Premier ouvrage de littérature chinoise chez Ypsilon, nous sommes très heureux de commencer à explorer ces lettres par la publication d'un récit autobiographique d'un très important poète contemporain. D'autant plus que, pour qui connait Bei Dao, il est étonnant de voir cet auteur s'adonner à cet exercice de mémoire, mais justement il le fait à sa manière très singulière. S'ouvrent les portent de la ville est le livre d'un poète exilé qui se fait ethnographe. Nous découvrons son Pékin, le temps passé et le présent d'un horizon lointain. Et Pékin tout court si on vient de loin... et soudain tout ce qu'on sait ou qu'on imagine savoir sur cette ville et son histoire récente (deuxième moitié du XXe siècle) commence à bouger et on commence à chercher des contours, des repères... En 2001, alors qu'il a passé la cinquantaine, Bei Dao retourne pour la première fois dans sa ville natale, après un exil forcé de onze ans, suite aux événements de la place Tian'an men ainsi qu'à des prises de position, faites à l'étranger, sur cette période de l'histoire chinoise. Il ne reconnaît plus la ville où il est né, a grandi et a vécu quarante années de sa vie. C'est un choc pour lui. Dans ce livre, il invite le lecteur à remonter le fil du temps et des événements qui ont marqué sa vie, celle du Pékinois qu'il était et qu'il est resté, mais aussi, plus largement celle d'un peuple tout entier : les débuts du pouvoir communiste (il est né en 1949, année qui a vu la fondation de la République populaire), le grand Bond en avant, la Grande famine, la campagne anti-droitistes, la Révolution culturelle et la guerre civile qui l'a marquée. Ce livre, recherche de l'enfance et de l'adolescence perdues, se veut aussi une ethnographie de cette ville qui l'a hanté pendant son exil : ses lumières, ses odeurs, ses bruits, les petits métiers, les habitants, tout cela qui constitue la petite histoire inscrite au coeur de la grande. Dans ces mémoires le poète se livre plus qu'il ne l'a jamais fait, lui dont la poésie est comme une noix dont il faut casser la coquille. Le ton est juste, l'observation aiguë, la critique souvent acérée, humour et poésie le disputent à l'émotion.
Nombre de pages
380
Date de parution
19/06/2020
Poids
336g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782356540973
Titre
S'ouvrent les portes de la ville
Auteur
Bei Dao ; Chen-Andro Chantal
Editeur
YPSILON
Largeur
115
Poids
336
Date de parution
20200619
Nombre de pages
380,00 €
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Une tentative de suicide, un père qui retrouve sa fille après vingt ans d'exclusion, un couple en crise, les affres de l'écriture au quotidien, une procédure d'internement digne de Kafka, tels sont les sujets de ces courts récits écrits et publiés sous divers pseudonymes en Chine entre 1978 et 1985, après l'effondrement du maoïsme. On retrouve dans ces textes, nouveaux et pleins d'audace pour l'époque, les caractéristiques du style de Bei Dao, romancier ou poète : retenue, concision, analyse lucide et rigoureuse qui contient l'émotion.
Paysage au-dessus de zéro complète le choix anthologique opéré dans le précédent recueil Au bord du ciel (Circé, 1995), pour les ?uvres écrites entre 1989 et 1996. A cette quarantaine de poèmes viennent s'ajouter la totalité de ceux parus en chinois sous le titre Décodage (Kaisuo, 1999). Ils sont suivis d'un entretien daté de 2003 avec un critique chinois et d'un texte de la traductrice. Dans ce nouveau recueil, le lecteur retrouvera les préoccupations qui ont toujours été celles de Bei Dao :l'attention portée à la langue, le goût pour les formes courtes, pour le paradoxe. Cette écriture, qui se remet sans cesse en question, et qui est, par là même, interrogation sur l'existence, se nourrit du rapport à la tradition. A la poétique chinoise ancienne Bei Dao emprunte la valorisation du lyrisme, " l'importance accordée à l'image et au champ dans lequel elle opère ", la valeur allusive. Plus que jamais, il nous montre que les liens qui unissent le poète et la langue sont prédestinés, et qu'il reste ce marcheur infatigable en quête de l'essence de la poésie.
...Libérer ce qui est enseveli par l'Histoire, d'exorciser, par le langage, les cauchemars de l'Histoire, et dans le même temps, le cauchemar personnel". "C'est la langue chinoise qui me soutient. Dans un contexte où tout est étranger, la langue est le refuge où, grâce à la poésie, je peux me retrouver. C'est ce qui donne la force de supporter cette vie d'exil. Il y a la responsabilité de préserver cette langue. Lexil ? Le jour où j'ai commencé à écrire des poèmes, c'était l'exil. D'autres auteurs l'ont dit avant moi..."
Langston Hughes (Joplin, 1902-New York City, 1967), poète, romancier, éditorialiste et militant pour les droits civiques, est l'une des grandes figures de la littérature américaine du XX ? siècle et une icône de la littérature noire américaine. Il se fait remarquer dès son premier livre The Weary Blues - Le Blues usé un recueil de poèmes publié en 1926, dont nous publions aujourd'hui, pour ses 100 ans, la première traduction française. Son écriture lyrique et engagée s'impose dans le paysage littéraire nord-américain et marque profondément plusieurs générations d'écrivains et d'artistes africains-américains de James Baldwin à Toni Morrison, Nina Simone et Angela Davis, Ta-Nehisi Coates et Everett Percival, pour ne citer que les plus connus en France. Dès ce premier livre, Langston Hughes affirme une posture poétique et politique : écrire non pour soi seul, mais pour un peuple - celui des Noirs américains. En 2017, lorsque le National Museum of African American History and Culture à Washington D. C. ouvre ses portes, un vers de The Weary Blues - Le Blues usé est choisi pour figurer sur le dernier mur de l'exposition permanente, en lettres d'or géantes le vers I, TOO, AM AMERICA. Par sa force, ce vers de Hughes est devenu l'un des emblèmes les plus puissants de la littérature américaine résonnant par-delà les frontières.
La revue Fire !! (Feu !! ) est l'une des premières et des plus importantes, certainement la plus radicale, des revues africaines-américaines des folles années 1920. Elle a été conçue par un groupe de sept jeunes écrivain/e/s et artistes, qui joueront un rôle essentiel dans le mouvement de la Renaissance Noire ou Renaissance de Harlem. Parmi eux, deux figures majeures de la littérature noire américaine du XXe siècle : Langston Hughes et Zora Neale Hurston (auteur/e/s incontournables pour des écrivain/e/s américain/e/s comme James Baldwin et Toni Morrison). Le but du collectif était de pouvoir exprimer l'expérience africaine-américaine dans un style nouveau, moderne et réaliste, par les moyens de la littérature et de l'art. En novembre 1926 paraît le premier, et le seul, numéro de la revue Fire !! qui marqua l'époque et les générations futures d'artistes et écrivain/e/s. Notre nouvelle édition de Feu !! vient célébrer ses 100 ans !
En huit poèmes et cinq dessins, Djuna Barnes fait le portrait des "répulsives" du New York des années 1910. Vaguement identifiées, ces figures sont avant tout des corps soumis au confinement général et à la "vie défaite" de l'ordre victorien. Le Livre des répulsives fait le portrait de ces corps dans l'espace qu'ils s'approprient et qu'ils projettent, par l'exercice assumé de leurs désirs et le contournement des stigmates du féminin. C'est le premier livre de Djuna Barnes. Il est traduit pour la première fois en français.