Le génie de Baudelaire, qui trouve sa nourriture dans la mélancolie, est un génie allégorique. Pour la première fois chez Baudelaire, Paris devient objet de poésie lyrique. Cette poësie locale est à l'encontre de toute poësie de terroir. Le regard que le génie allégorique plonge dans la ville trahit bien plutôt le sentiment d'une profonde aliénation. C'est là le regard d'un ?âneur, dont le genre de vie dissimule derrière un mirage bienfaisant la détresse des habitants futurs de nos métropoles. Cet "exposé", fut rédigé en français par Benjamin en 1939. Il annonce ce qu'aurait dû être Le livre des passages, resté à l'état fragmentaire, qui se voulait "une histoire sociale de Paris au XIXe siècle" et tente de "montrer comment les formes de vie nouvelle et les nouvelles créations à base économique et technique entrent dans l'univers d'une fantasmagorie. A des fantasmagories du marché, où les hommes n'apparaissent que sous des aspects typiques, correspondent celles de l'intérieur, qui se trouvent constituées par le penchant impérieux de l'homme à laisser dans les pièces qu'il habite l'empreinte de son existence individuelle privée. Quant à la fantasmagorie de la civilisation elle-même, elle a trouvé son champion dans Haussmann, et son expression manifeste dans ses transformations de Paris".
Nombre de pages
64
Date de parution
05/05/2015
Poids
66g
Largeur
103mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782844859952
Titre
Paris, capitale du XIXe siècle
Auteur
Benjamin Walter
Editeur
ALLIA
Largeur
103
Poids
66
Date de parution
20150505
Nombre de pages
64,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Benjamin Walter ; Boucheron Patrick ; Mannoni Oliv
Au printemps 1940, quelques mois avant de se suicider, Walter Benjamin rédige une suite d'aphorismes denses et étincelants, bouleversants blocs de prose poétique au centre desquels rayonne« Angelus Novus», le tableau de Klee, que le philosophe associe à l'Ange de l'Histoire. Réunis sous le titre « Sur le concept d'histoire », ces aphorismes sont le texte le plus commenté de Benjamin. Leur répondent ici deux autres essais : « Eduard Fuchs, le collectionneur et l'historien » (1937), et « Paris, la capitale du XIXe siècle » (1935), traversés par une même question : peut-on sauver le passé?4e de couverture : Au printemps 1940, quelques mois avant de se suicider, Walter Benjamin rédige une suite d'aphorismes denses et étincelants, bouleversants blocs de prose poétique au centre desquels rayonne« Angelus Novus», le tableau de Klee, que le philosophe associe à l'Ange de l'Histoire. Réunis sous le titre « Sur le concept d'histoire », ces aphorismes sont le texte le plus commenté de Benjamin. Leur répondent ici deux autres essais : « Eduard Fuchs, le collectionneur et l'historien » (1937), et « Paris, la capitale du XIXe siècle » (1935), traversés par une même question : peut-on sauver le passé?
Penser, c'est ressentir. Et c'est à une expérience intime, intuitive, des sens et des formes, de l'espace et du monde que nous invite Walter Benjamin dans cet essai de 1939 qui reste son texte le plus populaire. Le philosophe y montre comment l'invention de la photographie et surtout celle du cinéma, en rendant possible la reproduction massive des oeuvres d'art, ont précipité le "déclin de l'aura", formule désormais célèbre pour un concept devenu central dans l'histoire de l'art et la philosophie esthétique, l'aura d'une oeuvre étant l'effet de sa présence unique, liée à un lieu précis et inscrite dans l'histoire. A travers cette crise esthétique, c'est de notre société qu'il nous parle, une société où chacun a le droit d'être un héros et de peser sur la vie de la cité, mais une société qui doit aussi réinventer l'espace intime, le rapport au passé et au futur et même l'authenticité.
Enfance" donne à lire une sélection d'écrits qui témoignent de l'ancrage en profondeur dans l'âge des commencements et des recommencements du philosophe Walter Benjamin.
Résumé : Faire ou ne rien faire ? Nos actions doivent-elles toujours avoir une utilité ? Quelle est la charge politique de l'oisiveté ? Ne serait-elle pas un moyen de résister à l'accélération généralisée du monde et à la pression envahissante des cadences de travail ? Dans ces pages tirées de Paris, capitale du XIXe siècle - et publiées ici dans une traduction inédite d'Olivier Mannoni -, on croisera la figure du dandy et celle du flâneur, ainsi que les réflexions de Walter Benjamin sur notre rapport au travail et au loisir, mais aussi à la paresse, à l'expérience, aux sensations, et à l'ennui.
Race prolifique", les imbéciles, du fait même de leur nombre, assurent la survie de l'espèce. Ils sont aussi source de divertissement et autorisent la plus grande paresse. Leur domination, vu la masse qu'ils représentent, permet l'oisiveté. Car si tous les hommes étaient intelligents, que d'efforts il faudrait déployer. Qui plus est, sans imbécile, pas de génie. En effet, l'imbécile accepte volontiers des tâches, voire des responsabilités, dont l'homme intelligent ne voudrait pour rien au monde. Raison pour laquelle les puissants en sont souvent doté, d'imbécillité. L'imbécile a ceci de dangereux qu'il se mêle de tout et volontiers d'art et de littérature, quand ce n'est pas de politique. C'est que les imbéciles sont partout et prolifèrent. Mais ce peut aussi être un avantage.
Des plaines, des villes, des nuits, des îles... Demande à la brûlure est une errance peuplée de visions, de routes et de fantômes. Comme un carnet de voyage dans un monde flottant, les poèmes deviennent parfois des aphorismes, des fragments. "Le corps, amené à mourir / Un piège pour le désir" : comment lui échapper ? Comment se protéger de cette absence dont le souffle irradie la mémoire ? En se détachant du présent, au risque de se perdre en soi-même. En contemplant à travers de fragiles souvenirs le mouvement incessant du monde, les paysages dessinés par la mer et la fumée, un "soleil s'écroulant dans ma bouche". Et en rêvant le jour pour traverser les nuits, quand la puissance des images invoque et conjure des ombres voluptueuses. "L'obscurité s'accouple au vent / Pour me tenir ici".