Les finances publiques sont au coeur de l'actualité politique et économique belge depuis de nombreuses années. Pour tout observateur ou acteur de la vie publique belge, la structure fédérale de l'Etat ne permet pas d'avoir une vision d'ensemble immédiate des décisions de politiques économiques prises par les différents niveaux de pouvoir (Etat fédéral, Communautés, Régions, etc) : quelles sont les compétences de tel niveau de pouvoir, de quels moyens dispose-t-il pour mener à bien ses politiques, etc. ? Cet ouvrage s'est donc donné comme objectif de présenter la structure fédérale et budgétaire de l'Etat belge. Après une description succincte de la structure de l'Etat belge et de son histoire, les auteurs se concentrent sur une approche économique des finances publiques belges depuis les années soixante-dix en termes de dépenses et de recettes. Tout en rappelant les principes de base et les définitions couramment utilisées en économie publique, cet ouvrage étudie et compare la structure et l'évolution des budgets des différentes entités de l'Etat fédéral belge. Cette analyse met en perspective les politiques mises en oeuvre par chaque niveau de pouvoir et les moyens qui leur sont accordés avec une attention particulière pour l'examen du financement des Communautés et Régions. Enfin, les auteurs examinent l'adéquation entre la répartition des compétences budgétaires et fiscales entre les différents niveaux de pouvoir et les principes théoriques définis dans la littérature du fédéralisme budgétaire.
Biographie de l'auteur Pascal Delwit est professeur de science politique à l'Université libre de Bruxelles (ULB) où il mène ses recherches au Centre d'étude de la vie politique Cevipol. Il est l'auteur de nombreuses publications consacrées à la vie politique en Belgique et en Europe. Il a récemment édité Le Front national. Mutations de l'extrême droite française, aux Editions de l'Université de Bruxelles (2012).
Ces dernières années, les percées électorales et politiques de partis comme Syriza en Grèce, Podemos en Espagne ou encore Die Linke en Allemagne ont braqué les projecteurs sur le paysage de la gauche radicale en Europe. Ou plutôt des gauches radicales : des projets et des formations aux ambitions et aux profils très divers coexistent en effet dans ce spectre politique désormais très diversifié. Il n'en a pourtant pas toujours été ainsi. Dans le dernier quart du XIXe siècle, la gauche radicale s'incarne pour l'essentiel dans la famille socialiste naissante ou dans le syndicalisme révolutionnaire. Après la première guerre mondiale et, surtout, après la révolution soviétique d'octobre 1917, la rupture dans le mouvement socialiste donne naissance au mouvement communiste, dont l'homogénéité politique est forte jusqu'au vingtième congrès du parti communiste soviétique et aux révélations du célèbre "rapport Khrouchtchev" (1956). Peu à peu, une certaine diversité s'installe dans les rangs communistes. Avant que cette famille politique en pleine mutation n'entame une descente aux enfers dans les années soixante-dix et quatre-vingt tandis que les sociétés européennes se transforment en profondeur. Mais alors qu'en novembre 1989, la chute du mur de Berlin avait semblé marquer la fin des espoirs révolutionnaires, des mouvements inattendus se produisent à la gauche de la gauche au cours des premières décennies du XXIe siècle, en parallèle avec la montée en puissance de la droite radicale et populiste. Pour saisir l'ensemble de ces dynamiques, Pascal Delwit brosse une fresque impressionnante de l'histoire et des comportements des partis de la gauche radicale des débuts de l'industrialisation à nos jours. Il propose un schéma interprétatif des bouleversements de cette famille politique qui se répartit aujourd'hui en trois courants principaux.
Le Luxembourg actuel est une terre de culture très ancienne. Les premières traces d'occupation y remontent loin dans le Paléolithique. Depuis le temps des Trévires et des Romains, en passant par le Moyen Age et les Temps modernes, une tradition littéraire impressionnante montre comment les hommes apprirent à aimer cette région centrale de l'Europe, la cultivèrent et, depuis le XIXe siècle, firent enfin de leur patrie un Etat moderne et souverain. Pourtant, ce développement n'a pas traversé les siècles en ligne droite ni sans ruptures. N'épargnant ni la terre ni les hommes, la convoitise de puissants voisins, les phases tumultueuses de l'histoire européenne, les remous internes et la barbarie du national-socialisme, ont marqué l'histoire du Luxembourg. Cet instructif petit livre de Michel Pauly illustre avec maestria l'évolution du Luxembourg des origines à nos jours et prend donc aussi en compte les pays limitrophes et les régions voisines.