Critiques et recensions. Oeuvres et inédits Tomes 13.1 et 13.2, 2 volumes
Benjamin Walter ; Dautrey Marianne ; Ivernel Phili
KLINCKSIECK
199,00 €
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EAN :9782252041734
Bénéficiez d'un prix de lancement à 90 ? valable jusqu'au 30 janvier 2019 (puis 150 ? ). Tome 13 vendu en deux volumes. Dès le début de la réception de son oeuvre dans les années 1970, Walter Benjamin a été considéré comme un critique littéraire incontournable, une grande partie de ses nombreuses recensions faisant aujourd'hui figures de classiques. D'importantes notes manuscrites ou des comptes rendus de réunions avec Bertolt Brecht, Anna Seghers, Max Kommerell, Alfred Polgar ou Dolf Sternberger, représentant plus de deux cents feuillets, ont été découverts récemment. Publiés pour la première fois dans cette nouvelle édition, ils sont donnés à l'état brut, sans intervention éditoriale, avec les variantes. Les commentaires du volume 2 précisent le cadre de travail de Walter Benjamin pour chaque période et permettent ainsi au lecteur de pénétrer dans l'atelier du critique tout en reconstituant avec précision son processus de travail. Il s'agit donc là d'un recueil de premier ordre pour qui s'intéresse à l'histoire littéraire européenne, à la théorie littéraire ou à la théorie et à la pratique de la critique littéraire. La pratique de la critique a toujours été au centre de la pensée benjaminienne car elle fait parfaitement écho à ses véritables intérêts théoriques : cet atelier de critique est en rapport étroit avec les études ou essais. Cette édition montre également que le stéréotype de la mélancolie impuissante dont on affuble volontiers Benjamin doit être révisé en partie : elle montre qu'il était un essayiste capable de très fines mises au point et de pugnacité.
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Nombre de pages
2918
Date de parution
09/11/2018
Poids
2 755g
Largeur
140mm
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EAN
9782252041734
Titre
Critiques et recensions. Oeuvres et inédits Tomes 13.1 et 13.2, 2 volumes
Auteur
Benjamin Walter ; Dautrey Marianne ; Ivernel Phili
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
140
Poids
2755
Date de parution
20181109
Nombre de pages
2 918,00 €
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Enfance" donne à lire une sélection d'écrits qui témoignent de l'ancrage en profondeur dans l'âge des commencements et des recommencements du philosophe Walter Benjamin.
Résumé : Faire ou ne rien faire ? Nos actions doivent-elles toujours avoir une utilité ? Quelle est la charge politique de l'oisiveté ? Ne serait-elle pas un moyen de résister à l'accélération généralisée du monde et à la pression envahissante des cadences de travail ? Dans ces pages tirées de Paris, capitale du XIXe siècle - et publiées ici dans une traduction inédite d'Olivier Mannoni -, on croisera la figure du dandy et celle du flâneur, ainsi que les réflexions de Walter Benjamin sur notre rapport au travail et au loisir, mais aussi à la paresse, à l'expérience, aux sensations, et à l'ennui.
Origine du drame baroque allemand : sous ce titre d'allure érudite, se cache, on le sait, le plus important des ouvrages que Walter Benjamin put mener à terme. Il le publia en 1928, après l'avoir porté plus de dix ans, et après que l'université de Francfort eut refusé de l'accepter comme thèse d'habilitation. Ce n'est pas un livre d'histoire littéraire. C'est un livre qui subvertit la "science littéraire" - après le romantisme et après Nietzsche, mais au nom d'une "autre philosophie à venir" - pour ouvrir à une pensée inédite de la provenance et de la destination de l'art dans le monde moderne.
J'ai mis un point final il y a quelques jours au brouillon de ma thèse. La voici devenue ce qu'elle devait être : une ouverture sur la véritable nature du romantisme méconnue plus que partout ailleurs dans la littérature. . ". Ainsi Walter Benjamin évoquait-il en avril 1919 Le Concept de critique esthétique dans le romantisme allemand. Premier livre important de Benjamin, il contient son art poétique de même que la conception du langage qu'il entendait pratiquer et auquel il devait rester fidèle. De facture universitaire, il ne s'agit pourtant pas d'un simple ouvrage de circonstance : il traite fondamentalement, à travers la notion de critique esthétique, de la structure objective de l'art en tant qu'idée et de ses oeuvres parmi lesquelles, pour les romantiques, la poésie tient une position centrale.
