Le Liban a été de tous temps une plaque tournante des services de renseignement des puissances étrangères. Nombre d'attentats à la bombe, d'enlèvements, d'assassinats ne sont en réalité qu'une des facettes de la "guerre des services". Pendant la guerre froide, Beyrouth, où les agents de la CIA sont omniprésents, est la plate-forme du KGB pour ses opérations d'espionnage contre Israël. De leur côté, les commandos du Mossad livrent aux services de renseignement palestiniens une guerre sans merci, tandis que les Moukhabarat - les services secrets syriens - cherchent à mettre le pays sous le contrôle de Damas. Dans les années 1980, les ayatollahs iraniens, en lutte contre Israël, installent à leur tour leurs Pasdaran dans les régions chiites de Beyrouth avec le soutien des agents syriens. Mais ce livre dévoile surtout le rôle de la France du général de Gaulle et de ses successeurs. Barbouzes, spécialistes de l'action clandestine, anciens de la guerre d'Algérie sont envoyés dans la tourmente libanaise sous le couvert du SAC (Service d'action civique). Soucieuse de voir le Liban conserver son autonomie, l'intégrité de ses frontières et craignant un exode massif de la population chrétienne, semblable à celui des pieds-noirs d'Algérie, la France joue un rôle d'intermédiaire capital entre les phalangistes chrétiens, les Libanais musulmans et les fedayins palestiniens.
Nombre de pages
655
Date de parution
04/02/2010
Poids
783g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782847364675
Titre
Beyrouth, l'enfer des espions
Auteur
Belliard Jean-René
Editeur
NOUVEAU MONDE
Largeur
140
Poids
783
Date de parution
20100204
Nombre de pages
655,00 €
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Alors qu’un déluge de feu s’abat une nouvelle fois sur le Liban, avec des répercussions sur tout le Moyen-Orient et en Occident, ce document permet de saisir toute la complexité d’un conflit qui dure depuis près de cinquante ans : la naissance et l’essor du Hezbollah, ses hommes clés, les coulisses de ses attentats majeurs contre la France, Israël et les États-Unis.Remontant à la source, de la guerre civile libanaise à partir de 1975 à la naissance du Hezbollah après la révolution iranienne, l’auteur nous entraîne dans les méandres d’une guerre chaotique souvent larvée entre le Hezbollah et le monde chiite d’un côté, et Israël de l’autre. Plusieurs opérations du Mossad contre le Hezbollah sont dévoilées en détail pour la première fois.On découvre comment le mouvement identitaire chiite s’est d’abord transformé en une organisation terroriste pour devenir au fil du temps une force militaire colossale que personne – ou presque – n’osait affronter. Par sa mesure et son recul, l’auteur éclaire de façon didactique une actualité complexe et trop souvent mal comprise. Un ouvrage précieux, loin des anathèmes idéologiques et religieux. Jean-René Belliard est un spécialiste reconnu du Proche-Orient. Auteur du livre Beyrouth, l’enfer des espions (Nouveau monde éditions, 2010), il a également animé sur le site de La Tribune de Genève un blog spécialisé sur le Moyen-Orient.
Toutes les peaux ont une couleur, qu'elle soit dite noire, blanche, rousse, jaune ou laiteuse, café au lait... Mais si l'on a désormais conscience que ces couleurs ont pu être associées dans l'Histoire à des préjugés racistes, on sait moins que la question de la teinte de la peau s'immisce dans la vie familiale et suscite des projections et des fantasmes purement individuels. Après avoir étudié la situation aux Antilles, où des colorations plus ou moins claires et foncées peuvent se répartir de toutes les façons possibles au sein d'une même famille, Sabine Belliard montre, dans cet essai passionnant, comment notre psychisme se saisit de la couleur de la peau pour s'exprimer, et ce qu'il exprime à travers elle. Vue par notre inconscient, la couleur de la peau a un effet sur la qualité de l'échange entre celui qui regarde et celui qui est regardé. En explorant toutes les dimensions tactiles, visuelles et psychiques de la peau, ce livre essentiel permet de réfléchir autrement à la façon dont se nouent les rapports humains.
