Au printemps 2000, Serge Garde dans L'Humanité, puis Laurence Beneux dans Le Figaro, révèlent l'existence du CD-Rom de Zandvoort contenant 8 500 documents pédosexuels, et d'un fichier établi par la police hollandaise à partir du CD-Rom, avec 472 photos de mineurs. Qui sont ces enfants en danger ? Des journalistes, des parents, des associations et des professionnels de l'enfance, faute d'obtenir des enquêtes adaptées, vont rechercher et identifier une vingtaine des enfants du fichier. Du côté des institutions, police et justice, c'est la gêne, le dénigrement et parfois la désinformation pour masquer une dépénalisation de fait de la pédosexualité dans de nombreux dossiers. Avec, ponctuellement, des actions très médiatisées pour répondre aux exigences d'une opinion publique qui refuse désormais le silence. Dans une Europe traumatisée par l'affaire Dutroux, le CD-Rom devient en France un formidable révélateur de problèmes : pourquoi le déni actuel, comment lutter contre les réseaux à l'époque d'Internet ? Un deuxième CD-Rom contenant des scènes de viols et de tortures d'une violence inouïe est transmis par Laurence Beneux et deux journalistes de Canal + à la justice. Une information aurait été ouverte début 2001 sans que personne n'en soit informé. Dans leur conclusion, les auteurs annoncent qu'il existe plus de... 20 CD-Rom issus de l'enquête de Zandvoort ! Qu'en faire, alors que la justice semble tétanisée ? Une enquête implacable. Laurence Beneux et Serge Garde, journalistes, ont, après leurs révélations, poursuivi leurs investigations.
Nombre de pages
245
Date de parution
10/10/2001
Poids
400g
Largeur
156mm
Plus d'informations
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EAN
9782862749167
Titre
Le livre de la honte. Les réseaux pédophiles
Auteur
Beneux Laurence ; Garde Serge
Editeur
CHERCHE MIDI
Largeur
156
Poids
400
Date de parution
20011010
Nombre de pages
245,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La BI : la " chair à canon " et le " couteau suisse " de la police parisienne René, Tristan, Jonas sont des professionnels du tir, de l'escalade et du combat. Spécialistes des missions extrêmes, ils sillonnent les toits de Paris comme ses catacombes quand ils ne s'entraînent pas le long d'une corde suspendue à une grue... Ces hommes de l'ombre appartiennent à la BI, la Brigade d'intervention. Peu nombreux, ils s'illustrent par leur ingéniosité, leur polyvalence et leur dévotion, au point de ne pas hésiter à mettre leur vie en danger, comme lors des attentats de 2015. Laurence Beneux les a rencontrés, observés, écoutés. Elle livre ici, sans les enjoliver, des témoignages qui racontent cette brigade, aussi méconnue qu'exigeante, " couteau suisse, capable de tout ", et ses héros qui s'ignorent. Et, à travers leurs récits, l'auteure brosse, en filigrane, un tableau édifiant de la police d'aujourd'hui - manque de moyens et de reconnaissance, controverses...
Il y a vingt ans, Laurence Beneux était une jeune journaliste de 30 ans. Elle était convaincue que la protection des personnes, et notamment des plus faibles, était une priorité du monde contemporain, tout au moins dans les pays démocratiques comme la France, et que la justice avait les moyens de faire son travail. Et puis, il y a vingt ans, sa soeur lui fait suivre une pétition ayant trait à une sombre histoire d'inceste en province, où une mère essayait en vain de protéger son enfant. La pétition dénonce des dysfonctionnements judiciaires qui lui semblent invraisemblables ; intriguée, elle se rapproche alors du comité de soutien. Ce qu'elle découvre alors, en termes de dérives judiciaires, la laisse sans voix. Elle décide alors de consacrer son temps à ce qui représente aujourd'hui le combat de sa vie : informer le grand public, sans relâche, coûte que coûte, des situations gravissimes que les centres de pouvoir et professionnels tiennent pour cachés. Pourquoi ? Nulle trace d'une enfance malheureuse ou de sévices sexuels, simplement l'amour des enfants, et une allégeance totale à la justice et la vérité. Elle livre ici le récit de vingt ans de sacerdoce ; vingt ans où elle a presque tout vu, tout lu et tout entendu ; vingt ans d'indignation, de rage, de tristesse, ponctuées de rencontres formidables et de quelques belles victoires ; vingt ans où parcours professionnel et convictions personnelles ont fini par se rejoindre pour faire d'elle le fer de lance de la protection des enfants en France.
