Les dames du jeudi. Changement à vue. Le coeur sur la main
Bellon Loleh
GALLIMARD
13,15 €
Epuisé
EAN :9782070705672
Quand en 1976 Loleh Bellon, comédienne qui a déjà une longue expérience des grands textes et des grands rôles, s'essaie à un nouvel emploi sans changer de métier et devient l'auteur des Dames du jeudi, la critique, le public et les professionnels sont unanimes : un véritable écrivain de théâtre est né, dont le coup d'essai est un coup de maître. Le charme des Dames va enchanter Paris. La pièce sera jouée un peu partout dans le monde et recevra le prix Ibsen, le prix Tristan Bernard et le Prix de la meilleure création française 1977. Trois femmes, trois vies et une poésie tout à fait personnelle : "Loleh, écrira un critique, ne ressemble qu'à Bellon." Changement à vue (prix des U), c'est le théâtre dans le théâtre vu (et vécu) par une femme de théâtre, l'envers du décor regardé avec les yeux du coeur et de l'expérience. Le coeur sur la main (Trophée Dussane), où Suzanne FIon campe un personnage inoubliable de "femme de ménage au grand coeur", c'est l'histoire, tendre et féroce, d'une servante et d'une maîtresse, la comédie des bonnes intentions et la ruse des vrais intérêts. "On entend évoquer Tchekhov, écrira Angelo Rinaldi. C'est se croire obligé de citer les grands ancêtres au sujet de vivants qui se passent de références. Ce qui caractérise le style de Loleh Bellon, c'est ce mélange d'ironie, de tendresse et de lucidité, qui nous renvoie, la main sur le coeur, au spectacle de nos illusions".
Nombre de pages
240
Date de parution
03/02/1986
Poids
300g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070705672
Titre
Les dames du jeudi. Changement à vue. Le coeur sur la main
Auteur
Bellon Loleh
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
300
Date de parution
19860203
Nombre de pages
240,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Les noms s'échangent, et le rire et les larmes, le temps passe et ne passe pas, les mots se répètent, les mêmes scènes se jouent mais inversées, les époques se confondent, les blessures ne cicatrisent pas, les griefs sont toujours disponibles et la tendresse et l'attente et l'exaspération, la mémoire est infinie mais ce n'est jamais tout à fait la même pour l'une et l'autre, chacune met ses pas dans les pas de l'autre, veut s'éloigner puis revient, elles portent le même manteau, c'est du pareil au même, et pourtant elles s'acharnent à ne pas se ressembler, l'enfant a peur du noir qui s'appelle la mort, la vieille dame a peur de la mort qui s'appelle le noir, il n'y a plus de frontières, les hommes apparaissent et s'en vont même quand ils restent, c'est qu'ils n'y comprennent pas grand-chose, à cette histoire qui n'a ni commencement ni fin, ils croient en être sortis ou n'y être jamais entrés, aussi la tiennent-ils à distance, ils préfèrent faire leur vie ; elles, elles se font belles pour eux, charmantes, c'est vers eux que va l'amour, c'est là qu'il y a le plaisir. Pourtant si la passion était ailleurs ? Si elle était dans cette chose sans nom, sans âge, dans ce lien qui ne peut se défaire et doit sans cesse se renouer parce qu'il est tissé de pertes ? La pièce de Loleh Bellon est une merveille qui, avec mille riens, dit le tout de la vie." J.-B. Pontalis.
Tous les jeudis, trois dames d'un certain âge, amies depuis toujours, se retrouvent à l'heure du thé : Sonia, la fille d'immigrés russes, nonchalante et charmeuse, Marie, la mère de famille pragmatique et sage, et Hélène, la solitaire au caractère bien trempé. Au fil de leurs conversations animées, elles se remémorent le passé et parviennent à faire revivre, entre des fous-rires et quelques pas de danse, leurs souvenirs les plus touchants...
A chaque pièce nouvelle, Charles Meslier, auteur dramatique, se pose la question: "Recalé ou reçu?" Et dans l'attente du verdict, il fait passer ceux qui l'entourent par toutes les couleurs de ses émotions. La peur de l'échec fait de lui un atrabilaire cocasse et - même s'il a écrit un drame - un personnage de comédie, insupportable, odieux, touchant. L'espoir du succès, le bonheur d'être compris, dix lignes d'éloges, et le paquet de nerfs égocentrique se transforme en bon Samaritain, généreux et indulgent. Mais l'irruption de la "vraie" vie dans la vie "parallèle" du théâtre va de nouveau brouiller les cartes.
Germaine Meunier est seule. Pourtant, Raymonde l'aime tendrement. Ida aussi, à sa manière. Mme Meyrou est une bonne personne, si serviable. Mais ceux qui sont partis ? qui l'ont laissée ? Ce vide en elle? Germaine est absente. 4 femmes, 2 hommes / 2 h
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.