Un voyage au coeur de la Russie d'aujourd'hui : un cahier de 32 photographies couleur et noir et blanc assorti d'un récit composé de 32 portraits d'habitants de la ville de Satka. En 2019, l'Ambassade de France en Russie et l'Institut français invitent le photographe Bruno Boudjelal à réaliser un travail sur la Russie. Celui-ci propose à l'écrivain François Beaune de l'accompagner. Pour leur résidence de création, ils cherchent une petite ville à même d'incarner la Russie contemporaine. Ce sera Satka, ville minière de l'Oural où la vie s'organise autour de Magnezit, une entreprise qui extrait un minéral, la magnésite, dont on fait des moules pour manipuler les métaux en fusion. Qui sont aujourd'hui les habitants de Satka ? Comment vit-on à Satka ? Jusqu'au milieu du 18e siècle et l'arrivée des premiers paysans, forcés de quitter leurs villages de l'Ouest et de se transformer en ouvriers pour forger les armes du tsar, cette région de basse montagne est peu peuplée. C'est une terre d'estivage, une forêt de bouleaux, de pins et de fraises des bois. Pendant un siècle et demi, Satka est un camp de travail pour les ouvriers des hauts fourneaux. Puis, la découverte de la magnésite au début du 20e siècle et son exploitation font de Satka une ville, officiellement, en 1937. Elle est aujourd'hui une unité de production de 30 000 habitants, avec ses HLM des années 60-70 typiques de cet oblast industriel de Tchéliabinsk. Entre 2019 et 2020, le photographe et l'écrivain séjournent à Satka à deux reprises (un été et un hiver), partant à la rencontre de ses habitants, tissant des liens avec une trentaine d'entre eux qui ont choisi de leur raconter leurs histoires. Le livre s'ouvre sur un cahier de 32 photographies légendées : paysages dépouillés souvent austères, qui dévoilent la pauvreté des habitats et portraits, certains en surimpression sur les paysages, les corps s'inscrivant dans les paysages qui les déterminent. Le grain marqué, le flou assumé et les teintes tragiques suggèrent les parts d'ombre et les traumatismes de l'Histoire qui se lisent sur les visages. Les photographies guident le lecteur jusqu'au récit qui les suit : 32 portraits de femmes et d'hommes que dresse François Beaune à partir d'une histoire, une anecdote intime, qu'ils lui confient : Svetlana, la belle enseignante aux origines mixtes, ukrainienne et bashkir, Marina la nostalgique de l'Union soviétique, Sergueï le tigre d'acier, nationaliste convaincu qui vit dans l'attente d'une guerre à venir, ou encore Alexander le dissident, opposant déclaré à Poutine, qui témoigne d'une Russie désunie. Les récits collectés, entrecoupés de réflexions plus personnelles de l'auteur, dévoilent par petites touches la réalité quotidienne d'un peuple qui n'a cessé de subir les guerres, les déportations, le joug des pouvoirs politiques. Un peuple souvent nostalgique du passé soviétique qui vit avec le mythe d'une nation héroïque, fière et vertueuse. Un peuple qui résiste à l'absence de perspectives en nourrissant un imaginaire riche et poétique.
« J ai un secret inexplicable, difficile à décrire. Pour résumer, on ne me trouve pas sympathique. »Journal de cavale, carnet de métamorphose ou confessions d un antihéros, Un ange noir se joue des genres littéraires, du polar sans flic au roman métaphysique. Brouillant progressivement les pistes, François Beaune nous entraîne dans la logique implacable d un homme a priori sans histoires, qui vient tout juste d entrouvrir les portes de sa nature profonde.
Un homme louche se partage en deux cahiers, deux époques de la brève existence de Jean-Daniel Dugommier: l'histoire d'un adolescent précocement interné puis, après une ellipse de vingt-cinq ans, celle d'un adulte quasi normal portant un regard brutalement distancié sur son passé, son entourage et l'insolite du quotidien. Dans ce roman, diversité des registres et humour noir louchent assurément du côté de la liberté déjantée et foisonnante de la littérature anglo-saxonne.
Un homme louche se partage en deux cahiers, deux époques de la brève existence de Jean-Daniel Dugommier: l'histoire d'un adolescent précocement interné puis, après une ellipse de vingt-cinq ans, celle d'un adulte quasi normal portant un regard brutalement distancié sur son passé, son entourage et l'insolite du quotidien. Dans ce roman, diversité des registres et humour noir louchent assurément du côté de la liberté déjantée et foisonnante de la littérature anglo-saxonne.
Ceux qui parlent dans ce livre sont moi. J'ai digéré toutes leurs histoires, je les écoute, les réécoute, je me parcours et je retrouve dans l'écho du miroir mes histoires miennes". Entre décembre 2011 et avril 2013, François Beaune est parti collecter des histoires vraies autour du bassin méditerranéen. Il a choisi d'en retranscrire environ deux cents, dont les siennes, et d'en ordonner la matière au fil des âges de l'existence - depuis l'enfance jusqu'à la mort -, telle l'autobiographie imaginaire d'un seul et même individu-collectif. La lune dans le puits dessine ainsi l'odyssée insolite, populaire et iconoclaste de celles et ceux qui portent les légendes contemporaines du berceau de l'humanité.
