Républicanismes et droit naturel. Des humanistes aux révolutions des droits de l'homme et du citoyen
Belissa Marc ; Bosc Yannick ; Gauthier Florence
KIME
25,40 €
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EAN :9782841744800
Les questionnements actuels sur la " crise de la démocratie " ont ravivé l'intérêt pour l'histoire des traditions républicaines dans l'Europe de la première modernité. C'est en effet parmi elles que des philosophes ont plus particulièrement recherché des éléments de réflexion susceptibles de déplacer nos catégories politiques afin de concevoir un nouveau républicanisme social et démocratique adapté à nos sociétés. Ces champs de recherches se sont principalement développés dans le sillage de l'historiographie anglo-saxonne du républicanisme dit " classique ". Dans ces travaux fondateurs et ceux qu'ils inspirent, la tradition démocratique athénienne ou l'école du droit naturel moderne et du droit des gens occupent cependant une faible place. Elle est encore plus modeste pour les synthèses républicaines dans la seconde moitié du XVIIIe siècle et singulièrement de la Révolution française. Or, au cours des deux dernières décennies, les études révolutionnaires se sont largement renouvelées en inscrivant le politique dans les problématiques du droit naturel moderne, travaillées par le mouvement populaire et le débat d'assemblée. Le présent ouvrage, issu des actes d'un colloque qui s'est tenu à Paris en 2008, organisé par le collectif L'esprit des Lumières et de la Révolution, s'inscrit dans ce cadre général. Il place le paradigme républicain à l'époque moderne en perspective dans la souveraineté populaire émergente et le travail de fondation républicaine de la Révolution française.
Nombre de pages
248
Date de parution
05/03/2009
Poids
328g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782841744800
Titre
Républicanismes et droit naturel. Des humanistes aux révolutions des droits de l'homme et du citoyen
Auteur
Belissa Marc ; Bosc Yannick ; Gauthier Florence
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
328
Date de parution
20090305
Nombre de pages
248,00 €
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Le Code civil, le Conseil d'Etat, la Légion d'Honneur, les préfets, les lycées... ces institutions familières ont en commun d'avoir été créées, refondées ou redéfinies sous le Consulat, le régime qui est issu du coup d'Etat de Bonaparte (1799) et auquel succède l'Empire (1804). Alors que le pouvoir législatif était le coeur de la Révolution française, il est laminé en 1799 et remplacé par un pouvoir exécutif omnipotent, concentré dans les mains d'un homme qui en fait sa chose. La centralisation administrative, telle que nous nous la représentons aujourd'hui, prend sa source dans la dictature de Bonaparte . Elle rompt avec la logique "décentralisatrice" mise en oeuvre depuis 1789 et renforcée par le Gouvernement révolutionnaire en l'an II. Aussi, ce que l'on nomme abusivement "le centralisme jacobin" devrait être désigné comme le "centralisme bonapartiste" . Le processus de centralisation s'accompagne d'une confiscation de la démocratie. Les décisions prises sont hors du contrôle du peuple, alors qu'il est prétendu souverain. L'administration se substitue alors à la politique, le fonctionnaire remplace l'élu et le citoyen est réduit au statut d'administré. Les experts choisis par Bonaparte sont les seuls habilités à définir l'intérêt général et les politiques censées l'incarner. La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen disparaît et la référence à la république, de plus en plus formelle, n'a pour seule fonction que de légitimer le régime. L'ordre social repose sur le propriétaire qui a le "droit de jouir et disposer des choses de la manière la plus absolue" , le patron dominant ses ouvriers, le mari sa femme et le père ses enfants. La dictature de Bonaparte entend "dépolitiser" la nation et s'appuie sur la surveillance policière et la mise en place d'un régime où la liberté de la presse n'est plus qu'un mot. Le Concordat avec le Pape "recléricalise" la France et fait des prêtres les auxiliaires du pouvoir. Le culte du Chef de l'Etat et les valeurs militaires de l'ordre, de l'obéissance et de l'honneur sont érigés en culture politique dominante. A l'extérieur, le Consulat de Bonaparte est marqué par la construction d'une hégémonie autoritaire sur les peuples "libérés" par les armées françaises (Hollande, Suisse, Italie du Nord, Allemagne rhénane) et par une réaction coloniale sanglante en Guadeloupe et à Saint-Domingue, accompagnée du rétablissement de l'esclavage en 1802. Aujourd'hui, la société propriétaire et les stigmates "bonapartistes" de la Constitution de la Ve République - la monarchie républicaine, la "verticalité du pouvoir" , le législatif marginalisé - suscitent la critique et interrogent la nature de notre "démocratie" et ses dysfonctionnements.
Belissa Marc ; Bosc Yannick ; Dalisson Rémi ; Dele
Résumé : Citoyenneté, République, Démocratie : trois termes qui nous sont familiers mais qui ont une histoire, des rapports réciproques et des significations changeantes du début de la Révolution française (1789) à la stabilisation de la Troisième République (1899) en France. Le sujet est vaste : il concerne aussi bien l'histoire des régimes politiques et des institutions, celle des pratiques citoyennes, républicaines et démocratiques, des rapports entre armée et citoyenneté, des formes d'acquisition de la citoyenneté pour les " étrangers ", celle de l'éducation civique par l'instruction, l'enseignement ou les arts, celle de la Contre-Révolution ou celle des statuts des personnes dans les espaces coloniaux. Bien que centrée sur l'histoire politique, la question au programme implique également de comprendre les évolutions économiques et sociales, mais aussi culturelles de la période, marquée en profondeur par la Révolution française et ses héritages. Regroupant spécialistes de la Révolution française, de l'Empire et du XIXe siècle, ce manuel entend être un ouvrage de synthèse, mais aussi un outil pédagogique à l'usage des candidats aux concours d'enseignement. Les exercices proposés, ainsi que les mises au point méthodologiques sont conçus dans l'esprit des nouvelles épreuves du CAPES d'histoire-géographie et de l'Agrégation. Les auteurs, tous engagés dans la formation des enseignants, ont veillé à ce que les sujets et leurs corrigés soient rigoureusement conformes à l'esprit du nouveau format des épreuves du CAPES et de l'Agrégation.