Une famille d'Indiens de Patagonie fuit un îlot du Sud, protégé par une mission en décrépitude, avec l'espoir de gagner un Nord plus pacifique. Dans un long périple à travers steppes, forêts, canaux et glaciers, elle croise tragiquement la route des chasseurs de phoques, puis celle des éleveurs anglais venus faire fortune dans ce nouveau Far West, et qui s'apprêtent à déclarer les Indiens "calamité nationale". Ni témoignage ni document ethnographique, Fuegia est un roman au souffle inoubliable, hanté par les souffrances de ceux qui vivaient encore, il y a à peine un siècle, en cette région du bout du monde: la Terre de Feu. Dans un sublime décor battu par la mer et les tempêtes, ce livre mémorial fait entendre la clameur d'un peuple en voie d'extermination.
Nombre de pages
256
Date de parution
04/06/1999
Poids
260g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782742712373
Titre
Fuegia
Auteur
Belgrano Rawson
Editeur
ACTES SUD
Largeur
115
Poids
260
Date de parution
19990604
Nombre de pages
256,00 €
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Une famille d'Indiens de Patagonie fuit un îlot du Sud, protégé par une mission en décrépitude, avec l'espoir de gagner un Nord plus pacifique. Dans un long périple à travers steppes, forêts, canaux et glaciers, elle croise tragiquement la route des chasseurs de phoques, puis celle des éleveurs anglais venus faire fortune dans ce nouveau Far West, et qui s'apprêtent à déclarer les Indiens "calamité nationale". Ni témoignage ni document ethnographique, Fuegia est un roman au souffle inoubliable, hanté par les souffrances de ceux qui vivaient encore, il y a à peine un siècle, en cette région du bout du monde: la Terre de Feu. Dans un sublime décor battu par la mer et les tempêtes, ce livre mémorial fait entendre la clameur d'un peuple en voie d'extermination.
A la barre d'une goélette d'un autre âge, un capitaine argentin affronte la violence des mers australes. L'entreprise teint de la gageure, qui le porte à rallier le Pacifique par la plus intraitable des voies maritimes : le mythique cap Horn. L'époque de la marine marchande à voile est révolue et la poignée d'irréductibles marins qui l'accompagne paiera d'un bien lourd tribut le prix de cet apparent caprice. Son épouse Dolores embarque à ses côtés pour cette singulière odyssée, où l'amour sera le seul point d'ancrage dans la troublante dérive vers la mort. Le titre dit le sort de cette traversée où les navigants connaîtront des fortunes diverses mais toutes funestes. En contrepoint à leur souffrance dépouillée ici de toute emphase - Eduardo Belgrano Rawson manie la plume comme le sextant, avec une acuité et une mesure extrêmes-, la narration se ramifie en de savoureuses chroniques autour de chacun des personnages, où l'humour le dispute à la cruauté et l'érotisme à la tendresse. La relation primitive et partant fatale entre l'homme et la mer participe de la fascination instinctive pour les frontières de la vie et de la mort. Le Naufragé des étoiles s'inscrit au centre de ces deux pôles, dans le formidable espace de liberté qui échappe aux territoires de la raison et à son infini répertoire des convenances.
Avril 1961. Des mercenaires contre-révolutionnaires s'apprêtent à débarquer sur la baie des Cochons, et Cuba à rendre fous les puissants de ce monde. Officieusement à la man?uvre, la CIA orchestre l'invasion par des messages radiophoniques codés que susurre la voix rauque d'une croqueuse d'hommes recrutée dans un bordel de Miami. Après la narration désopilante et corrosive des quelques heures de confrontation, c'est à leurs conséquences sur les destins individuels que l'auteur s'attache, sans aucun dogmatisme, mêlant personnages imaginaires et réels. Aux côtés des dirigeants des deux bords et de grands reporters engagés, on croise ici de flamboyants porte-parole (Hemingway, Malcolm X ou Orson Welles...). Mais c'est par le prisme des expériences anecdotiques d'une multitude de sans-grade que nous apparaîtra le plus retentissant fiasco de l'ère Kennedy marquant l'apogée de la révolution cubaine. Dans la distribution de ce grand film en noir et blanc : des fillettes alphabétiseuses, des machistes léninistes, des hommes-grenouilles désaxés, des miliciennes ?uvrant à la rédemption de prostituées toutes ces petites gens dont se nourrit toujours la grande Histoire. En toile de fond de ce "roman de non-fiction" les années 1960 avec le rock, les transistors, la conquête de l'espace, mais aussi des résonances actuelles pour nous remettre en mémoire près d'un demi-siècle de turbulences et de tragédies entre les deux Amériques.
Nicolas Mathieu ouvre pour nous une fenêtre sur le ciel avec ce roman qui n’est constitué que de déclarations d’amour. Son entrelacs de textes composent un hymne à la vie et à ses moments forts. Magnifié par les illustrations d’Aline Zalko.