Le royaume des frères. Aux sources de l'Etat-nation
Beckouche Pierre
GRASSET
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EAN :9782246610311
A l'heure de l'intégration européenne, le vieil Etat-nation est-il appelé à disparaître ? Que reste-t-il de ses anciennes structures dès lors que l'économie se mondialise ? Dans un contexte " postnational ", ne devrait-il pas être avantageusement remplacé par le local et par l'Europe ? Après deux siècles façonnés par le nationalisme, un nouveau modèle émergerait en Europe, articulant un Etat pour les affaires stratégiques, et plusieurs nations fidèles à leurs anciennes identités. L'enjeu de ce nouveau modèle étant, bien sûr, de doser judicieusement l'inévitable sentiment identitaire et la rationalité d'une construction politique élargie à l'échelle du continent. Or, dans cet ouvrage, Pierre Beckouche conteste cette manière d'envisager le passé et l'avenir. Sa démonstration se bâtit avec rigueur, sur les plans économiques, politique, historique mais aussi anthropologique. En effet, si l'on souhaite éclairer le mystère de l'adhésion identitaire, on ne peut se contenter de l'approche classique des sciences sociales entre imaginaire et réalité. L'articulation du psychique et du social ne se réduit pas à ce balancement binaire, elle relève - apport décisif de la psychanalyse - de trois registres : imaginaire, symbolique, réel. Les implications de cette dispute sur l'identité, sont grandes. En particulier, l'ouvrage défend la thèse qu'il se peut très bien que nous reproduisions, à l'échelle européenne, notre bon vieux schéma national. Pour désirable qu'il soit, le post-national n'est pas nécessairement synonyme d'Union européenne...
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Nombre de pages
327
Date de parution
19/09/2001
Poids
366g
Largeur
130mm
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EAN
9782246610311
Titre
Le royaume des frères. Aux sources de l'Etat-nation
Auteur
Beckouche Pierre
Editeur
GRASSET
Largeur
130
Poids
366
Date de parution
20010919
Nombre de pages
327,00 €
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La révolution digitale, depuis des années nous en entendons parler, mais en quoi est-ce une révolution ? Est-elle un simple changement technologique ? Un nouveau modèle économique ? Conduit-elle à un changement sociétal voire anthropologique ? A chacun de ces niveaux, les conséquences géographiques sont déjà concrètes : villes intelligentes, mais aussi capacité de contrôle des déplacements des objets et des hommes ; nouveaux services de proximité nés de l'entraide et de la mutualisation, mais aussi extension des territoires du low cost ; nouvelles relations Nord-Sud, mais aussi colonisation américaine d'un monde digital dans lequel l'Europe ne parvient pas à peser ; auto-organisation des acteurs locaux, mais aussi recul de l'Etat et des services publics que les usagers réduisent à un rôle de plateforme. Le numérique est le méta-théâtre dans lequel s'exprimeront les enjeux, les conflits et les compromis des sociétés de demain. L'intérêt de l'approche par les territoires est qu'ils restent un domaine dans lequel les relations interpersonnelles, le discontinu et la limite s'inscrivent durablement, alors que le monde digital est celui du plein accès, de la transversalité généralisée et du sans limite, pour le meilleur : la créativité, ou pour le pire : la totalité.
La Méditerranée est l'une des zones du monde où le changement climatique aura le plus d'impacts. Barcelone, et probablement Marseille, auront ainsi en 2070 le même climat qu'Alger ou Tunis aujourd'hui. Gérer l'eau est devenu un défi à l'échelle de la Méditerranée, qu'il s'agisse des usages agricoles de la ressource, de l'accès à l'eau potable, des effets du réchauffement global, de vulnérabilités particulières (comme la pression démographique) ou de coopérations interétatiques. Une stratégie méditerranéenne de l'eau pourrait constituer le premier pilier de politiques régionales et donnerait corps à la communauté de destin qui unit les Méditerranéens. Cet ouvrage reprend et enrichit les actes d'un colloque qui s'est tenu sur ces thèmes le 17 décembre 2008 à Paris.
