Après Ulysse. Vers une poétique de l'hospitalité en Méditerranée
Benhaïm André
HERMANN
25,10 €
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EAN :9791037008275
Après Ulysse, qu' "après" marque un temps ou un mouvement, on s'interroge. Que reste-t-il de l'étranger ? Après Ulysse, comment aujourd'hui comprendre l'étranger qui jamais - qu'on le veuille ou non - ne cessera de venir à nous ? La question, celle de l'hospitalité, est ici posée dans des imaginaires qui tournent autour de la Méditerranée, la traversent en tous sens, sur les traces parfois immatérielles de l'Odyssée qui en eux murmure, veille, affleure. C'est aussi une invitation à penser l'hospitalité sous ses allures politiques, où l'éthique en vient toujours à composer avec l'esthétique. On le verra dans des histoires d'écrivains et chez d'autres encore, moins poètes en apparence mais qui, linguiste comme Emile Benveniste ou philosophe comme Jacques Derrida, composent aussi avec la langue pour invoquer l'invité de jadis qui deviendra l'étranger ; et ce qu'aujourd'hui, pour demain, nous avons à lui offrir. Ce qu'aujourd'hui, pour demain, aussi, il fera de nous. Enfin, se dire "après Ulysse" , c'est aussi se dire après un nom, rappeler que le nom de l'étranger, le nom qui toujours en dit trop et jamais assez, est à la fois l'écueil et la clef de l'accueil. Voilà ce que nous révèlent Albert Cohen, Albert Camus, Assia Djebar, mais aussi Edmond Jabès, pour penser l'hospitalité de la mer au désert, du livre à la lecture, entre parole et silence.
Nombre de pages
394
Date de parution
08/06/2021
Poids
443g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9791037008275
Titre
Après Ulysse. Vers une poétique de l'hospitalité en Méditerranée
Auteur
Benhaïm André
Editeur
HERMANN
Largeur
140
Poids
443
Date de parution
20210608
Nombre de pages
394,00 €
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Toute une grappe de visages juxtaposés dans des plans différents et qu'on ne voit pas à la fois "... C'est ainsi que Marcel Proust conçoit ce qu'il appelle " le visage humain ". Définition bien étrange. On dirait presque de l'hébreu. On croirait presque entendre " panim ", qui désigne " le visage ", mais qui signifie, littéralement, " faces " - toujours au pluriel. C'est ce pluriel oublié du visage que Proust semble réveiller, avec cet étonnement qui " vient surtout de ce que l'être nous présente aussi une même face "... Enigmes de panim. Mystères d'A la recherche du temps perdu. Combien de visages par personnage ? Quant à ceux de l'auteur... Figures et gueules, esquisses et masques, voiles et rides, larmes et petites marques habitent le livre. Visions tour à tour effrayantes et merveilleuses : le visage fait résonner l'?uvre de Proust dans toute son étrangeté.
Invoquant " la révolte au jour le jour ", Albert Camus cherchait dans la vie le bonheur dont il avait fait la quête ultime de l'homme. Le présent volume explore dans l'oeuvre et l'imaginaire de Camus l'importance du quotidien, l'aura du banal, l'étendue du journalier. On y rappelle que, par l'intermédiaire du petit fait vrai ou du pilotis cher à Stendhal, du fait divers ou de l'objet anodin, le quotidien inspire à l'écrivain sa réponse à la brutalité de l'histoire et à l'absurdité du monde. Ce travail collectif se propose ainsi de porter un regard nouveau sur une oeuvre à célébrer au quotidien.
La zoopoétique est une approche littéraire des textes fondée sur un dialogue renouvelé avec les sciences humaines et les sciences du vivant. Elle met en valeur la pluralité des moyens stylistiques, linguistiques et narratifs qui permettent aux écrivains de restituer la diversité des affects et des mondes animaux, et la richesse des interactions entre bêtes et hommes. Ce numéro, dédié à la littérature de langue française des XXe-XXIe siècles, s'adresse aux lecteurs intéressés par la question animale et aux chercheurs se consacrant aux humanités environnementales et à l'éthique.
Vous aimez jouer ? Alors lisez ce livre. Vous rêvez d'une critique littéraire dont vous seriez le héros ? Alors lisez ce livre. Vous voulez savoir quel est le rapport entre Marcel Proust et Gaston Lagaffe, si Guy de Maupassant tire plus vite que Lucky Luke, comment le Petit prince s'est retrouvé sur la Planète des singes ? Alors lisez ce livre. Ce livre qui n'en est pas vraiment un. Composé de machines, machins et prototypes, il est fait de différentes pièces entre lesquelles il y a du jeu. Beaucoup de jeu, même. Le jeu nécessaire pour que tournent des lectures qui inventent de nouvelles raisons de lire Albert Camus, Valery Larbaud, Boris Vian ou Pierre Michon, ou de repenser au cinéma, à la peinture, à la musique, et bien d'autres choses encore que nous vous invitons à découvrir. Vous vous demandez comment ça marche ? Ouvrez ce livre, le mode d'emploi est à l'intérieur. A vous de jouer.
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Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l’histoire et la population haïtiennes, on a rarement l’occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu’une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants.Tout le monde s’en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l’attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines.Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d’une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l’auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l’humanité entière.Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.