Les finances publiques sont au coeur de l'actualité politique et économique belge depuis de nombreuses années. Pour tout observateur ou acteur de la vie publique belge, la structure fédérale de l'Etat ne permet pas d'avoir une vision d'ensemble immédiate des décisions de politiques économiques prises par les différents niveaux de pouvoir (Etat fédéral, Communautés, Régions, etc) : quelles sont les compétences de tel niveau de pouvoir, de quels moyens dispose-t-il pour mener à bien ses politiques, etc. ? Cet ouvrage s'est donc donné comme objectif de présenter la structure fédérale et budgétaire de l'Etat belge. Après une description succincte de la structure de l'Etat belge et de son histoire, les auteurs se concentrent sur une approche économique des finances publiques belges depuis les années soixante-dix en termes de dépenses et de recettes. Tout en rappelant les principes de base et les définitions couramment utilisées en économie publique, cet ouvrage étudie et compare la structure et l'évolution des budgets des différentes entités de l'Etat fédéral belge. Cette analyse met en perspective les politiques mises en oeuvre par chaque niveau de pouvoir et les moyens qui leur sont accordés avec une attention particulière pour l'examen du financement des Communautés et Régions. Enfin, les auteurs examinent l'adéquation entre la répartition des compétences budgétaires et fiscales entre les différents niveaux de pouvoir et les principes théoriques définis dans la littérature du fédéralisme budgétaire.
Pourquoi le populisme est-il devenu un concept aussi central dans le débat public ? Pour quelles raisons joue-t-il le rôle d'épouvantail de la démocratie ? Quel est le rapport entre notre conception contemporaine du phénomène et ses origines historiques ? Le populisme est-il de droite, de gauche, les deux à la fois ou ni l'un ni l'autre ? En amorçant une réponse à chacune de ces questions, cet ouvrage déconstruit les principales idées reçues et connotations péjoratives dont le populisme fait l'objet dans la littérature scientifique et dans le discours médiatique.
Résumé : Michel Foucault l'a montré, la critique de la prison naît avec la prison et se répète depuis le XIXe siècle, tout comme les principes qui lui sont opposés : correction, classification, travail, éducation, contrôle ou assistance. Aujourd'hui, des changements sont intervenus, comme de nouvelles normes tendant à la reconnaissance de droits aux détenus. Les modalités de leur mise en oeuvre les font cependant apparaître comme un nouveau discours de légitimation de la prison. La surpopulation est souvent avancée pour expliquer ce décalage, mais elle ne doit pas occulter d'autres écueils, parfois plus fondamentaux, que cet ouvrage tente de discerner en faisant le point sur trois thèmes : les histoires de la prison en Belgique, du XIXe siècle à aujourd'hui ; les normes qui la régissent, de leur création à leur exécution ; les pratiques de ceux qui la pensent et, surtout, de ceux qui y vivent, professionnels ou détenus.
Résumé : En avril 2025, le Parti socialiste et Vooruit célébreront le cent quarantième anniversaire de leur genèse. L'acte de naissance du socialisme belge rapporte en effet au congrès fondateur du Parti ouvrier belge-Belgische Werkliedenpartij qui tient ses travaux les 5 et 6 avril 1885. La jeune formation qui est portée sur les fonts baptismaux fait face à une montagne de problèmes et à un environnement extrêmement hostile. Ses revendications initiales sont pourtant modestes : le droit à chacun d'avoir son mot à dire dans les orientations politiques du pays et le droit d'avoir une protection sociale minimale assortie d'une régulation dans l'environnement socioprofessionnel. Dans une adversité forte, le Parti ouvrier - puis le Parti socialiste belge - atteint les uns après les autres ses premiers objectifs et s'impose peu à peu comme un acteur majeur de la vie politique et sociale belge et de l'édification de la sécurité sociale moderne. Mais à l'image de la social-démocratie européenne, les socialistes belges sont à la peine depuis la fin du XXe siècle. En juin 2024, le PS se fixe à l'étiage le plus bas de son histoire électorale depuis l'instauration du suffrage universel masculin et si Vooruit s'est redressé, son score est le deuxième plus mauvais de l'histoire électorale du socialisme en Flandre. Ce livre explore cette trajectoire politique, électorale et sociale au long cours. L'auteur pointe les moments clés et analyse, pour chacun d'eux, les dimensions internes et externes du socialisme belge de même que les défis contemporains du PS et de Vooruit. Un voyage essentiel pour comprendre non seulement l'histoire du socialisme en Belgique, mais aussi les perspectives d'un mouvement à la croisée des chemins.