Ceux qui voudraient s'imaginer le personnage pourraient sans doute retrouver, à la faveur d'un comparatisme schématique, le portrait d'un chevalier de la littérature occitane, elle-même fortement teintée de poésie arabe d'Andalousie. Il n'était pas baron, comme Guillaume IX, le premier troubadour de France. Il appartenait au peuple, avait partagé ses passions et ses colères. Quel poète n'a pas chanté l'amour ? Mais Belkheir saura manier le langage du c?ur et celui de l'épée. Il parlera de l'amour, comme s'il n'avait vécu que pour le vivre ; il chantera le combat, comme si la vie ne devait être qu'épopée. " BOUALEM BESSAIH " Belkheir, chantre du courage nomade et de l'éternel désir, nous propose, sous la dictée des formes pures, un message de demain et de toujours. " JACQUES BERQUE " Arabe est sa langue, raffinée sa poésie, exemplaire son combat " BEN BADIS
Nicolas Mathieu ouvre pour nous une fenêtre sur le ciel avec ce roman qui n’est constitué que de déclarations d’amour. Son entrelacs de textes composent un hymne à la vie et à ses moments forts. Magnifié par les illustrations d’Aline Zalko.
En ce jour d'août 1982, les troupes israéliennes assiègent Beyrouth et la résistance palestinienne se résout à un nouvel exil. Prisonnier entre les murs de son appartement, dans la ville bombardée, Mahmoud Darwich tente douloureusement de rallier le territoire impossible de la mémoire. Pour dire la complexité du réel, les angoisses de l'enfermement, la folie de la guerre et l'au- delà des souvenirs et des espoirs, l'écrivain compose un récit mêlant dialogues imaginaires, textes du patrimoine arabe classique et poèmes. Chronique amoureuse d'une ville où la violence mortelle a effacé les frontières supposées du corps et de l'esprit, de l'amour et du politique, "Une mémoire pour l'oubli" recueille les fragments d'un passé éclaté et témoigne de l'inévitable travail du deuil et de l'oubli.