S'il est un livre qu'il est difficile - voire impossible - de conseiller à ses amis, c'est bien celui-ci. Vous pouvez tout à fait rentrer dans cet exercice littéraire original (le narrateur ne se présentera jamais, tous les verbes sont à l'infinitif), ou ne pas y rentrer, rester à la porte de ce Central où il ne se passe rien de passionnant (ni meurtre, ni intrigue à caractère sexuel, ni secret de famille pesant, ni rapports de pouvoir effrayants). L'intérêt du livre est ailleurs. Dans la description de la vie de l'entreprise, dans toutes ces petites phrases qui donnent une idée de ce que peut être le départ du dernier cadre d'une structure de plusieurs personnes ; et de fait, la centralisation du pouvoir décisionnel loin des ouvriers, des techniciens. Il y avait un risque dans ce livre, celui du discours réactionnaire "C'était mieux avant?", un risque que Beinstingel évite, contourne avec brio. On trouvera en ces pages quasiment toute l'histoire du téléphone en France et de ceux qui ont permis depuis plus d'un siècle qu'hommes et femmes puissent se joindre, communiquer, malgré la distance, malgré les différences. Et c'est bien de cela qu'il est question ici, la démocratisation de la communication, la possibilité de se parler que l'on soit ouvrier ou médecin, cadre ou chômeur. Central est un livre exigeant qui demande une grande concentration au moment de la lecture, mais c'est aussi un ouvrage d'une richesse insoupçonnable.--Thomas Day--
Nombre de pages
250
Date de parution
23/08/2000
Poids
279g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782213607344
Titre
Central
Auteur
Beinstingel Thierry
Editeur
FAYARD
Largeur
135
Poids
279
Date de parution
20000823
Nombre de pages
250,00 €
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Remplir les étagères vides avec le fatras étalé au milieu de la pièce", voilà la tâche que doit accomplir un intérimaire, isolé pendant une semaine dans un entrepôt pour ranger des composants mécaniques. Répétition des gestes, des pensées, et des jours: le travail, le repas dans la gamelle, le retour chez soi par le même bus, le même train, les brefs instants de vie de famille, le sommeil harassé... On travaille, semblable à ces milliers d'intérimaires qui se louent ici un mois, là quinze jours, éléments d'une mécanique, composants d'un ensemble qui le plus souvent les dépasse. Comme dans son précédent roman, Thierry Beinstingel plonge le lecteur au c'ur du monde du travail dans ce qu'il a de déshumanisant et d'absurde, tout en donnant naissance à une "poétique sociale" où les vérins à vis coulissante et les filetages trapézoïdaux, les crémaillères à denture droite triple rang finissent par former un recueil, lignes lumineuses de tout ce temps perdu au travail.
Des clochers raclent le ciel comme des navires échoués, tout un paysage tangue au fil de ces pages: au milieu des terres labourées, un tracteur Fiat bleu passe; à son volant, un ouvrier agricole. C'est son histoire qui est ici racontée. Ses semaines, partagées entre les champs, le café du village sur la nationale, la bâtisse familiale au décor inchangé depuis son enfance, les bals du coin, qu'il fréquente assidûment pour tromper sa solitude erencontrer, qui sait, la femme de sa vie. Mais quelle est celle qui voudra de cet homme entre deux âges, sa veste pied-de-poule un peu démodée sur les épaules? Et que fera-t-il lorsqu'il découvrira un soir, en rentrant dboulot, sa mère morte dans le poulailler, face contre terre? Son histoire est aussi celle d'un monde qui finit, où les petites exploitations meurent, et où la télévision, lucarne vide de sens, luit dans la nuit des fermes. Reste la beauté des paysages et des chemins creux, que l'auteurdans un souffle, rend palpable
On a tous un CV. Brillant ou terne, modeste ou ronflant. Ceux qui changent souvent d'emploi le mettent à jour régulièrement, comme les grands voyageurs renouvellent leur passeport. Mais que reflète-t-il ? Que dit-il de ce que nous sommes vraiment ? Nous passons en moyenne huit mille jours de notre vie au travail. Et tout cela tiendrait sur une page, banal rectangle de 21 par 29,7 centimètres ? CV : n'était-il pas urgent d'en faire un roman ?Thierry Beinstingel travaille toujours dans les télécommunications et exerce actuellement le métier de Conseiller en mobilité dans un Service de Ressources Humaines.
Dans ces quarante et une histoires, les animaux n'occupent pas nécessairement une place centrale. Pourtant, qu'ils traversent seulement le récit ou s'y complaisent longuement, ils nous sont familiers. Nous les croisons tous les jours sans, prendre garde, ils font partie du décor, rythment notre vie. Un poisson meurt, un chat nous attend, un pigeon passe au milieu d'une journée de travail, un chevreuil s'immobilise au bord d'une route et ce chien qui aboie en pleine nuit nous replonge en enfance. Dans ce que nous croyons maîtriser, ils nous apportent l'imprévu. Ils sont la revanche de l'indompté sur le prévisible, de Vendredi sur Robinson. L'apprivoisé se rebiffe, l'ombrageux sort de l'ombre. Tendre et drôle, l'auteur renouvelle avec bonheur le genre du bestiaire pour mieux parler de l'homme. Biographie de l'auteur Né à Langres en 1958, thierry beinstingel signe avec ce bestiaire domestique son septième ouvrage. Il a publié dernièrement cv roman (Fayard, 2007).
