Architectures soviétiques. A Bichkek, capitale du Kirghizstan
Bellat Fabien ; Bredt Marcus
AAM
39,00 €
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EAN :9782871434450
ARGUMENTAIRE Devenu République soviétique socialiste en 1936, le Kirghizistan entendait inventer pour sa capitale une architecture monumentale spécifique qui exprime son ralliement à l'utopie d'espérance de la grande famille communiste. Il faut toutefois attendre l'après-guerre pour voir surgir les premiers grands équipements staliniens (opéra, palais des Pionniers) dans un style emphatique d'inspiration classique avec, ici et là, des citations de la culture kirghize. La période 1960-1980 voit se multiplier les édifices emblématiques de la capitale (stade, bibliothèque, gare routière, palais des mariages...), chacun des dirigeants soviétiques successifs voulant imprimer leur marque dans l'architecture. Les réalisations présentées dans ce livre témoignent d'une audace et d'un souffle certes souvent déclamatoire et hyperbolique, qui ne cessent d'étonner par leur puissance expressionniste. Il faut donc regarder ces édifices, souvent choquants pour un regard habitué à plus de raffinement, pour ce qu'ils sont, une forme de réalisme soviétique bousculé par le talent et l'imagination d'architectes sensibles aux racines nomades d'un peuple et confrontés à la nécessité d'exprimer une idéologie collectiviste. Un véritable travail d'équilibriste. Un historien de l'art parisien, Fabien Bellat, spécialiste du monde de l'art soviétique et un photographe berlinois de réputation internationale, Marcus Bredt, ont uni leurs efforts pour nous dévoiler ce pan négligé et fascinant de l'histoire de l'architecture du XXe siècle.
Nombre de pages
144
Date de parution
07/05/2025
Poids
300g
Largeur
304mm
Plus d'informations
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EAN
9782871434450
Titre
Architectures soviétiques. A Bichkek, capitale du Kirghizstan
Auteur
Bellat Fabien ; Bredt Marcus
Editeur
AAM
Largeur
304
Poids
300
Date de parution
20250507
Nombre de pages
144,00 €
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Sur les rives de la Volga, au c'ur de la Russie, Togliatti apparaît comme une des plus ambitieuses créations de ville ex novo de la seconde moitié du xxe siècle. Construction d'un colossal barrage hydroélectrique par les prisonniers du Goulag, puis de l'usine automobile Avtovaz (constructeur de la marque Lada) en coopération avec les ingénieurs Fiat, réalisation accélérée d'un nouveau centre urbain entièrement préfabriqué : cité surgie de terre dans l'improvisation permanente, Togliatti tient du laboratoire des méthodes soviétiques ? faisant d'un territoire vierge un vaste site de production industrielle et d'installation urbaine. Signé en 1967 par Boris Roubanenko, le plan directeur fut également la réponse de l'urss au projet de Le Corbusier pour Saint-Dié, ainsi qu'à l??uvre d'Oscar Niemeyer à Brasilia.
Pendant le XX° siècle, l'émergence de nouveaux Etats réclama parfois la transformation de modestes bourgades en véritables capitales. Ainsi d'Ankara en Turquie. L'Union Soviétique aussi dut se plier à ce délicat exercice urbanistique. En Témoigne Douchanbé, au Tadjikistan. Ici plusieurs étapes marquèrent ce processus, chacune effaçant en partie les efforts précédents. Si chaque ville reste par nature un palimpseste permanent, les strates du chef-lieu tadjik révèlent jusqu'à nos jours les coulisses spéciales de la fabrique du territoire en Asie centrale.
