Maine de Biran (1766-1824) naquit à Bergerac et consacra une partie de son temps aux charges publiques : conseiller général de Dordogne en 1802, sous-préfet en 1806, membre du Corps législatif en 1812, mais dénonçant en 1813 la politique guerrière de Napoléon, il traverse avec bonheur tous les régimes. C'est que l'essentiel, pour lui, est dans les travaux philosophiques auxquels il consacre le plus clair de son temps. Novateur, c'est un philosophe du " sentiment de l'existence ", à la différence de ses prédécesseurs qui réduisent le moi au sujet connaissant. Il introduit dans la pensée une dimension " existentielle " dont on retrouvera les échos plus d'un siècle après, et qui lui permet de construire une philosophie du sujet qui s'appuie sur la subjectivité : le moi est fluctuant, changeant, douloureux... Notre existence commence par le sentiment, qui permet l'émergence du concept de " vie intérieure ". Une théorie originale du moi se construit, avant Bergson, avant Freud, avant l'existentialisme. Cette anthologie, centrée sur le thème de la " vie intérieure ", permet de rendre compte au mieux de la complexité de sa pensée. Six chapitres réunissent des textes de quelques pages qui présentent chacun un thème, un aspect de sa réflexion, et donnent la possibilité de se familiariser avec son univers.
Nombre de pages
307
Date de parution
14/09/1995
Poids
320g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782228889193
Titre
Maine de Biran, la vie intérieure
Auteur
Bégout Bruce
Editeur
PAYOT
Largeur
125
Poids
320
Date de parution
19950914
Nombre de pages
307,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'être-au-monde comme expérience de l'immersivitéCet essai philosophique se propose de mettre au jour une dimension oubliée de nos existences : notre appartenance concrète au monde et la manière dont nous y participons de manière corporelle et affective. Alors que dans nos relations aux choses et aux autres domine la pensée de la distinction, qui sépare et relie, l'auteur fait le pari d'exhumer une manière d'être au monde originelle, précédant toute coupure. Telle serait la pensée mersive, qui, à travers l'expérience des ambiances, de l'immersion dans le paysage, de la captation par l'aura d'un visage, de notre sensibilité au climat, cherche à comprendre notre être-dans le monde, notre communication immédiate et directe avec ce qui nous entoure. La redécouverte de cette mersivité, de notre être plongé dans le monde et la nature, est une étape théorique importante dans le dépassement du dualisme et de l'anthropocentrisme qui ont conduit à la crise écologique que nous traversons.
Lorsqu'il arrive, en août 1938, à Fribourg-en-Brisgau, Leo Van Breda, jeune père franciscain et étudiant en philosophie à l'Université de Louvain, est loin de se douter de ce qui l'attend. S'il se rend dans l'Allemagne nazie, c'est qu'il veut consulter pour son travail de thèse des inédits de Husserl, philosophe d'origine juive, mort quelques mois plus tôt. Mais la situation est difficile. La veuve de Husserl vit à l'écart, isolée par les mesures antisémites du régime, nous sommes à la veille de la crise de Munich, tout est imprégné par un climat de paranoïa et de terreur. Lorsqu'il parvient enfin à rencontrer Malvina Husserl, il se rend compte de la masse énorme des écrits que son mari a laissée. Plus de quarante mille pages de manuscrits. Alors, sous le coup d'une impulsion soudaine, il décide de les sauver de la destruction probable et, abandonnant son travail de recherche, se lance dans le tourbillon de l'Histoire. Il ne sait pas que la Gestapo est déjà sur ses traces.
Quelle ville contemporaine, parmi la myriade des cités qui ont connu une explosion démographique ces cinquante dernières années, devrions-nous choisir pour accéder au sens de notre époque, pour espérer entrevoir le secret de notre présence au monde ? Existe-t-il une métropole capable de contracter - comme l'on contracte une maladie ou une habitude - tous les caractères et les tics de notre temps, de les incorporer à ses bâtiments, à ses monuments, à ses habitants, d'en faire son horizon urbain ? Si au XIXe siècle, Berlin ou Londres auraient pu faire office de substituts de premier choix à Paris, la décision du XXe siècle est sans délibération : Los Angeles. Dans un essai qui peut rappeler les meilleures pages du sociologue urbain Mike Davis, Bruce Bégout signe une fois de plus un grand livre sur une cité qui dépasse et déborde toutes les tentatives d'encerclement et de simplification.
Posez une question, Bryson y répond dans ce livre, clair, synthétique, vivant, truffé d'anecdotes, qui conjugue avec bonheur science et sourire. Vous y apprendrez sans efforts par quels hasards, traits de génie, intuitions, déductions, expérimentations, débats, les hommes en sont arrivés à connaître le monde tel qu'ils le connaissent aujourd'hui. Tout y est (ou presque) de l'histoire des sciences, de notre planète et de l'univers. Un merveilleux compagnon, dont la lecture devrait être recommandée à tous les collégiens? et à leurs parents!Ce livre a été un best-seller en France et dans le monde entier. Il a reçu le prestigieux prix Aventis du meilleur livre de vulgarisation scientifique et l'Union européenne lui a décerné le prix Descartes pour la communication scientifique.
Pourquoi Descartes était-il toujours attiré par les femmes qui louchaient, et Rousseau excité par un trait émotionnel très particulier ? Pourquoi y a-t-il des fétichistes de l'?il, de la main, des cheveux, de l'odeur, du mouchoir, de la voix, des fesses, des bottines (la liste est infinie), voire d'une qualité psychique ? Qu'est-ce que le fétichisme sexuel ? Dans ce texte fondamental qui marqua les plus grands psychiatres (Krafft-Ebing), psychanalystes (Freud) et sexologues (Ellis), Alfred Binet (1857-1911) dévoile comment, et pourquoi, par le biais d'un fétiche, il peut arriver à chacun d'entre nous d'obtenir une excitation sexuelle.
Résumé : Si les parents et leur comportement étaient à l'origine de tous les troubles et de toutes les difficultés que vivent leurs enfants, les choses seraient simples : les parents compréhensifs, éclairés et aimants auraient toujours des enfants heureux et équilibrés , les parents durs, injustes et sans tendresse auraient toujours des enfants névrosés qui deviendraient à leur tour des parents névrosés. Pour Edmund Bergler, ce sont les "élaborations internes" que l'enfant a de ses expériences, les fantasmes qu'il choisit de créer à partir de son environnement, qui ont l'effet le plus tenace. C'est ce qui expliquerait pourquoi les résultats de l'influence extérieure sont limités, voire contradictoires, et pourquoi parents et éducateurs contrôlent moins l'avenir de l'enfant qu'on ne le croit généralement. Ils sont en tout cas impuissants devant cette force décisive qu'est l'élaboration inconsciente des fantasmes de l'enfant. Formé au sein de l'école viennoise, émigré en 1937 aux Etats-Unis, où il est mort en 1962, Edmund Bergler est l'un des grands noms de la psychanalyse. Il est l'auteur de "La Névrose de base" (Petite Bibliothèque Payot nº 382).
Oublier un nom, casser un bibelot familier, se tromper de clefs, commettre un lapsus, tous ces petits accidents ordinaires doivent s'interpréter comme des manifestations de l'inconscient. En effet celui-ci travaille sans cesse, infatigablement. Freud a montré comment le rêvé était la voie royale d'accès à l'inconscient. Il dessine dans cet ouvrage de 1901 d'autres chemins vers cette part qui échappe à notre contrôle et qui, par ses manifestations, traduit nos désirs.