Fin novembre 2010, l'Ouvroir de Littérature Potentielle (OuLiPo) aura 50 ans... ou 5000 ans car à l'OuLiPo, chaque année compte pour un siècle. Un coffret pour découvrir ou redécouvrir un groupe littéraire toujours actif et se renouvelant, un demi siècle après sa création. L'OuLiPo, AnthologieL'Ouvroir de littérature potentielle oeuvre « sous contrainte », la chose est connue. Mais si beaucoup a été écrit sur son travail, jamais autant de textes de L'Ouvroir de littérature potentielle, aussi divers, n'ont été rassemblés en un volume unique. En cinquante ans, les trente-cinq membres du groupe, et non des moindres (d'ailleurs, il n'y a pas de moindre en son sein), ont créé des milliers d'oeuvres oulipiennes. Cette anthologie rend visible une cohérence nouvelle, un goûtcommun pour le jeu virtuose, la mémoire collective et l'humour. Pour le plus grand plaisir du lecteur, la langue, comme le poème, a ici kekchose d'extrême. Le film pour découvrir les membres du groupe et tout comprendre des jeux à l'oeuvre dans leurs textes. Ce documentaire, co-écrit par trois de ses membres (Frédéric Forte, avec la collaboration d'Hervé Le Tellier et Daniel Levin Becker) propose un portrait historique et contemporain de l'Oulipo, mélangeant archives, tournage contemporain et de nombreuses animations graphiques, dans un esprit ludique, surprenant, protéiforme mais cohérent et logique, semé de contraintes et de règles. Il s'agit du premier documentaire consacré à l'Oulipo; il a été réalisé avec la participation active de tous les membres de l'Oulipo vivants.
Nombre de pages
910
Date de parution
18/11/2010
Poids
569g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070441563
Titre
L'Oulipo. Avec 1 DVD
Auteur
Bénabou Marcel ; Fournel Paul
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
569
Date de parution
20101118
Nombre de pages
910,00 €
Disponibilité
Epuisé
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A vingt ans, confesse le narrateur, j'avais conçu le projet de faire, pour nos mellahs marocains, ce que d'autres avaient si magistralement réussi pour les ghettos d'Europe centrale et orientale. Une épopée grandiose, axée pour l'essentiel - piété filiale oblige - sur l'histoire de mes ancêtres : Jacob, Ménahem, Mimoun et quelques autres. Une résurrection du passé si complète et si véridique que tous les clans familiaux qui s'étaient constitués au cours des dernières générations pourraient un jour s'y reconnaître, y communier. " Qu'est-il advenu de cet ambitieux rêve de jeunesse ? L'auteur de Pourquoi je n'ai écrit aucun de mes livres (Prix de l'humour noir en 1986) entreprend de nous le conter, à son ironique et paradoxale façon. On croise donc bien ici des aïeux et des parents, des vizirs et des sultans, des rebelles et des brigands, des rabbins et des marchands, des cavaliers berbères dans leur burnous flottant, et même, dans un coin de ce décor imposant, l'ombre menaçante d'un empereur allemand. Mais, insensiblement, au récit épique projeté va se substituer une autre histoire : celle d'un livre toujours près d'émerger et pourtant toujours à recommencer. Sans doute est-ce là, en fin de compte, le secret de cette oeuvre inclassable : s'y entrelacent, en une trame délicate, le savoir de l'historien, les ruses de l'écrivain oulipien et la longue mémoire, obstinée, de l'enfant juif marocain.
« Dans ce livre insolite autant qu'improbable, on découvrira: I ° que le héros - à moins que ce ne soit l'auteur - s'interroge sur ses rapports avec les livres; 1° qu'il se penche sur les raisons qui l'empêchent d'écrire, tout en lui interdisant de s'y dérober; 3° qu'il ne saurait suspendre plus longtemps son désir de vivre un roman d'amour avec la langue française. Il ressort de tout cela que, s'il n'a effectivement écrit aucun de ses livres, Marcel Bénabou reste l'auteur de celui-ci. » A sa première parution (Hachette, 1986), cet ouvrage aujourd'hui introuvable obtint le Prix de l'humour noir et fut immédiatement traduit en plusieurs langues. Au nombre des réactions qu'il suscita: « Comment écrire encore, après cela? » (Bertrand PoirotDelpech, Le Monde), « Déjà intellectuellement satisfaisant en soi, le projet devient carrément jubilatoire »
Marcel Bénabou, compagnon de jeu de Georges Perec, de Jacques Roubaud et d'Italo Calvino, est un acteur majeur des expérimentations littéraires de l'Ouvroir de littérature potentielle (Oulipo) qui puise dans la contrainte une absolue liberté de création.Aux franges du silence est dans le droit fil des productions oulipiennes. Marcel Bénabou se replonge dans l'oeuvre du Président-Fondateur du groupe, François Le Lionnais (FLL), et dans les audacieuses propositions poétiques que sont certaines de ses « tentatives à la limite » : poèmes de peu de mots, poème d'un seul mot, poème d'une seule lettre, poème de zéro mot. Confronté à ces exercices de réduction drastique dictés par le démon de la contraction, Marcel Bénabou déploie le potentiel infini de l'interprétation. Aux franges du silence fait de la lecture et du commentaire un exercice critique autant que créatif et ludique.Nous offrant une histoire littéraire cartographiée depuis ses limites, cette « glose » nous invite à un passionnant voyage, aussi farfelu qu'érudit. Fourmillant d'anecdotes piquantes, alliant la puissance de la théorie à l'allégresse du récit, elle est un bijou d'inventivité et d'impertinence joueuse.
Résumé : Dans ce livre insolite autant qu'improbable, on découvrira : 1° que le héros - à moins que ce ne soit l'auteur - s'interroge sur ses rapports avec les livres ; 2° qu'il se penche sur les raisons qui l'empêchent d'écrire, tout en lui interdisant de s'y dérober ; 3° qu'il ne saurait suspendre plus longtemps son désir de vivre un roman d'amour avec la langue française. Il ressort de tout cela que, s'il n'a effectivement écrit aucun de ses livres, Marcel Bénabou reste l'auteur de celui-ci. A sa première parution (Hachette, 1986), cet ouvrage aujourd'hui introuvable obtint le Prix de l'humour noir et fut immédiatement traduit en plusieurs langues. Au nombre des réactions qu'il suscita : " Comment écrire encore, après cela ? " (Bertrand Poirot-Delpech, Le Monde), " Déjà intellectuellement satisfaisant en soi, le projet devient carrément jubilatoire " (Philippe Manière, Le Quotidien de Paris), " Je ne mets au-dessus de l'ironie que l'autoironie, où précisément vous excellez " (Cioran, lettre à l'auteur).
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.