En 2010, Oleh et Natalya quittent Kyiv où la vie est trop chère et s'installent dans le village de Bazar, au bord de la zone interdite de Tchernobyl, avec leur fille de cinq ans. C'est un nouveau départ, tout est à inventer. Il faut apprendre à vivre entre la séduction de la zone et le risque de la contamination toujours présente. Peut-on élever un enfant sur des terres irradiées pour des générations ? À l'origine de ce livre, une photographie du reporter français Guillaume Herbaut, prise en Ukraine, dans le village de Bazar, près de Tchernobyl, en 2011. Cette photo représente Natalya, seule chez elle. Herbaut a documenté ces existences précaires dans de multiples reportages, mais il n'existe qu'une photo de Natalya. La Lumière de Tchernobyl année 40 est une fiction qui tire parti de cette photo pour imaginer la vie de cette famille. Oleh est né 2 ans avant l'explosion de la centrale, en 1986. Il avait 35 ans quand la Russie a envahi l'Ukraine et occupé Tchernobyl, quand l'armée poutinienne a été stoppée à quelques kilomètres de Bazar. Diana a 20 ans aujourd'hui. Que sont-ils devenus ? Une première version de ce livre a paru en 2016. Depuis dix ans, ses personnages ont vieilli et le monde a basculé. Comment vit-on dans la « zone » aujourd'hui ? Qu'est-ce que la guerre a changé ? Est-ce qu'une photo nous apprend quelque chose ? À partir d'une image, 40 ans d'histoire se déroulent. Ce récit raconte l'histoire d'une famille et livre une réflexion sur ce que la photographie peut nous dire de l'histoire dans un temps suspendu.
A nos vertes amours irlandaises renouvelle le genre du carnet de voyage et crée la surprise en donnant à voir une Irlande en pleine mutation, malmenée par la crise, mais qui pense à son avenir avec détermination. De 2008 à 2018, à l'écart des routes touristiques, Hervé Jaouen s'est glissé dans le quotidien des Irlandais, à la recherche d'authentique et de vérité. Sans jamais forcer les portes, il a pris le temps d'écouter et de traduire les sentiments d'inconnus et d'amis de quarante ans. D'un ton allègre, il s'attaque à des sujets graves qu'il traite avec un mordant teinté d'humour, tord le cou à certaines idées reçues, revient sur des thèmes qui lui sont chers, comme la pêche à la mouche... De nouveau, et plus que jamais, Hervé Jaouen poétise ses impressions comme personne, continue d'éveiller des rêves d'Irlande, ravive la mémoire des amoureux de Bile verte. Sous les ciels changeants que l'écrivain voyageur sait si bien décrire, se révèle l'âme d'un peuple prompt à l'échange devant une pinte de bière ou dans l'intimité d'une maison d'hôtes.
Posez une question, Bryson y répond dans ce livre, clair, synthétique, vivant, truffé d'anecdotes, qui conjugue avec bonheur science et sourire. Vous y apprendrez sans efforts par quels hasards, traits de génie, intuitions, déductions, expérimentations, débats, les hommes en sont arrivés à connaître le monde tel qu'ils le connaissent aujourd'hui. Tout y est (ou presque) de l'histoire des sciences, de notre planète et de l'univers. Un merveilleux compagnon, dont la lecture devrait être recommandée à tous les collégiens? et à leurs parents!Ce livre a été un best-seller en France et dans le monde entier. Il a reçu le prestigieux prix Aventis du meilleur livre de vulgarisation scientifique et l'Union européenne lui a décerné le prix Descartes pour la communication scientifique.
Du Congo à l'Amazonie et de la mer de Chine à la Nouvelle-Guinée, Patrice Franceschi nous fait le récit de ses innombrables aventures. Il a partagé la vie des Pygmées, des Indiens, des Papous, été le premier aviateur à accomplir le tour du monde en U.L.M., et suivi le Nil de sa source à la mer. Il nous raconte aussi la part de sa vie consacrée aux missions humanitaires, de la Somalie au Kurdistan, et dévoile l'intensité de ses années passées au côté de la résistance afghane combattant l'armée soviétique.Corse né en décembre 1954, Patrice Franceschi partage sa vie entre écriture et aventure. Ses récits, romans, poésies, essais, sont inséparables de ses engagements et d'une existence libre et tumultueuse où il tente " d'épuiser le champ du possible ". Il est aussi marin et capitaine du trois-mâts d'exploration La Boudeuse." Pour ceux qui veulent réaliser leurs rêves "Marianne
Personne ne destinait Jean-Pierre Brouillaud à une vie de voyages et d'aventures. Devenu aveugle à l'adolescence et révolté par ce coup du sort, il plonge dans la petite délinquance. Placé dans un institut pour malvoyants où les soignants s'entêtent à tout faire à sa place, Jean-Pierre Brouillaud découvre que ses autres sens se sont développés pour compenser celui perdu. Dès lors il n'aura de cesse de dépasser les limites imposées par son handicap et la société. On lui déconseille de traverser la rue sans aide ? Il décide de partir visiter le monde. C'est le début d'un parcours initiatique où le voyage constitue le moyen de se construire en tant qu'homme.