La perte et la mémoire. Vandalisme, sentiment et conscience du patrimoine à Lyon
Béghain Patrice ; Kneubühler Michel
FAGE
38,00 €
Epuisé
EAN :9782849753880
L'inscription en 1998 par l'UNESCO du site historique de Lyon sur la liste du patrimoine mondial marque la reconnaissance d'"un exemple éminent d'établissement urbain". Vaut-elle absolution des atteintes portées, par le vandalisme, à la ville et à ses monuments ? Si Lyon présente le caractère d'une continuité historique exceptionnelle, sur plus de vingt siècles, il n'en a pas moins souffert, de la ruine de la ville gallo-romaine aux entreprises de l'urbanisme destructeur des 19e et 20e siècles, des atteintes du vandalisme. L'occupation protestante en 1562 et les effets de la nationalisation des biens du clergé durant la période révolutionnaire ont fait disparaître de nombreux édifices religieux, les politiques dévastatrices menées tout au long des 19e et 20e siècles, sous le prétexte du renouvellement urbain, ont touché la ville dans sa forme et sa matière, parfois dans son identité même, comme en témoigne la disparition récente de son patrimoine industriel. Cet ouvrage, nourri d'une recherche historique approfondie et largement illustré, est la première tentative de synthèse des effets du vandalisme à Lyon et de la constitution progressive d'une conscience patrimoniale locale. Il ne se veut ni accusateur, ni nostalgique, mais a le souci de rappeler les responsabilités des uns dans la perte et les combats des autres pour la mémoire. En des temps troublés, il vise aussi à rappeler que l'avenir d'une cité tient aussi à la détermination qu'elle met en oeuvre à assumer ce qu'elle a été. Se remémorer pour prévenir. A cet égard, il s'agit ici d'un livre engagé, au service d'une certaine idée de la ville.
Nombre de pages
320
Date de parution
03/12/2015
Poids
1 750g
Largeur
246mm
Plus d'informations
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EAN
9782849753880
Titre
La perte et la mémoire. Vandalisme, sentiment et conscience du patrimoine à Lyon
Auteur
Béghain Patrice ; Kneubühler Michel
Editeur
FAGE
Largeur
246
Poids
1750
Date de parution
20151203
Nombre de pages
320,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Née Jadis d'une approche prioritairement esthétique, la notion de patrimoine connaît depuis quelques décennies un développement international considérable et se voit, dans un environnement marqué par la diversification culturelle des sociétés et par la mondialisation, exposée à de nouveaux défis. Explosion du tourisme de masse, avec pour corollaires l'uniformisation et le mercantilisme, mais aussi affaiblissement du rôle des Etats et primat de l'économique font peser des risques nouveaux sur l'intégrité des objets patrimoniaux, qu'ils soient matériels ou immatériels. Ils doivent aussi être préservés de la menace conjointe du communautarisme et du repli identitaire, afin de demeurer valeur d'échange et de partage. L'auteur en appelle donc à un nouveau "pacte patrimonial" tant à l'intérieur de chaque société que dans les relations entre pays, avec en balance la délicate question du retour des biens culturels vers leur pays d'origine, qui fait ici l'objet d'une approche engagée.
Il ne se passe guère de jour sans que les médias évoquent une actualité patrimoniale. Au diapason de cette abondance d'informations, l'essor du tourisme culturel et de la fréquentation des monuments et musées témoigne de la place que le patrimoine occupe dans nos sociétés. Cet ouvrage se présente sous la forme pratique d'un dictionnaire, qui rassemble quelque deux cent vingt-cinq notices consacrées à des personnalités, des sites et des monuments, des organismes ou des thèmes liés à ce "fait social total" qu'est le patrimoine. Dû à deux spécialistes, Patrice Béghain, ancien directeur régional des affaires culturelles, et Michel Kneubühler, longtemps impliqué dans l'organisation des Journées européennes du patrimoine, il présente la notion de patrimoine dans son évolution historique, de l'Antiquité à la période la plus récente.