Chaque année, 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles. Au domicile familial ou sur le darknet, les pédocriminels profitent du déni collectif et des défaillances dans la protection de l'enfance. La réalité de la lutte contre la pédocriminalité est loin d'être à la hauteur des grands discours. Si le scandale des poupées Shein est encore dans les mémoires, la pédocriminalité reste la face sombre d'une société qui peine à protéger ses enfants et à sanctionner les prédateurs. Sur le darknet ou dans l'intimité du foyer, elle touche tous les milieux sociaux. Laurence Beneux dresse ici un bilan sévère des actions menées depuis vingt-cinq ans pour combattre la pédocriminalité. Elle relève, certes, des avancées significatives : libération de la parole, commission Ciivise, prolongation du délai de prescription... Mais de nombreuses plaintes ne sont toujours pas prises au sérieux par la justice, des enfants sont confiés à leur père alors qu'ils l'accusent d'inceste, et les moyens donnés aux institutions chargées de traquer les pédocriminels et de lutter contre le développement de la pédopornographie sont indigents au regard de l'ampleur du phénomène. S'appuyant sur des témoignages et une enquête rigoureuse, l'auteure analyse ces défaillances, interroge les pratiques et appelle à une véritable mobilisation. Un livre nécessaire, poignant et exigeant, qui montre que la protection des enfants continue d'être un défi majeur.
Un portrait vivant et enlevé de Pierre Desproges, homme empli de contradictions et si attachant, dont l'humour politiquement incorrect manque cruellement à notre époque. En 1976, Pierre Desproges (1939-1988) décide de claquer la porte du légendaire Petit Rapporteur pour se laisser aller à des circonlocutions langagières capables de percuter le sens commun. Et c'est ainsi que surgit, il y a exactement un demi-siècle, la figure de proue du politiquement incorrect . La satire de haut vol, le stand up et la grande littérature révèlent alors chez ce " fils " de Pierre Dac, d'Alexandre Vialatte et de Michel Audiard une incarnation aboutie de l'humour noir jubilatoire. Desproges, c'est notre mauvaise conscience qui s'encanaille. Étonnant, non ... Ce même artiste, devenu plus tard procureur au Tribunal des flagrants délires , invente une rhétorique radiophonique ravageuse en nous gratifiant de mots taillés comme des diamants pour écorcher les bienpensants. Avec, en prime, le sentiment aigu de posséder une bouille d'enfant pour s'attirer toutes les indulgences. D'une plume vive et sensible, Jean-Michel Djian nous croque ici, plus qu'un saltimbanque torturé, la figure libre et emblématique d'une génération pour qui la montée en puissance de la bêtise humaine et de l' absurdité du monde justifiait tous les excès de langage.
Si le chanteur est prolifique, l?homme est plutôt discret et taiseux par nature. Francis Cabrel est tout sauf un exhibitionniste. Excepté sur une scène, il n?aime guère être en pleine lumière. Cabrel par Cabrel constitue un document rare: l?auteur-compositeur-interprète de Je l?aime à mourir, de Saïd et Mohamed, de La Dame de Haute-Savoie et de dizaines d?autres succès, s?y livre sans se dissimuler. Il parle de tout, à c?ur ouvert: de son enfance, de sa vie de famille, des sports qu?il prise, des artistes qui l?ont influencé, de ses goûts musicaux et littéraires, de la façon dont il écrit et compose, de son rapport à la politique et à l?argent, de ses enthousiasmes, de ses colères? Et même de sa vie « après la chanson »! Sous les confidences perce toute l?humanité de Francis Cabrel: sa sincérité et son humour. Et sous la simplicité du ton se révèle toute la richesse d?un artiste métissé et universel: « Je suis, dit-il, un immigré italien vivant en Occitanie, chantant en français des chansons américaines. »
Alain Chamfort, pour la première fois, se retourne sur son passé, ses aventures -musicales etamoureuses, ses rencontres (Claude François, Serge Gainsbourg, Véronique Sanson, Jane Birkin?),et fait le bilan d'un parcours, pointe ses blessures secrètes, ses regrets. En quelque sorte, il se met à nu dans une anti-biographie élégante où il sonde d'abord ses passions.
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