Soin des enfants et des personnes âgées, nettoyage, travail pénible, boulot sale et sale boulot, ces activités ont en commun d'être à la fois nécessaires et invisibles, essentielles et pourtant dévalorisées, difficiles et donc déléguées à d'autres. Elles sont souvent oubliées par les philosophies du travail comme elles le sont dans la réalité sociale. C'est paradoxalement chez Hannah Arendt, pourtant accusée d'avoir une conception réductrice du travail, que l'on trouve une catégorie permettant de les appréhender dans leur unité : celle de labeur. Modifiant la traduction usuelle de sa distinction entre travail (labor) et oeuvre (work), qui renforce l'impression d'une dépréciation du travail par rapport à l'oeuvre, nous proposons de la rendre plus littéralement par le couple du labeur (labor) et du travail (work). Apparaît dès lors chez Arendt une véritable philosophie de l'activité posant le labeur comme condition du travail, lui-même condition de l'action. A l'aide de cette catégorie, elle pointe un ensemble d'activités vouées à la reproduction de la vie qui n'ont pas "droit de cité" , mais aussi le redoublement de cet effacement avec l'avènement du social dans la modernité. Malgré l'emprise théorique qu'exerce la logique du labeur, on ne cesse de refuser de le voir, d'en dénier la nécessité comme la dureté, en le confondant avec le travail. Une convergence aussi frappante qu'inattendue peut être mise en évidence entre cette catégorie de labeur et toute une constellation de concepts issus des théories féministes : le travail domestique, reproductif, travail de care ou encore de subsistance. Ces théories ne se sont pas réclamées d'Arendt, qui elle-même ne s'est jamais revendiquée du féminisme. Mais on peut mobiliser ces concepts pour préciser le sens de la catégorie de labeur, répondre aux problèmes qu'elle soulève quant à sa teneur critique, et en esquisser un usage possible dans le cadre d'une philosophie sociale du travail renouvelée.
Acquis par la National Gallery de Londres en 1842, le Portrait des Arnolfini de Jan van Eyck reste depuis cette date une énigme pour les historiens de l'art. Le sujet du tableau a en effet suscité de nombreuses hypothèses : s'agit-il d'une scène de mariage, de fiançailles, ou de la simple représentation d'un couple de riches bourgeois ? L'homme est-il bien Giovanni Arnolfini, un marchand de Lucques très connu dans les Flandres au XVe siècle, comme semblent l'indiquer certaines archives ? Ou quelque autre membre de sa famille ? L'oeuvre ne serait-elle pas plutôt un portrait de l'artiste, qui se serait représenté avec son épouse Marguerite ? Et si la jeune femme n'était pas enceinte, en dépit de ce que suggère son ventre proéminent ? Quant à la signature en latin du peintre, bien en vue au centre du tableau, quel sens donner à sa formulation, restée unique dans l'histoire de la peinture ? Anne-Marie Lecoq fait dans cet ouvrage inédit une passionnante recension des interprétations qui se sont succédé au cours des décennies, suscitées par tous les détails du tableau et leur symbolique supposée, pour livrer enfin - au risque de surprendre - sa propre hypothèse sur les intentions de Jan van Eyck.
Vinclair Pierre ; Min Byung-Hun ; Domissy-Lee Jeon
Ce livre est né d'un paradoxe fécond : comment écrire sur les oiseaux sans rien savoir d'eux, ou presque ? Du jour au lendemain, Pierre Vinclair se met à enquêter au fil de poèmes-minute sur ce que les oiseaux nous font, sur la manière dont ils déplacent nos idées en nuées, frôlent nos matins, habitent un monde où leur présence s'efface. Guidé par une curiosité impressionniste, Pierre Vinclair ne s'approche jamais trop près, s'émerveille que l'on entende d'abord leur chant avant de les voir ou de vouloir les nommer. Les photographies de l'artiste coréen Byung-Hun Min, dans la contemplation desquelles s'est élaboré cet essai qui est d'abord une rêverie, viennent scander le texte comme des pointillés noir et blanc.
Fenimore Cooper Susan ; Audubon Jean-Jacques ; Wil
Précédant Thoreau de quelques années, Chroniques de la vie rurale s'impose comme l'un des jalons fondateurs du naturalisme littéraire américain. Dans ce journal publié en 1851, jusqu'alors inédit en français, Susan Fenimore Cooper raconte la vie d'un village de l'Etat de New York au fil des saisons. Entre carnet de terrain et journal intime, sa prose lumineuse, jamais naïve, dit la beauté du détail et la fragilité des équilibres naturels. Fille du romancier James Fenimore Cooper, dont elle accompagna l'oeuvre et assura la postérité, Susan écrit avec la discrétion d'une sentinelle ou d'une veilleuse. Elle tisse une langue limpide et habitée, attentive à chaque nuance du paysage, à chaque oiseau, à chaque usage d'un monde rural aujourd'hui disparu. A la rigueur scientifique de ses observations répond une sensibilité poétique, qui fait de ce texte un manifeste d'écoute et de lenteur, à rebours de l'accélération contemporaine. Cette première traduction française, réalisée par Faustine Galicia, est illustrée de planches issues des Oiseaux d'Amérique de Jean-Jacques Audubon et préfacée par l'écrivaine Audrée Wilhelmy, qui, nichée dans la forêt québécoise, l'évoque en soeur : "Chroniques de la vie rurale est une leçon d'écoute : une conversation muette entre le monde extérieur et le monde intérieur. C'est dans cette correspondance subtile entre les saisons du paysage et celles de l'esprit que se forge, je crois, l'acte d'écrire".