Novembre 1920. Bessie Coleman, originaire de Chicago, débarque du SS Imperator à Cherbourg. Elle vient en France pour apprendre à voler. Aux Etats-Unis, pour cause de ségrégation raciale, aucune école de pilotage n'a accepté de l'accueillir. Après sept mois de formation au Crotoy, petit port de la baie de Somme, la jeune Afro-Américaine de 28 ans obtient le brevet de pilote de la Fédération aéronautique internationale, devenant la première femme noire au monde à pouvoir piloter un avion. Dès lors, Bessie n'a plus qu'un désir: créer une école de pilotage ouverte à tous, l'aviation étant pour elle une façon active de combattre les discriminations. Après s'être spécialisée dans la voltige aérienne, "l'ange noir" participe à de multiples shows aériens pour financer son école d'aviation. Devenue une icône dans la communauté noire américaine, elle impose la mixité raciale dans les tribunes. Bessie Coleman trouvera la mort lors d'un meeting aérien en 1926. A 34 ans. Première biographie française consacrée à cette personnalité exceptionnelle, Bessie Coleman, l'ange noir plonge le lecteur au c?ur de l'Amérique des années 1920. Suivre cette aventurière des cieux dans ses folles soirées à Chicago, c'est aller à la rencontre du jazz, du blues, de Louis Armstrong ou passer des nuits enfiévrées en compagnie de quelques gangsters fameux. C'est faire connaissance avec des personnages étonnants du Black Chicago comme le patron de presse Robert S. Abbott, le banquier Jesse Binga ou encore C. J. Walker, première milliardaire noire. Au fil des pages, on découvrira l'incroyable destin d'une jeune femme qui parvint à imposer son rêve d'émancipation à tout un pays.
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Nombre de pages
157
Date de parution
01/03/2008
Poids
276g
Largeur
154mm
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EAN
9782841864409
Titre
Bessie Coleman, l'ange noir
Auteur
Béal Jacques
Editeur
MICHALON
Largeur
154
Poids
276
Date de parution
20080301
Nombre de pages
157,00 €
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« En rejoignant le pont de la Dodane, Louise Bancquart s?engagea à gauche dans la rue Motte qui précédait la rue des Archers où se trouvait le Café Arthur. Elle aperçut deux cartonneux, leur charrette pleine d?un empilement de cageots et de cartons pliés et liés par des cordes. Ils étaient assis sur le rebord empierré dans lequel était fiché un garde-fou qui suivait un des bras de la Somme. Heureux de leurs prises nocturnes aux abords des halles, ils se repassaient une bouteille de rouge qu?ils buvaient au goulot et rigolèrent en voyant Louise arriver à leur hauteur. ? C?est vous la nouvelle patronne de Chez Arthur? demanda, goguenard, l?un des deux chiffonniers. Moi, c?est Ch?Clou car « mince comme un clou »! dit l?homme en se redressant brutalement et en frappant alternativement des deux mains son torse long et effilé. » En trois décennies, des années 1950 à 1970, Jacques Béal exhume tout un passé picard: vie et mutations d?un quartier d?Amiens très vivant (et de mauvaise réputation), Saint-Leu, avec en son c?ur le café Au sourire d?avril. Autour de Louise Bancquart, propriétaire du café et véritable héroïne du roman, c?est le quotidien pittoresque d?un quartier populaire, balisé par la cathédrale d?Amiens ? la plus vaste de France ?, qui s?incarne avec ses personnages (nazus, hortillons, grossistes des halles, ouvriers, fonctionnaires, habitants du quartier), mais c?est aussi un vrai roman d?intrigues, de drames et de destins entrecroisés.
Hiver 1919, une inconnue arrive en gare de Noyelles-sur-Mer, en baie de Somme. Bessie Coleman est jeune, noire, elle a décidé de fuir son Amérique natale où règne un climat de haine pour les siens. Ses frères, de retour de la Grande Guerre, lui avaient parlé des prouesses de l'aviation française. Elle en a rêvé. Mais, aucune école américaine d'aviation ne l'ayant acceptée, elle est partie seule en France. Elle découvre la baie de Somme, ses plages immenses, Le Crotoy, ses habitants, une langue dont elle ne comprend pas d'abord un traître mot. Elle apprend le pilotage à bord du Nieuport dans l'école d'aviation Caudron, où son statut de femme noire ne choque personne. Sept mois de leçons et de pratique (au lieu de dix habituellement) suffisent à Bessie pour obtenir avec succès son examen. Elle est non seulement devenue une aviatrice respectée mais aussi une femme courtisée par de nombreux hommes. Elle revient triomphante à New York en 1921 devant une foule de journalistes. Celle qui voulait « donner un peu de couleur au ciel » meurt le 30 avril 1926, à l'âge de 34 ans, fauchée en plein vol, à Jacksonville.
Résumé : A dix ans, au carnaval de Boulogne, Marie-Suzanne, fascinée par un montreur d'ours, est griffée à la joue gauche par l'animal. A vingt ans, en 1842, celle que l'on surnomme depuis "la Griffue" se retrouve, à la mort accidentelle de son père, la digne héritière d'une grande dynastie de chasse-marée, qui depuis des décennies assurent dans un délai très court le transport de la marée de Boulogne jusqu'aux halles de Paris. Un savoir-faire dont elle assure la relève avec passion et dont elle sera également l'une des dernières représentantes (avant l'ouverture de la ligne de chemin de fer Paris-Boulogne en 1848). Mais la disparition pour le moins étrange de son père, chasse-marée trop aguerri pour être désarçonné par son attelage, contraint la jeune femme à revenir sur les zones d'ombre de son passé familial, marqué par une figure maternelle rude, un frère, de dix ans son aîné, sans scrupule, et un parrain "coureur de jupons" omniprésent.
NOUVELLE EDITION - SPECIAL CENTENAIRE Un grand nombre d'écrivains et de poètes ont été confrontés à la Première Guerre mondiale. Leur oeuvre en fait écho. Certains y ont laissé leur vie : Charles Péguy, Alain-Fournier ; d'autres, une part physique d'eux-mêmes : Blaise Cendrars, Guillaume Apollinaire. La poésie prit part au renforcement moral des millions de Français engagés dans les combats. Elle eut un rôle mobilisateur, venant même d'auteurs reconnus qui s'exprimaient depuis le confort de lieux étrangers au cataclysme. D'autres poètes s'exposèrent en première ligne. La boue, les tranchées, les corps-à-corps sanglants, la souffrance, les salves d'artillerie furent autant de thèmes qui les aidèrent à survivre ou à mourir. Sont ici rassemblés nombre de textes signés par de grands écrivains contemporains : Roland Dorgelès, Jean Cocteau, Henry de Montherlant, Pierre Mac Orlan, Paul Eluard, Georges Duhamel, Philippe Soupault, Paul Fort, Paul Claudel, entre autres... Tous disent à leur manière ce que la guerre fait naître de haine et d'émotion. Voici, enfin réédité, un témoignage capital sur ces années tragiques de notre histoire.
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