Toutes proportions gardées, l'attitude des électeurs occidentaux tend aujourd'hui à se rapprocher de celle des électeurs des pays du Sud: les premiers ne sont-ils pas en train d'expérimenter, pour des raisons et selon des modalités distinctes, ce que vivent les seconds: la "mal représentation", la réduction de la marge de man?uvre des États et l'incapacité des dirigeants politiques à transformer la société? À partir d'une enquête de terrain approfondie dans un village égyptien et d'une série de témoignages de personnalités ayant participé aux élections des périodes "libérale" (1924-1952) et nassérienne (1952-1970), cet ouvrage cherche à remettre en cause un certain nombre de présupposés sur le comportement politique et électoral des Égyptiens. Il montre comment, avant le contrôle des juges sur les bureaux de vote en 2000, "des élections sans électeurs" pouvaient se tenir. Il souligne l'importance des enjeux politiques et électoraux locaux avec lesquels le pouvoir central égyptien se doit de composer, tout comme il récuse l'idée d'une domination des individus par les différents communautarismes qui les empêcherait d'opérer des choix "politiques" au moment du vote. C'est l'individu qui construit et reconstruit sa "communauté" en fonction de ses intérêts, et l'un des temps forts de cette reconstruction est le temps des élections. En redonnant à l'individu/électeur son poids dans la transaction électorale, le contrôle des juges sur les bureaux de vote a conforté cette donnée et peut être considéré comme une avancée positive pour la démocratie électorale égyptienne.
Nombre de pages
279
Date de parution
01/07/2005
Poids
470g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782845866553
Auteur
Ben Néfissa Sarah ; Arafat Alâ' Al-dîn
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20050701
Nombre de pages
279,00 €
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