Cent vingt ans après la première projection publique, payante, des frères Lumière au Grand Café à Paris, les salles de cinéma sont passées de l'itinérance foraine aux multiplexes, de la pellicule aux pixels, et leurs exploitants de l'activité décriée de saltimbanque au statut patenté de commerçant, maillon indispensable de l'industrie cinématographique. Pourtant, leur métier, essentiel à l'existence des films, demeure largement méconnu. Pour la première fois, des personnalités marquantes de la profession ' visionnaires, grands dirigeants nationaux ou régionaux, représentants de la petite et moyenne exploitation, défenseurs de l'art et essai, pionniers en tous genres ' racontent leur expérience, dans sa singularité émotionnelle et intellectuelle. Le croisement de leurs témoignages embrasse plus d'un demi-siècle d'exploitation française, du tournant des années 1950, acmé de la fréquentation et moment de basculement de l'offre cinématographique, jusqu'au passage au numérique, vecteur d'une mutation sans précédent. Adaptations internes, évolutions sociétales, mutations technologiques, autant de changements économiques et d'enjeux culturels que les acteurs de ce secteur décisif ont affrontés, à travers des combats individuels et collectifs que cet ouvrage a l'ambition de mettre en lumière et d'expliciter. Ce recueil de 18 témoignages inédits, illustré de documents originaux, constitue aussi l'histoire d'hommes et de femmes radicalement attachés à la spécificité des salles de cinéma comme espaces dédiés au partage de rêves et d'imaginaire au sein d'une communauté humaine.
A la veille de la Seconde Guerre mondiale, le sport conquiert un nombre de plus en plus accru de pratiquants et de spectateurs. Il occupe des espaces, mobilise des intérêts économiques et politiques, illustrés pour le pire aux Jeux olympiques de Berlin en 1936. Au cours des " années noires " le sport français est soumis aux rigueurs des pénuries et de l'Occupation et à la volonté du régime de Vichy d'en faire un instrument de la révolution nationale. A ce titre, il lui est attribué un nouveau statut qui le place sous la tutelle légale de l'Etat français. C'est pourquoi on peut s'étonner du peu de cas qu'ont fait du sport les ouvrages généraux sur l'Occupation. Le mythe de l'" apolitisme sportif " cultivé par des personnalités et des groupes influents est assez répandu, malgré les tentatives d'instrumentalisation. Le temps de Vichy est à la fois celui des compromissions, voire pour certains du collaborationnisme, et pour d'autres du refus ou de la Résistance. Pour une majorité de Français, le sport reste un refuge. Le cas des sportifs juifs, à l'exemple du champion de natation Alfred Nakache, est le plus douloureux. En quelques années, le champ sportif se trouve ici remanié et bousculé comme il ne l'avait jamais été auparavant. Les années de Vichy laissent une trace profonde dans le sport français.
Les polémiques récentes concernant l’histoire des relations entre la France et l’Afrique donnent le sentiment d’une visibilité croissante de ce type de débats au sein de l’espace public français. Qu’il s’agisse du combat mené par de nombreux intellectuels contre la vision de l’Afrique portée par le « discours de Dakar » (2007), des controverses qui ont entouré la loi de février 2005 sur le rôle positif de la colonisation française ou des questionnements sur le rôle joué par la France au Rwanda, force est de constater que cette histoire est au croisement d’enjeux politiques, historiques et mémoriels qui en font la matrice, pour le meilleur, de débats intellectuels, de recherches scientifiques et d’une curiosité émanant du grand public, mais aussi, pour le pire, de fantasmes, de ressentiments ou de velléités de manipulation du passé. Si la nouveauté de ces controverses est sans doute à nuancer, leur forte médiatisation au cœur des années 2000 invite le chercheur à interroger les types de récit que les journalistes contribuent à faire circuler sur cette histoire. Quelle a été depuis le XIXe siècle l’évolution du rôle des médias français, africains et internationaux dans la construction des représentations de l’Afrique et de son passé ? De quels enjeux historiques, politiques, culturels et mémoriels ces représentations médiatiques sont-elles l’objet ?
Qu'est-ce qu'un bien de l'enfant ? Un jouet ? Certes, mais pas seulement. Un objet qui lui est destiné? Sa propriété? Un élément présent dans sa chambre, un objet qu'il utilise ? Cet ouvrage se propose, à partir d'une enquête qui mobilise l'histoire ancienne et plus récente, la sociologie et l'anthropologie, les sciences de l'éducation et de la gestion, d'analyser ces objets et les stratégies marketing des marchands et des fabricants. En visitant les domiciles et les chambres d'enfants, il est intéressant de voir quels sont les objets que l'enfant considère comme siens et quelle place ils occupent. De quelle manière adresse-t-on un objet à l'enfant (et à ses parents) ? Comment ceux-ci le réceptionnent-ils, se l'approprient-ils ? Cette approche pluridisciplinaire nous permet d'accéder de façon originale aux mondes des enfants, à ce que l'on fait pour l'enfant et à ce que l'enfant en fait.