Le Livre de Kells est le douzième roman de Sorj Chalandon a puisé dans son expérience personnelle pour raconter un épisode de sa vie. A 17 ans, après avoir quitté le lycée, Lyon et sa famille, il arrive à Paris où il va connaître, durant presque un an, la misère, la rue, le froid, la faim. Ayant fui un père raciste et antisémite, il remonte l'existence sur le trottoir opposé à celui de ce Minotaure sous le nom de Kells, en référence à un Evangéliaire irlandais du IXème siècle. Des hommes et des femmes engagés vont un jour lui tendre une main fraternelle pour le sortir de la rue et l'accueillir, l'aimer, l'instruire et le réconcilier avec l'humanité. Avec eux, il découvre un engagement politique fait de solidarité, de combats armés et d'espoirs mais aussi de dérapages et d'aveuglements. Jusqu'à ce que la mort brutale de l'un de ces militants, Pierre Overney, pousse La Gauche Prolétarienneà se dissoudre. Certains ne s'en remettront jamais, d'autres chercheront une issue différente à leur combat. Ce fut le cas pour l'auteur, qui rejoignit " Libération " en septembre 1973. Le livre de Kells est une aventure personnelle, mais aussi l'histoire d'une jeunesse engagée et d'une époque violente. Sorj Chalandon a changé des patronymes, quelques faits, bousculé parfois une temporalité trop personnelle, pour en faire un roman. La vérité vraie, protégée par une fiction appropriée...
Je m'appelle Arthur Essebag. Depuis toujours, je vous divertis à la télévision. Je ne vous ai jamais parlé d'autre chose, car j'ai toujours considéré que ce n'était pas mon rôle. Jusqu'à ce matin où l'impensable a surgi. Des milliers de terroristes. Des villages anéantis. En quelques heures : 1 200 vies sauvagement brisées. D'autres traînées dans des tunnels, en otages. Si le monde allait bien, il aurait pleuré. Comme moi j'ai souvent pleuré pour le monde. Mais ce jour-là, une partie de la planète s'est tue. C'était le 7 octobre 2023. Le plus grand massacre de Juifs depuis la Shoah. Ce fut une bascule, une descente aux enfers où j'ai entraîné ma famille, mes proches, dans une apnée interminable. Je voyais dans leurs yeux ma peur reflétée, ma colère, mon impuissance. Alors j'ai pensé à ma mère. A mes racines. A cette Histoire tatouée dans mon sang. Et mon ADN s'est mis à hurler : j'ai dit "Je" et j'ai dit "juif" . Presque malgré moi. Je suis devenu une voix, dans le vacarme et le mensonge. Et j'ai écrit. Parce que je n'avais plus d'air. Pour survivre. Pour transformer la douleur en action. De mes voyages en Israël, sous les missiles du Hamas, de mes amis perdus et de ceux retrouvés, entre les larmes et les rires, est né ce livre. Un cri qui traverse les frontières. De Tel-Aviv à Gaza. Un cri qui nous demande : où est passée notre humanité ? J'ai perdu un Bédouin dans Paris est mon premier livre. Et ce Bédouin, finalement... c'est moi.
Mince, pâle et tendue, Farkass court pour dealer. Cette adolescente solitaire trouve dans le trafic de drogue une source d'argent facile. Pour subvenir aux besoins de sa mère, avec qui elle vit dans une cité délaissée, elle vend de la cocaïne après les cours. Au lycée, elle est repérée par son professeur de sport pour ses qualités d'endurance. Rejoignant son club d'athlétisme, elle découvre un exutoire, bientôt une passion : la course. Sur la piste, elle découvre des sensations nouvelles ; elle ne pense à plus rien d'autre qu'à son corps, à cette tension enivrante, et elle excelle. Cette nouvelle occupation devient vite incompatible avec les nouvelles tâches qui lui sont confiées par son supérieur. Trahisons, règlements de compte et tueries se multiplient. Que choisira Farkass à choisir : la course, ou le trafic ? D'une addiction à l'autre, un roman étonnant, dans la double ligne du célèbre La solitude du coureur de fond d'Alan Sillitoe et du Mean Streets de Scorsese.
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