Issue d'une famille de Bavière apparemment banale, Heidi grandit sans poupée Barbie ni dessin animé, dans un milieu où l'on prépare l'avènement d'un 4e Reich. On y expédie les enfants dans des camps paramilitaires clandestins, leur inocule la terreur de la guerre imminente et les immunise contre la "société contemporaine décadente". Fragilisée par un père destructeur mais charismatique dont le fanatisme l'influencera longtemps, Heidi va d'échecs scolaires en échecs professionnels. Elle n'est quelqu'un que sur la scène néonazie, où elle se radicalise à grand renfort de bières et de baston avec les "antifas". Elle se rapproche du NPD, fait campagne pour lui, et se lie avec le chanteur néonazi Flex (alias Felix Benneckenstein). La perspective de fonder une famille, la violence des luttes internes, l'incarcération de Felix, et enfin la découverte des crimes xénophobes de la cellule underground de Zwickau (NSU) en 2011 les détermineront tous deux à rompre avec le milieu. Placés sous protection policière, ils s'engageront activement dans l'association de déradicalisation Exit.
Kiev, printemps 1919. Vingt-huit soldats de l'Armée rouge ont mystérieusement disparu aux bains municipaux. N'ont été retrouvés que leurs vêtements laissés au vestiaire. Ont-ils déserté ? Ont-ils été assassinés ? Et par qui ? Des brigands, des agents de la contre-révolution ? Samson mène l'enquête. Il arpente les rues de Kiev, met à profit les rudiments de formation qu'il a reçus, et progresse dans l'art d'interroger témoins et suspects. Méthodiquement, il remonte la trace des disparus, utilisant les pouvoirs de son oreille coupée. Au fil de ses investigations, il explore les fausses pistes et met à jour d'autres affaires d'importance, dont celles d'une curieuse contrebande de caviar et d'un non moins inquiétant trafic de cocaïne auquel semble étroitement mêlé l'escroc belge Jacobson - rencontré dans L'Oreille de Kiev - qu'entre-temps la Tchéka a recruté comme agent. Mais c'est grâce au talent d'un poète des rues et à l'obstination d'un cheval orphelin qu'il réussira enfin à résoudre l'affaire et à arrêter les coupables. Le roman s'achève sur un coup de théâtre qui laisse entrevoir toute la noirceur mais aussi la complexité du tchékiste Abiazov...
Confondre comestible et vénéneux... Etrange tout de même, qu'elle ait pu cuisiner cette omelette mortelle : c'est qu'elle s'y connaissait en champignons, Violette, après une vie passée dans ces campagnes. Assassinée alors, la vieille dame ? Les regards des enquêteurs se tournent vers Bertille Granier, son aide à domicile. Très vite, pour la presse, l'affaire est entendue : cette Bertille, qui clame trop mollement son innocence, est le visage du mal. Mais c'est à la justice de se prononcer : le défilé des témoins et des experts commence, dans un procès qui passionne les foules. Le tribunal parviendra-t-il à la vérité? Dans ce roman à l'humour implacable, entre chronique judiciaire et conte cruel, Karine Sulpice décortique les de la méchanceté et de la frustration.
Alors qu’en 1976 le volcan « la Soufrière » fait trembler la Guadeloupe, les habitants de Basse-Terre sont contraints de quitter leur maison pour rejoindre famille ou amis qui pourront les héberger sur une autre partie de l’île. Ces mouvements sont l’occasion de retrouver de vieilles connaissances, et pour l’autrice de dresser un portrait coloré des habitants de cette partie des Caraïbes.