Ce carnet d'architecture propose de découvrir, à travers une sélection de 7 ambassades, l'ambition de la France de se réapproprier son image de marque à l'étranger, pendant l'après-guerre et les Trente glorieuses, grâce aux travaux de grands architectes.Au cours du XXe siècle, face aux transformations de la diplomatie, la France a du réaliser un important rééquipement de ses chancelleries à travers le monde. Si auparavant la pratique du " bernard-l'hermite " diplomatique avait été la norme (par le phagocytage de bâtiments préexistants), après la Première Guerre mondiale, la France chercha à étendre le nombre de ses installations neuves ? le ministère des Affaires étrangères faisant alors appel à des architectes sélectionnés avec soin. Ceux-ci furent souvent des Prix de Rome, mais le ministère se montra plutôt ouvert dans ses choix, passant commande à des architectes certes de formation académique, mais ayant su réinventer leur pratique au crible de la modernité. Ainsi l'image de marque extérieure de la France évolua peu à peu d'une tradition modernisée de l'entre-deux guerres à l'affirmation d'une signature moderne pendant l'après-guerre et les Trente glorieuses. On retrouve ainsi plusieurs grands noms, dont certains ont déjà fait l'objet de " Carnets d'architectes " : Roger-Henri Expert, Eugène Beaudouin, Georges-Henri Pingusson, Le Corbusier et Guillermo Jullian de La Fuente, le trio Henri Bernard, Guillaume Gillet et Bernard Zehrfuss, ou André Rémondet.Ces édifices dessinent une autre histoire de la modernité en France, sous l'angle de son institutionnalisation et de sa diffusion internationale. Plus récemment, l'architecture diplomatique a trouvé un nouveau souffle avec les bouleversements de la fin des années 1980, notamment à Berlin avec Christian de Portzamparc, ou Pékin avec une équipe franco-chinoise regroupée autour du cabinet d'Alain Sarfati. Sommaire : - Essai introductif- Études de cas:1. Belgrade, Roger-Henri Expert, 19292. Ottawa, Eugène Beaudouin, 19383. Sarrebruck, Georges-Henri Pingusson, 19524. Brasilia, Le Corbusier/Guillermo Jullian de la Fuente, 1964-19705. Varsovie, Henri Bernard, Guillaume Gillet et Bernard Zehrfuss, 19706. Washington, André Remondet, 19777. Berlin, Christian de Portzamparc, 1997
Culot Maurice ; Pirlet Lola ; Marchand Yves ; Meff
Dans les premiers jours du mois d'octobre 1870, Arthur Rimbaud, use ses bottines sur le chemin qui le mène à Charleroi. L'adolescent fugueur, qui rêve de se faire engager dans un journal local, pénètre dans la ville au moment du démantèlement des formidables fortifications qui depuis 1666 forment le verrou de la trouée de l'Oise. L'Espagne, la France, l'Autriche, la Hollande ont laissé leur empreinte sur la ville qui, au XIXe siècle, se retrouve au coeur d'un empire industriel né de l'exploitation de la houille. La ville moderne qui s'érige à l'emplacement des glacis et courtines vit au rythme des aléas de l'économie du charbon, de l'acier et du verre. Au début des années 1930, l'architecte moderniste Victor Bourgeois présentera à ses collègues européens le cas de Charleroi " ville marxiste " . Aujourd'hui c'est une agglomération de 200 000 habitants reconvertie dans les industries de pointe, entre autres dans l'aérospatiale. Elle accueille l'aéroport de Bruxelles-Sud avec ses millions de voyageurs annuels et vient de se doter d'une élégante tour signal en briques bleues portant la signature de Jean Nouvel associé à l'agence MDW. Charleroi c'est encore une variété d'ambiances urbaines contrastées uniques à 50 kilomètres de Bruxelles et 200 de Paris, une rare mixité sociale et ethnique, une scène alternative de la danse, du rock, de la photographie, une capitale du vintage. C'est le Brooklyn belge. A travers des dessins, plans et photographies, le plus souvent inédits, le livre retrace l'évolution du visage de la ville, entre 1870 et aujourd'hui. Une partie du livre retrace l'histoire de la forteresse entre 1666, année de sa fondation et 1867, année où est adopté le plan d'extension de la ville à l'emplacement des fortifications.
Ce livre est un essai sur la politique d'expansion territoriale des ducs de Zähringen. Stratèges ambitieux, alliés de l'empereur d'Allemagne, ils fondèrent au XIIe siècle quinze villes, jalons de leur pouvoir, entre la Forêt Noire et la Suisse actuelle, sur un territoire dont l'enjeu était le franchissement des Alpes. L'auteur étudie le plan et la charte de ces créations urbaines, en fait émerger un modèle et le compare à d'autres villes de cette époque. Il faut dire la modernité de cette dynamique urbaine, une large rue qui, à l'image du village-rue slave ou du " strip " des villes américaines, structure la ville. L'ouvrage est un livre d'histoire et un livre d'architecture qui met en scène dans des villes toujours existantes les paysages, pouvoirs et conflits de leurs origines.
ARGUMENTAIRE Des plages ensoleillées de l'Hexagone aux rivages tropicaux, l'architecte Lionel de Segonzac élève dans le monde entier des châteaux de sables, aussi spectaculaires qu'éphémères, qui s'imposent un instant, avant de disparaître sous les vagues. Ces cathédrales fragiles sont présentées ici à travers plus de 100 photographies qui capturent la beauté d'un instant suspendu. Chacune de ses ?uvres prend une forme unique et témoigne d'un rêve architectural chaque fois renouvelé. Ce livre est un fascinant voyage visuel, entre poésie et émerveillement.