LA TECHNOLOGIE INTROUVABLE RECHERCHE SUR LA DEFINITION ET L'UNITE DE LA TECHNOLOGIE
BEAUNE
VRIN
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EAN :9782711600595
Le progrès technique occidental repose sur un étrange paradoxe : alors que se développent les puissances et les conquêtes des machines et des organisations industrielles, le Savoir technique, la Technologie au sens littéral du terme restent à l'abandon, disparates, confus. Il suffit de considérer le statut de l'enseignement technique, en France au moins. La Culture technique, en un mot, ne suit pas la Civilisation. C'est un paradoxe que l'auteur aborde ici, en une enquête détaillée qui prend ses sources aux origines de l'industrialisation, au point d'enracinement du progrès technique moderne. Ainsi est-il amené à envisager, de manière récurrente, certaines œuvres oubliées (Reuleaux), d'autres connues pour des raisons différentes (l'Encyclopédie) et nombre de ces tentatives inachevées (mais fort instructives) faites à diverses époques pour systématiser le domaine technique, lui fournir une langue, une " culture ". L'enquête est donc amenée aussi à prendre en compte des questions de Méthode et plus généralement, d'Epistémologie des techniques : place de la technologie dans l'éventail des disciplines, rapports science/technologie, histoire/technologie. La question n'est pas tant ici celle des réalités techniques elles-mêmes que celle des Ecarts qui séparent les faits techniques (et les paroles ponctuelles, indirectes qui les expriment) des entreprises de systématisation mentionnées plus haut. C'est le rapport du fait et du Droit qui est ainsi analysé, au sens philosophique de ces termes. C'est par ce biais qu'il faut également comprendre la technologie en Situation culturelle, selon les rapports épistémologiques de la technique à la Vie mais, plus encore, ses rapports symboliques à la Mort. A ce point l'enquête s'ouvre non plus sur notre passé mais sur notre avenir et les incertitudes qui le parsèment.
Date de parution
03/05/2000
Poids
340g
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EAN
9782711600595
Titre
LA TECHNOLOGIE INTROUVABLE RECHERCHE SUR LA DEFINITION ET L'UNITE DE LA TECHNOLOGIE
ISBN
2711600599
Auteur
BEAUNE
Editeur
VRIN
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Poids
340
Date de parution
20000503
Nombre de pages
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« J ai un secret inexplicable, difficile à décrire. Pour résumer, on ne me trouve pas sympathique. »Journal de cavale, carnet de métamorphose ou confessions d un antihéros, Un ange noir se joue des genres littéraires, du polar sans flic au roman métaphysique. Brouillant progressivement les pistes, François Beaune nous entraîne dans la logique implacable d un homme a priori sans histoires, qui vient tout juste d entrouvrir les portes de sa nature profonde.
Si la psychanalyse nous a appris que le langage révèle une constante de la vérité, Derrida nous montre que le langage ne peut être pensé que de façon toujours critique et donc nécessairement suspecte. En plaidant la fondamentalité du langage et de l'écriture, il nous oblige aussi à revisiter l'illusion de tous les discours. Ses textes qui nécessitent de nombreuses lectures nous laissent souvent dans des interrogations permanentes du fait même de la paradoxalité qui les colore. Lire Derrida, c'est lire avec d'autres Derrida pour comprendre les multiples sens que ses textes revêtent, pour les questionner dans une perspective de déconstruction. Interroger les discours en suivant l'enseignement de Derrida, c'est maintenir vivante et opérante la psychanalyse telle que nous l'a enseignée Freud, c'est la rendre mouvante à partir d'une théorie qui ne se différencierait pas de la clinique mais qui se soutient d'une logique moebienne, les liant et les entremêlant, non pas de façon circonscrite et locale mais dans un processus continu dont l'écriture est soumise au transfert. Rosa Caron, rédactrice en chef
Découvertes de grottes, reconstitution de sites d'art pariétal, voire superproductions cinématographiques ou inscription au Patrimoine mondial : la Préhistoire fascine un public de plus en plus large. Mais, au-delà du spectaculaire, réducteur souvent, sait-on précisément ce qu'est la Préhistoire ? C'est à la fois une discipline et un champ de savoir. Champ de savoir, où commence-t-il ? Avec l'histoire de l'homme ? Mais s'agit-il de l'homme anatomiquement moderne, auquel cas elle débute il y a 100 000 ou 150 000 ans. Ou bien doit-on y inclure les premiers représentants du genre Homo et remonter alors à plus de 2 millions d'années ? Doit-on la faire débuter avec les premiers outils, il y a quelque 2,3 millions d'années, et y inclure alors les Australopithèques car ces outils pourraient être leur oeuvre ? Et où clore la préhistoire : selon l'opinion commune, elle s'arrête avec l'invention de l'écriture, mais celle-ci est apparue à des époques différentes selon les lieux, et elle était encore absente dans bien des sociétés il n'y a pas si longtemps. Faut-il prendre en compte des critères économiques, et extraire le Néolithique de la préhistoire ? Si les limites du champ sont encore discutées, que dire de la nature de la discipline ? Le lecteur va ici découvrir combien sont indissociables les objets de la discipline et les modes de pensée de celle-ci : concepts, outils, méthodes, modélisations. S'il va de soi que la plus grande rigueur est de mise au stade de la fouille, de la compilation des données et de leur analyse, leur exploitation fait une large place à l'interprétation. Plus encore qu'en histoire, les conclusions sont toujours susceptibles d'être reprises, reformulées, remises en cause. Qui a dit que la préhistoire n'était pas fascinante ...
