l'auteur Jocelyn Benoist est Professeur de Philosophie contemporaine et de la connaissance d l'Université de Paris-I Panthéon-Sorbonne.
S'il n'est pas, ne peut plus être question ici, de définir l'essence de la réalité, il s'agit en revanche de clarifier la façon dont, en diverses occurrences, nous mettons en oeuvre ce concept. A quelles occasions, et comment, parlons-nous de " réalité "? Quel rôle cette idée joue-t-elle dans nos pensées et nos vies ? Ce rôle, à l'analyse, apparaîtra constitutif. Ce qu'on appelle " réalité " se découvrira ainsi un trait de notre esprit même : ce par rapport à quoi celui-ci, dans ses attitudes et ses contenus, a seulement un sens - c'est-à-dire peut, selon sa vocation propre, en déployer un.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.