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Cou coupé court toujours
Beck Béatrix
GALLIMARD
4,30 €
Épuisé
EAN :9782070205325
Dans ce roman cocasse et dramatique, les événements se déroulent à la fois sur le plan quotidien et dans le monde surnaturel. La propriétaire s'écrie : "Toutes mes amies sont mortes, j'en ai invité une à dîner". Son locataire Surnin Edmond exerce le métier de docker, mais il est aussi l'Amour. Les deux filles d'Edmond, Martine et Claude, pieuses, grossières, aimantes, féroces, ont le génie et la déraison de l'enfance. Les prostituées auxquelles Edmond s'adresse depuis que sa femme l'a quitté (ou qu'il l'a chassée) ne sont pas seulement des "margouilles" : d'elles émane un peu (très peu) de la grâce de Marie-Magdeleine. Les nettoyages forcenés auxquels père et filles soumettent leur logis sont surtout une tentative de chasser les démons. Mais que signifie l'expression "Cou coupé court toujours" qui constitue le leitmotiv de l'histoire ? Surnin pourrait nous l'apprendre, lui qui revient d'une " villégiature" dont il finira par mourir. D'ailleurs, peut-être ses bouffonnes obsèques, où Claude et Martine se disputent sauvagement "le nègre et le réveil", les a-t-il rêvées ? En effet, le livre semble s'achever à l'instant où il a commencé, par l'invite de la propriétaire : "Entrez, entrez, je suis nue comme le petit Jésus".
Nombre de pages
116
Date de parution
13/09/1967
Poids
120g
Largeur
118mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782070205325
Titre
Cou coupé court toujours
Auteur
Beck Béatrix
Editeur
GALLIMARD
Largeur
118
Poids
120
Date de parution
19670913
Nombre de pages
116,00 €
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Résumé : Ce recueil pourrait être qualifié de journal intérieur, par opposition à ce que l'on appelle journal intime. Béatrix Beck ne note pas ici ce qui lui arrive au fil des jours. Elle est attentive à la vie des autres. Elle nous dit ce qui lui passe par la tête, ce qu'elle imagine et qui prend forme de nouvelles et parfois de fables. Elle nous fait partager ses espoirs et ses doutes. Elle s'adresse à notre sensibilité. Elle donne souvent à sourire et même à rire, mais surtout à réfléchir et nous voici souvent face à notre conscience. Tantôt nous sommes à notre époque, tantôt nous remontons aux origines de l'homme. Béatrix Beck joue avec ses connaissances. Elle jongle avec les idées comme avec les mots. Elle ne craint pas de parler de Dieu, ni même de donner une version originale de l'enfance de Jésus. Voilà un livre plein de surprises. Dans la forme il est très éloigné de la littérature classique. Dans le fond, il rejoint les exercices périlleux de nos grands moralistes. Béatrix Beck est ici plus près de Queneau que de Gide, mais on est sûr que Gide, qui avait aimé ses premiers livres, aurait également aimé celui-ci. Jacques Brenner
Ce roman est, sous la forme d'une autobiographie, l'histoire d'une petite fille qui s'éveille à la vie, et à qui celle-ci livre tout de suite tout ce qu'elle comporte de rude, de douloureux, de tragique, en même temps que de merveilleux. Sa mère, qui est veuve, devient peu à peu folle. Cette folie, que l'enfant voit naître et grandir, et qui tantôt l'épouvante, tantôt lui paraît naturelle, peuple son adolescence d'un cruel cortège d'images étranges. Ainsi Barny grandit, sans cesse transplantée d'un pays à un autre, d'un milieu très aisé à une misère presque sordide ; elle devient jeune fille, lit, apprend et découvre finalement l'amour, en même temps que naît sa conscience.
J'entrai dans le confessionnal presque en même temps que lui. Serrant fortement mes mains l'une dans l'autre, je dis, en un souffle violent : - La religion, c'est l'opium du peuple. - Pas exactement, répondit Morin du ton le plus naturel, comme si nous continuions une conversation déjà commencée. Ce sont les bourgeois qui ont fait de la religion l'opium du peuple. Ils l'ont dénaturée à leur profit. Je ne voyais plus ce que j'étais venue chercher dans cette nasse. Je commençai à me lever pour déguerpir. - C'est bien d'être venue, dit le prêtre. - Comment, bien ! C'est, c'est en ennemie que je suis ici. Dans la France occupée, Barny, une jeune veuve communiste et idéaliste, décide de mettre à mal les convictions d'un prêtre, Léon Morin. De joutes verbales en questionnements philosophiques, Barny va découvrir ce que "croire" veut dire.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.