Le Sûtra du Lotus est sans aucun doute l'un des textes fondamentaux du Mahâyâna. Depuis plus de quinze siècles, dans la version de Kumârajîva, il scandé la pratique des bouddhistes de l'Extrême-Orient et permis à des millions d'entre eux d'approfondir le message du Bouddha. Ce livre canonique connaît actuellement une renaissance impressionnante en Chine, en Corée, voire au Vieêt-Nam. Au Japon, il a joui d'une ferveur ininterrompue : les plus croyants continuent à en réciter des passages chaque jour et des mouvements religieux ne cessent de le diffuser pour en faire la Bible du bouddhisme. Grandiose fresque, le Sûtra du Lotus apparaît comme une mise en scène, à l'échelle cosmique, de la prédication du Bouddha, illustrée de paraboles décrivant les différentes étapes qui mènent à l'Eveil. Au cours des âges, poètes et artistes en ont exploré et transposé les innombrables images. Ses virtualités philosophiques, dont le sens peut paraître aujourd'hui obscur, furent mises en valeur par des commentateurs issus de tous les courants du bouddhisme. Le Sûtra du Lotus, dont l'original sanscrit a été magistralement traduit au XIXe siècle par Eugène Burnouf, fut propagé à travers toute l'Asie dans la version en chinois classique qu'en fit Kumârâjiva au Ve siècle. C'est cette dernière qui est présentée pour la première fois en français, avec ses deux traditionnels sûtra d'accompagnement. Le Livre des sens innombrables et Le Livre de la contemplation du Sage-universel.
Si le Soûtra du Diamant et le Soûtra du C'ur sont célèbres dans l'ensemble du monde himalayen et sino-japonais, faisant l'objet de récitations et de méditations quotidiennes sur le sens de la vacuité universelle dans le bouddhisme tibétain et zen, il n'en est pas de même du Soûtra de la Pousse de Riz, injustement méconnu, et traduit ici pour la première fois en français. Il s'agit pourtant d'un texte clé des débuts du Mahâyâna, qui traite de tous les aspects de la production interdépendante en soulignant l'irréalité fondamentale des éléments qui la constituent. Loin d'être un culte du néant, cette insistance sur la vacuité, propre au Grand Véhicule, fait voler en éclats le cadre étroit de l'être et de la substance, si chers à nos philosophes occidentaux, et débouche sur la mise en ?uvre d'une compassion sans limites.
Le monde de l'art fonctionne comme une société secrète mondiale qui agit en plein jour. Le délit d'initiés n'y est pas interdit, mais recommandé. Décréter quels sont les «bons artistes», les «bonnes toiles», les «bons acheteurs», influencer les enchères, faire et défaire les cotes est le domaine réservé d'une centaine de décideurs.La crise financière de 2008 a certes secoué le monde de l'art, mais le système n'est pas près de s'effondrer. L'art est partout: dans la mode, dans la maison, dans la rue. C'est la fièvre de l'art: des amateurs de plus en plus nombreux veulent accéder à leur tour à ce pays des merveilles et s'y sentir aussi chez eux.Pour leur permettre de connaître de l'intérieur ce milieu opaque, et qui voudrait le rester, deux journalistes indépendantes ont mené l'enquête pendant plus de deux ans, de Shanghai à New York, de Berlin à Miami.Danièle Granet a fait toute sa carrière dans la presse écrite (L'Express, Le Figaro, Le Nouvel Économiste, Novapress).Catherine Lamour a commencé sa carrière au Monde. Elle a créé et dirigé le département des documentaires de Canal +.
Laurentin René ; Sbalchiero Patrick ; Etchegaray R
Biographie de l'auteur Théologien réputé, historien et journaliste religieux, auteur de nombreuses études d'exégèse et spécialiste des apparitions mariales, l'abbé Laurentin a publié récemment aux Éditions Fayard Découverte du secret de la Salette (avec l'abbé Corteville) et Le Nouveau Diatessaron.Docteur en histoire et journaliste, Patrick Sbalchiero enseigne à l'École cathédrale de Paris. Directeur de la revue Mélanges carmélitains, il est notamment l'auteur d'Enquête parmi les voyants (Éditions de Paris, 2007) et de Jean Paul II et les canonisations (Fayard, 2007). Il a dirigé les publications du Dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétiens (Fayard, 2002) et du Dictionnaire des "apparitions" de la Vierge Marie, avec René Laurentin (Fayard, 2007).