Beaune François ; Benameur Jeanne ; Bertina Arno ;
Dans un vrai festival, les nuits sont aussi importantes que les jours, l'imprévu est aussi précieux que le programme. Pour fêter la vingtième édition du festival des Correspondances de Manosque, nous avons décidé de dévoiler quelques-unes de ces nuits : souvenirs réels, légendes festivalières, pures fictions, aux lecteurs d'en juger. Il s'en passe de belles à Manosque - et encore, on ne vous a pas tout dit". Olivier Chaudenson.
Norman McLaren oeuvre dans le domaine onirique de l'animation. David Cronenberg est maître du genre de l'horreur intérieure. Que peuvent donc partager ces deux cinéastes canadiens aux univers si distincts ? Chacun a construit une relation à long terme avec un compositeur - respectivement Maurice Blackburn et Howard Shore. D'un duo à l'autre, le musicien occupe une place centrale au sein de la création collective ; sa musique se révèle comme une composante fondamentale. Quels processus créatifs lui permettent de se déployer ? Le livre fait la lumière sur les mécanismes collaboratifs et la pensée de ces duos. Plus généralement, il établit une poïétique de la création musico-filmique, décrit et comprend les processus créateurs filmique et musical qui déterminent la composition d'une musique de film et, plus encore, une musicalité de tout le complexe audiovisuel. Du cinéma d'animation expérimental (A Phantasy) au long-métrage de fiction (Crash, A Dangerous Method) en passant par le documentaire engagé (Jour après jour), l'auteure offre un portait inédit de pratiques musico-filmiques novatrices tout en proposant de nouvelles approches analytiques pour la musique de film.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.
Peut-on considérer une partie des troubles du sommeil comme des pathologies sociales, faisant du sommeil une question politique ? C'est ce que propose cet essai : examiner et évaluer les rapports du dormeur à la fois au monde et à son environnement de sommeil dans une perspective de philosophie sociale, à partir de l'aggravation contemporaine des troubles du sommeil, et en mettant au coeur de l'analyse la question du rapport entre sommeil et travail. Cela exige de rompre avec l'idée que le sommeil constitue une privation de monde. En vérité, l'appartenance du dormeur au monde n'est pas suspendue par son endormissement, et le sommeil ne saurait être un véritable oubli des peines. S'il est manifeste que tous les dormeurs ne profitent pas du même repos, c'est que le sommeil est loin d'égaliser les conditions. Bien que nous dormions, les multiples chaînes qui nous relient au monde, certaines plus étroitement que d'autres, ne se trouvent pas déliées. Le sommeil humain est tenu pour éminemment plastique : l'homme seul aurait la possibilité de déconnecter milieu nocturne et sommeil, notamment en travaillant la nuit. Reste à déterminer ce qu'il en coûte de faire de la nuit le jour. A partir des atteintes à la santé qui en résultent, le livre propose de mettre au jour une articulation plus juste entre déterminants naturels (astronomiques et biologiques), déterminants sociaux et processus psychiques en jeu dans le sommeil.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.