Le mouvement de la collapsologie, très pluriel, est en plein essor depuis peu. Ce sont des personnes qui pensent, et tentent de s'adapter le plus collectivement possible aux tempêtes à venir, et à un possible choc systémique global capable de déstabiliser notre société. Cet ouvrage de Jem Bendell s'inscrit dans ce mouvement et défend l'idée que l'humanité doit se préparer à une perturbation fondamentale de ses paradigmes de civilisation actuels, due au changement climatique, avec le risque d'un effondrement de la société. Contrairement à l'adaptation au changement climatique, qui vise à adapter progressivement les sociétés aux effets du changement climatique, l'adaptation radicale est fondée sur l'acceptation de la transformation abrupte de l'environnement comme facteur de prise de décision. L'auteur développe pour se faire sa règle des quatre "R" : Résilience, Renoncement, Restauration, Réconciliation. Les publications de Jem Bendell sont très suivies sur internet et nourrissent de nombreux "collapsonautes" . Il est notamment une source d'inspiration importante du mouvement Extinction Rebellion. Un ouvrage préfacé par Pablo Servigne, personnalité reconnue qui, par sa pensée et ses ouvrages, s'attache à diffuser le plus largement la collapsologie.
Le constat, au terme de deux années d'une recherche interdisciplinaire, est sans appel : du fait des systèmes économiques et monétaires dominants, l'effondrement des sociétés modernes a commencé. Dans un tel contexte, comment accepter et surmonter les émotions parfois douloureuses, se libérer des contraintes matérielles et mentales, et vivre de manière courageuse et créative ? Jem Bendell appelle à reconquérir nos libertés pour atténuer la chute des systèmes essentiels et régénérer le monde vivant. En déjouant les manipulations et les plans ineptes des élites aveuglées par leur pouvoir et le mythe de la croissance, un avenir écolibertaire est possible.
Aurélien Barrau, célèbre atrophysicien, nous révèle avec ce livre une autre facette d'Alexandre Grothendieck : Au-delà du grand mathématicien, c'est un homme qui a osé défier tous les attendus systémiques, par courage et par probité. Il est une conscience et une intelligence écologique, décoloniale, pacifiste et libertaire qui nous offre une chance face aux effondrements en cours. La biographie inspirée et politique d'un homme qui a choisi de rompre avec la communauté scientifique.
Court échange très intéressant et initiateur de réflexions avec la journaliste économique Salomé Saqué et l’ingénieur Jean-Marc Jancovici, chef de The Shift Project, autour de la question écologique et de la jeunesse. Malgré leurs différences de points de vue parfois, les deux intervenants se rejoignent sur de nombreux aspects et invitent, par cet échange enrichissant, à une lutte intergénérationnelle et intersectionnel pour changer les choses.
La nature menacée devient menaçante : notre excès de contrôle nous a fait perdre le contrôle. Il va maintenant falloir vivre dans un monde fluctuant, c'est-à-dire inventer la civilisation de la robustesse, contre la performance." Olivier Hamant Face aux bouleversements du monde en cours et à venir, le développement durable, entre géo-ingénierie contreproductive et tout-électrique mal pensé, crée de nombreux futurs obsolètes. Émergent alors les contremodèles de la décroissance et de la sobriété heureuse, nettement mieux alignés avec le monde qui vient. Mais la frugalité peut-elle réellement mobiliser ? Ne risque-t-elle pas non plus de se réduire à d'autres formes d'optimisation ? Et si, pour être sobre et durable, il fallait d'abord questionner une valeur nettement plus profonde : l'efficacité. Le monde très fluctuant qui vient appelle un changement de civilisation. Ce chemin demande surtout de valoriser nos points faibles et inverse toutes les recettes.
Et si notre culture occidentale avait presque disparu et qu’un anthropologue jivaro essayait d’en sauvegarder la mémoire en analysant le mode de vie de ses derniers représentants ? Et si les débats politiques portaient sur la réintroduction de l’anthropophagie rituelle plutôt que sur l'économie ? Ou encore qu’un groupe de mésanges se transformaient en activistes écologistes punk ? Toutes ces idées et bien d’autres encore se retrouvent dans les trois tome du « Petit traité d’écologie sauvage » réunis dans une belle intégrale. Inspiré par les travaux de Philippe Descola, ce roman graphique profondément comique permet de sensibiliser à des enjeux écologiques et sociétaux importants.
J'ai écrit ces textes dans la fièvre d'une année qui ne nous a laissé aucun répit. Une sorte de journal de lutte, pour nous redonner de l'énergie, de l'élan. Dire que tout n'est pas foutu. Il y est question de désobéissance civile, d'écologie politique, de démocratie, d'algorithmes, de capitalisme, de plastique, de poissons morts, de crottes de chien, de stratégies pour faire tomber un pipeline ou un dictateur, mais aussi de poésie, de santé mentale, de Beatles et d'amour. Parce que les petits gestes ne suffisent pas, parce que le système est pipé, mais qu'on peut encore essayer de changer les règles du jeu".