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LA CONVERSATION INTERIEURE. LA MEDITATION EN FRANCE AU XVIIE SIECLE.
BELIN CHRISTIAN
CHAMPION
80,00 €
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EAN :9782745306432
Au XVIIe siècle, théologie et littérature ont revécu l'étroite symbiose qui avait caractérisé la pensée chrétienne à l'époque des Pères, mais qui fut indéfiniment modulée au cours de l'histoire par les disciples de Benoît ou de Bernard, les spirituels rhéno-flamands, la devotio moderruz, les compagnons d'Ignace ou les fils du Carmel. A l'impermanence d'un monde sécularisé, où triomphaient la grimace et les Vanités, la piété chrétienne opposa la grâce des exercices spirituels et la profondeur de la " conversation intérieure ". L'oraison et la poésie dessinèrent l'iconostase claire-obscure du Christ en ses divers états Sauveur éternellement naissant (Bérulle) ou souffrant (La Ceppède) ; Visage caché dans le brouillard (Hopil) ; Libérateur paradoxal, toujours à l'agonie (Pascal) ; Maître intérieur à la voix discrète (blalebranche), dont la Seigneurie providentielle ordonne toute l'histoire humaine (Bossuet). Si le christianisme se confond, pour Bérulle, avec un " art de peinture ", on ne s'étonnera pas, avec Bossuet, de surprendre sans cesse " Dieu en représentation ", dans les Ecritures comme sur la scène du Monde, jusque dans les replis du couur ou de la conscience, et même dans cette simple attention naturelle de l'esprit à la recherche de quelque fondement, de quelque vérité (Descartes). Devait-on cependant faire sécession en son cloître intérieur, au huis-clos de la belle ténèbre, et se laisser ravir par Dieu vers l'envol contemplatif, ou bien discourir et fabriquer des images, avec des méthodes parfois déficientes, en espérant la sainte délectation ? On oppose trop facilement les mystiques et les anti-mystiques du siècle, sans mesurer combien la " science des saints ", chère à Saint-Cyran et fondée d'abord sur les Ecritures, concerne tout autant l'Oratoire et Port-Royal que les chantres de la quiétude désintéressée. L'inculturation du christianisme devint plus difficile au soir du XVIIe siècle, mais elle révèle moins le reflux des mystiques que celui du mystère.
Date de parution
01/01/2002
Poids
765g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782745306432
Titre
LA CONVERSATION INTERIEURE. LA MEDITATION EN FRANCE AU XVIIE SIECLE.
ISBN
274530643X
Auteur
BELIN CHRISTIAN
Editeur
CHAMPION
Largeur
160
Poids
765
Date de parution
20020101
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La passion croissante du public pour les techniques de méditation orientales pourrait laisser penser que l'Occident n'a pas développé cette pratique. Pourtant, la tradition méditative du christianisme est aussi ancienne que lui, et ne fut pas réservée aux mystiques. Des pères du désert à la prière du coeur des orthodoxes, en passant, entre autres, par Ignace de Loyola et les splendides oraisons du XVIIe siècle, ce livre s'interroge sur la nature profonde de la méditation chrétienne et ses différentes formes, prières, oraison, exercices spirituels, toutes manières de se tourner vers l'Absolu. Quelle recherche dirige la méditation: celle du vide? de la plénitude? Est-elle synonyme d'ascèse? Quand et comment la pratique-t-on? L'enseigne-t-on? Méditer est-ce contempler? comprendre? Comment esprit et corps interagissent-il? Quel rôle y joue la respiration, dans une religion où l'Esprit n'est autre que le Souffle divin? Quel est celui l'image, sachant que l'homme a été créé "à l'image de Dieu"? Ou encore celui de l'écriture? Autant de questions réfléchies dans cet essai qui se déroule lui-même comme une lumineuse et magnifique méditation sur le christianisme, reflétant ainsi la nature même de la méditation chrétienne. En effet, parce que la foi n'est jamais livrée clés en main, la méditation chrétienne est d'abord méditation du christianisme; et parce que la foi a pour objet non quelque chose, mais la personne du Christ, elle est méditation sur lui.
Parmi les voix autorisées de la République des Lettres, celle de Paulin d'Aumale, tiercelin du couvent de Nazareth, peut sembler inaudible. Ni théologien de profession, ni philosophe, ni même écrivain talentueux, il s'exprime à partir de son expérience de confesseur et de directeur de conscience, et son texte permet une approche peut-être moins balisée de l'affaire quiétiste. Le lecteur découvre un texte dépouillé d'éloquence ou d'apparat, immunisé contre les susceptibilités propres aux hommes de plume professionnels. Sur le manuscrit, le texte apparaît écrit en un seul jet, d'un seul tenant, sans aucune rature, dans l'urgence d'une conviction à transmettre. Le système de l'amour pur se livre à l'état brut, tel que peuvent le vivre les coeurs les plus généreux : c'est la version pragmatique, ou moins compassée, d'un courant spirituel qui toucha les publics les plus variés. A travers le jeu des questions/réponses, on ne quitte jamais l'intimité du dialogue qui unit le directeur et la personne qu'il dirige.