Béghain Patrice ; Kneubühler Michel ; Stuccilli Je
Depuis 2010, la Bibliothèque municipale de Lyon conserve plusieurs cartons d'archives relatifs au poète René Leynaud (1910-1944), journaliste au Progrès de Lyon, qui fut un des cadres de la Résistance à Lyon et dans la région avant d'être assassiné le 13 juin 1944 par les nazis. Au sein de ce corpus figurent, outre de nombreuses coupures de presse, plusieurs dizaines de pages de manuscrits ou de tapuscrits constituant ? sous forme de poèmes, mais aussi de textes en prose ? l??uvre de ce jeune poète abattu avant d'avoir fêté ses trente-quatre ans. Outre la trentaine de Poésies posthumes publiées en 1947 par Gallimard ? grâce à Francis Ponge et Albert Camus, amis proches du poète ?, le livre donne à lire une soixantaine de textes inédits. Au-delà, les informations découvertes dans d'autres archives, publiques comme particulières, ou recueillies grâce à des recherches documentaires approfondies mettent en lumière la riche personnalité de René Leynaud, ses amitiés intellectuelles, artistiques ou littéraires, son activité journalistique ainsi que son engagement précoce, constant et déterminé dans la Résistance. Une contribution de l'historien d'art Jean-Christophe Stuccilli souligne par ailleurs les liens privilégiés qu'entretenait le poète avec ses amis artistes Jean Martin et Émile Picq. En clôture de l'ouvrage, un « Tombeau de René Leynaud » réunit une sélection de textes publiés après sa mort par ses amis ? outre Ponge et Camus, René-Guy Cadou, Georges Garampon, Armand Henneuse, Pascal Pia et Roger Guibeaud ? ainsi que l'hommage rendu en 1994 par Bernhard Beutler, alors directeur du Goethe-Institut de Lyon, a? l'origine d'une re?e?dition bilingue des Poe?sies posthumes. Cette édition est présentée et commentée par Patrice Béghain et Michel Kneubühler, co-auteurs ? entre autres ? de plusieurs ouvrages sur le patrimoine lyonnais.
Le Poème de l'âme, cycle pictural et littéraire unique dans l'histoire de l'art français, occupe une place majeure dans le parcours artistique de Louis Janmot (Lyon, 1814-1892). Entrepris à Rome au milieu des années 1830, présenté pour la première fois en 1854, puis, après plusieurs expositions au rythme des Salons parisiens, parvenu à une version presque définitive en 1879, il connaît en 1881, grâce à son ami Félix Thiollier, une diffusion plus large que les expositions dont il a bénéficié jusque-là à Lyon et à Paris, sous la forme d'un album, où les dix-huit tableaux et les seize dessins sont reproduits, accompagnés des deux mille huit cent quatorze vers qui en forment le commentaire. La présente édition reprend le contenu de l'album de 1881, augmenté d'un texte introductif de Patrice Béghain, et complété par la version peinte du Supplice de Mézence conservée au musée d'Orsay. Le cycle pictural du Poème de l'âme est présenté en permanence au musée des Beaux-Arts de Lyon.
Le noir est antérieur à la lumière. Avant la lumière, le monde et les choses étaient dans la plus totale obscurité. Avec la lumière sont nées les couleurs. Le noir leur est antérieur.
Les arbres sont des oeuvres d'art, à la différence près qu'ils ne sont pas signés. Les pratiques portant atteinte à leur harmonie sont désolantes. Qui accepterait de voir saccager La Joconde, lacérer Les Tournesols de Van Gogh ou barbouiller un Renoir ? Sans éducation au beau, comment s'opposer aux dégradations esthétiques de notre environnement ? Les peintres savent nous ouvrir les yeux sur la beauté des arbres, leur complexité, leur mystère et leur fragilité. Ils s'appliquent non seulement à les représenter, mais ils cherchent aussi à les comprendre, les penser et les sublimer. Et ils le font très bien ! Sans le savoir, ils précèdent parfois les chercheurs et ouvrent la voie à de nouvelles recherches scientifiques. Avec ce livre, chaque tableau donne l'occasion de découvrir un peintre, une oeuvre et un trait de la vie des arbres. Pour tous ceux qui passent devant les arbres sans les voir ou pour ceux qui ne les regardent plus pensant tout savoir, il reste l'art pour s'émouvoir.