VIF SAISIT LE MORT - FUNERAILLES, POLITIQUE ET MEMOIRE EN FR
BEN-AMOS/BOUYSSOU
EHESS
32,00 €
Epuisé
EAN :9782713224102
Parmi les cérémonies officielles françaises, les funérailles sont les seules qui n'ont jamais cessé depuis la naissance de l'Étar moderne. Pourquoi et comment ont-elles acquis une place aussi éminente dans la culture politique du pays, en particulier dans la culture républicaine. Quelles significations multiples revêt le passage d'un convoi funèbre dans une rue, sous le regard d'une foule captivée ? Quelles considérations politiques dictent le choix des héros ? Avner Ben Amos suit toutes les vicissitudes de cette pratique, de la fin du XVIIIe siècle à la fin du XXe siècle. Evénement politique et rite de passage ultime d'une vie humaine, les funérailles mènent le défunt du monde des vivants à celui de la mémoire nationale. Acte privé du cercle de famille transformé en acte officiel de l'Etat, effort du régime pour en imposer une certaine interprétation, résistances à cette volonté, enfin interaction complexe entre mémoire et oubli, c'est ce qui se joue dans tout cela. En insérant les funérailles d'État dans tout un ensemble de politiques symboliques dont la République, au centre de son analyse, a fait une forte consommation, Avner Ben Amos illustre à merveille les nouvelles façons de faire de l'histoire politique.
Date de parution
03/10/2013
Poids
850g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782713224102
Titre
VIF SAISIT LE MORT - FUNERAILLES, POLITIQUE ET MEMOIRE EN FR
Auteur
BEN-AMOS/BOUYSSOU
Editeur
EHESS
Largeur
160
Poids
850
Date de parution
20131003
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Epuisé
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U n foyer, un peuple, une nation. Eretz Israël, ou le royaume promis par Dieu aux juifs dispersés sur la terre. Une espérance plurimillénaire devenue réalité au XXe siècle, portée par un messianisme sécularisé, le sionisme, et concrétisée par un puissant levier d'assimilation, trop souvent négligé par les historiens: l'éducation. Car le sionisme fut d'abord et surtout un projet pédagogique, réunissant dans un même idéal des juifs venus d'Europe, d'Asie et d'Afrique. Le mouvement lancé par Herzl réussit à faire d'eux les citoyens d'une nation homogène, partageant la même vision de l'histoire juive et le sentiment d'un destin commun - en dépit des tensions internes entre croyants et laïques, populations ashkénazes et sépharades, centre et périphérie. Avner Ben-Amos explique comment ce formidable défi a été relevé. Si l'école a joué un rôle fondamental, d'autres moyens ont accéléré la formation de cette conscience nationale: cérémonies commémoratives, monuments, musées d'histoire, programmes télévisés. Le dialogue sans cesse renouvelé avec le passé, les perpétuels réaménagements de la conscience collective, la mobilisation constante des moyens de communication rendent possible le maintien de cette identité, fondée sur une interaction complexe entre intégration et exclusion. Malgré le retour en force des particularismes et la sanctuarisation des mémoires particulières, ce sentiment national reste vivant par la stigmatisation d'un ennemi commun: les Arabes.
Un foyer, un peuple, une nation. Eretz Israël, ou le royaume promis par Dieu aux juifs dispersés sur la terre. Une espérance plurimillénaire devenue réalité au XXe siècle, portée par un messianisme sécularisé, le sionisme, et concrétisée par un puissant levier d'assimilation: l'éducation. Le dialogue sans cesse renouvelé avec le passé, les perpétuels réaménagements de la conscience collective, la mobilisation constante des moyens de communication rendent possible le maintien de cette identité, fondée sur une interaction complexe entre intégration et exclusion. Malgré le retour en force des particularismes et la sanctuarisation des mémoires particulières, ce sentiment national reste vivant par la stigmatisation d'un ennemi commun: les Arabes.
Marseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.