Les trois dialogues qui composent Rousseau juge de Jean-Jacques se situent à l'extrême de ce qui pouvait passer pour de la littérature au XVIIIe siècle, texte surprenant pour les défenseurs comme pour les adversaires de Rousseau. Dans une mise en scène pour le moins originale, et comme l'indique le titre, Jean-Jacques se fait juger par « Rousseau » en dialogue avec « le Français. » Vivant relativement isolé (et surveillé) à Paris après son exil, Rousseau les écrit entre 1772 et 1776 sous la forme d'un procès imaginaire intenté contre lui-même et dont il sortirait acquitté, sa réputation désormais sauvée aux yeux de la postérité. Si ses Confessions ont scandalisé (on n'en connaissait alors que la première moitié), ces dialogues apparaissaient comme le dernier cri d'un condamné, sinon comme une preuve certaine de sa folie. Rousseau résolut enfin de confier à Dieu lui-même ce texte extraordinaire en le déposant sur le maître-autel de Notre Dame de Paris?
Le Fromage "qui doit tout son mérite aux outrages du temps?" est certes affaire de temps mais aussi de talent. Issu d'une forme et donc tout d'abord formage, avant de devenir dans la langue (et sur la langue) le fromage, il bénéficie assurément d'une longue histoire culturelle, avec de fortes traditions. Présure, caillette, pâte persillée, hâloirs et même acariens, les mots abondent pour accompagner sa fabrication et sa dégustation, associées à des pratiques ancestrales mais aussi en constante évolution. À suivre donc de siècles en siècles, l'affinage des fromages passant aussi par l'affinage des mots. Expressions ("laisser aller le chat au fromage"?), proverbes ("L?été fromage mou, l'hiver, fromage puant?"), citations (quel auteur évoque "l'effervescence démoniaque"?), argots, jargons professionnels, mais aussi histoire de leurs boîtes, c'est un parcours culturel qui est organisé. Sans oublier l'analyse des mille et un noms de fromages, de France, de Suisse, du Québec, etc. Et que penser d'un fromage posé sur l??il? ou des "pieds du Bon Dieu"? Réponse rapide grâce à l'index. Tout en bénéficiant d'illustrations originales.
Darwin Charles ; Tort Patrick ; Bernard Christiane
Patrick Tortavec la collaboration deClaude RouquetteUN VOILIER NOMMÉ DÉSIRUn coeur à marée hauteAu cours de la première quinzaine du mois d'août 1831, tandis que le jeune Charles Darwin, âgé d'un peu plus de 22 ans, fraîchement diplômé de Cambridge et converti à la géologie par son cher et respecté maître et ami John Stevens Henslow (1796-1861), se livrait à des études de terrain dans le nord du pays de Galles en compagnie d'un autre professeur de la même université, Adam Sedgwick (1785-1873) - ou bien l'avait déjà quitté pour rejoindre des camarades à Barmouth -, une lettre, écrite par un certain George Peacock (1791-1858), proche de ce dernier et mathématicien influent, parvint à Henslow. L'offre qu'elle contenait devait jouer dans la vie et la carrière de Darwin un rôle absolument décisif:George Peacock à J.S. Henslow [samedi 6 ou samedi 13 août 1831]Mon cher HenslowLe Capitaine Fitz Roy est sur le point de partir pour effectuer les relevés de la côte méridionale de la Terre de Feu, visiter ensuite de nombreuses îles de la Mer du Sud & revenir par l'Archipel indien: le vaisseau est équipé expressément à des fins scientifiques, combinées avec le relevé [,]: il fournira donc une occasion rare pour un naturaliste et ce serait un grand malheur si elle devait être perdue:On m'a proposé de recommander une personne appropriée pour partir à titre de naturaliste avec cette expédition; elle sera traitée avec tous les égards; le Capitaine est un jeune homme aux manières très avenantes (un neveu du duc de Grafton), d'un grand zèle dans sa profession et dont on parle avec une très haute estime; si Léonard Jenyns pouvait partir, quels trésors il pourrait rapporter avec lui à son retour, étant donné que le navire serait mis à sa disposition chaque fois que ses recherches le rendrait nécessaire ou souhaitable; faute d'un naturaliste aussi accompli, est-il une personne que vous pourriez recommander fortement: une personne d'une qualité telle qu'elle ferait honneur à notre recommandationRéfléchissez-y: ce serait une perte grave pour la cause de la science naturelle si cette belle occasion était perdue Le navire appareille vers la fin de septembre].Pauvre Ramsay! Quelle perte pour nous tous et particulièrement pour vousÉcrivez-moi immédiatement et dites-moi ce que l'on peut faire Croyez-moi | Mon cher Henslow | Très sincèrement vôtre | George Peacock.7, Suffolk Street | Pall Mall East[P.S.]Mon cher HenslowJ'ai écrit cette lettre samedi, mais c'était trop tard pour la Poste: Quelle magnifique occasion ce serait de former des collections pour nos musées: écrivez-moi immédiatement et veillez à ce que cette occasion ne soit pas perdueCroyez-moi | Mon cher Henslow | Très sincèrement vôtre |Geo Peacock 7, Suffolk St. |Lundi