Les Princes du Jargon ont paru d'abord en septembre 1990. Cette étude a fait date tout de suite, parce qu'elle mettait en lumière un point décisif que personne n'avait su voir jusqu'ici : l'apport des Gitans, depuis leur venue dans l'Europe du XV ? siècle, au langage secret des classes dangereuses orgarnisées, qui se formaient à cette époque. Cette pièce manquante, mais essentielle, apportait enfin tous les éléments pour l'établissement de véritables étymologies argotiques. La langue des Gitans apparaît donc comme une langue mère - équivalent de ce que furent le latin et le grec aux origines du français - avec cette nécessaire particularité, liée aux classes dangereuses, qu'elle était longtemps restée, elle-même, étrangère et impénétrable aux premiers linguistes. Tout langage codé peut être décrypté, du moment qu'on en possède la grille. Il y a presque deux siècles que cette grille est entre les mains de ceux qui sont devenus depuis les tsiganologues, sans qu'ils aient su pour autant en faire usage, faute de connaître les classes dangereuses. [... ] L'Essence du Jargon montrera, à travers l'esprit même des classes dangereuses, comment et pourquoi ce langage spécial se distingue de tous les autres ; pourquoi justement, à partir d'une première découverte, comme celle que j'ai fait apparaître dans Les Princes... , on peut mettre en lumière qu'il a existé plusieurs autres grandes influences presque aussi méconnues". Alice Becker-Ho.
Nombre de pages
132
Date de parution
03/06/1994
Poids
184g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9782070738939
Titre
L'essence du jargon
Auteur
Becker-Ho Alice
Editeur
GALLIMARD
Largeur
141
Poids
184
Date de parution
19940603
Nombre de pages
132,00 €
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Résumé : Une étude comparée des argots des classes dangereuses à travers une dizaine de pays d'Europe et d'Amérique met en lumière les influences communes qui, voilà déjà plus de cinq siècles, avaient favorisé leur formation. S'y trouvent ainsi établies l'étymologie et la véritable signification de mots devenus aussi courants qu'arnaque, cave, came, toc, tapin, boudin, micheton, thune, dèche, rousse, poulaille, vache, tabasser, mouton, mais aussi bistrot, flamenco, fado, cocu, racket, tchao, mafia, chicane, pagaille, rôdeur ou camarade...
Résumé : Une étude comparée des argots des classes dangereuses à travers une dizaine de pays d'Europe et d'Amérique met en lumière les influences communes qui, voilà déjà plus de cinq siècles, avaient favorisé leur formation. S'y trouvent ainsi établies l'étymologie et la véritable signification de mots devenus aussi courants qu'arnaque, cave, came, toc, tapin, boudin, micheton, thune, dèche, rousse, poulaille, vache, tabasser, mouton, mais aussi bistrot, flamenco, fado, cocu, racket, tchao, mafia, chicane, pagaille, rôdeur ou camarade...
Résumé : De même que tout langage reflète la société qui le produit, le jargon a reflété le " monde de l'argot ". Le jargon n'étant que le masque derrière lequel avancent et opèrent ceux qui, par ailleurs, s'étaient donné le nom d'" affranchis ". Forgé par et pour des initiés, il procède de l'esprit des sociétés secrètes qui mêlent savamment un vocabulaire - fait comme on l'a déjà vu d'artifices variés et multiples - à des termes et à des expressions parfois privés de sens parce que sortis de l'usage courant. Ce sont ces mots en clair d'une singulière noblesse qui, protégés par leur transparence même, sont présentés ici. Ils retracent pour nous une Histoire oubliée ou plus souvent occultée dont ils sont, en quelque sorte, les héritiers en Bastardie.
Poète et voyou, tel fut François Villon, dont l'oeuvre en vers a parfois occulté son appartenance aux Compagnons de la Coquille, une bande de malfaiteurs qui sévissait dans la France du XVe siècle. Des aventures périlleuses qu'il vécut avec eux, il retira un ensemble de ballades écrites en jargon ou jobelin, l'ancêtre de l'argot. Adressées sous forme codée à ses camarades, ces dernières ont fait l'objet de nombreuses tentatives d'interprétation, souvent fantaisistes. Ce "langage exquis", fait d'exhortations à la prudence pour tous les jeunes gens de mauvaise vie, est ici décrypté, mettant en lumière la part maudite du poète.
Ayant depuis plusieurs années cédé la ferme à son fils, Vincent Loiseau est vieux, de soixante-quinze ans ou plus. Il demeure quand même à La Hourdais, dans sa famille en somme, où il se contente des tâches dont il est encore capable et, surtout, que son fils lui laisse faire. Selon le désordre de la mémoire, mais avec minutie et un humour discret, il raconte sa vie de retiré sur place, les petits travaux qui l'occupent et ceux qu'il a rudement accomplis autrefois. C'est l'entretien des haies, son ouvrage préféré. Il en détaille les charmes, exprimant du même coup sa profonde solitude. Une solitude dans les choses, qui se console par leur contact, et celui des animaux. Voilà l'homme habillé d'écorces! Si son monologue permet d'entrer dans une ferme, d'écouter les voix paysannes tout au fond du bocage mayennais il y a quelques décennies, autant dire hier, c'est surtout l'occasion d'un jeu avec la langue pour restituer la façon singulière dont l'homme de la terre ressent ce qu'il fait, ce qu'il touche, et comment il le dit.
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Résumé : "En descendant de l'avion à Lagos, j'ai eu l'impression d'avoir cessé d'être noire." Ifemelu quitte le Nigeria pour aller faire ses études à Philadelphie. Jeune et inexpérimentée, elle laisse derrière elle son grand amour, Obinze, éternel admirateur de l'Amérique qui compte bien la rejoindre. Mais comment rester soi lorsqu'on change de continent, lorsque soudainement la couleur de votre peau prend un sens et une importance que vous ne lui aviez jamais donnés ? Pendant quinze ans, Ifemelu tentera de trouver sa place aux Etats-Unis, un pays profondément marqué par le racisme et la discrimination. De défaites en réussites, elle trace son chemin, pour finir par revenir sur ses pas, jusque chez elle, au Nigeria. A la fois drôle et grave, doux mélange de lumière et d'ombre, Americanah est une magnifique histoire d'amour, de soi d'abord, mais également des autres, ou d'un autre. De son ton irrévérencieux, Chimamanda Ngozi Adichie fait valser le politiquement correct et les clichés sur la race ou le statut d'immigrant, et parcourt trois continents d'un pas vif et puissant. Durée d'écoute : env. 19h30 min
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Quatre grands prophètes - Les Douze petits prophètes - Les Trois livres poétiques - Les Cinq rouleaux - Les Deutérocanoniques. Traduction de l'hébreu par Jean Koenig, Édouard Dhorme, Frank Michaéli, Jean Hadot et Antoine Guillaumont.