Les finances publiques sont au coeur de l'actualité politique et économique belge depuis de nombreuses années. Pour tout observateur ou acteur de la vie publique belge, la structure fédérale de l'Etat ne permet pas d'avoir une vision d'ensemble immédiate des décisions de politiques économiques prises par les différents niveaux de pouvoir (Etat fédéral, Communautés, Régions, etc) : quelles sont les compétences de tel niveau de pouvoir, de quels moyens dispose-t-il pour mener à bien ses politiques, etc. ? Cet ouvrage s'est donc donné comme objectif de présenter la structure fédérale et budgétaire de l'Etat belge. Après une description succincte de la structure de l'Etat belge et de son histoire, les auteurs se concentrent sur une approche économique des finances publiques belges depuis les années soixante-dix en termes de dépenses et de recettes. Tout en rappelant les principes de base et les définitions couramment utilisées en économie publique, cet ouvrage étudie et compare la structure et l'évolution des budgets des différentes entités de l'Etat fédéral belge. Cette analyse met en perspective les politiques mises en oeuvre par chaque niveau de pouvoir et les moyens qui leur sont accordés avec une attention particulière pour l'examen du financement des Communautés et Régions. Enfin, les auteurs examinent l'adéquation entre la répartition des compétences budgétaires et fiscales entre les différents niveaux de pouvoir et les principes théoriques définis dans la littérature du fédéralisme budgétaire.
Résumé : En Europe, l'entrée dans le XXIe siècle a dévoilé d'impressionnantes dynamiques politiques et électorales. La Belgique et son système de partis n'échappent pas à ces mouvements : longueur exceptionnelle dans la formation des exécutifs, volatilité électorale accrue, fragmentation du système politique, augmentation de la défiance envers le politique dans plusieurs parties de la société... L'ambition de cet ouvrage est néanmoins d'analyser les événements et les changements contemporains dans une perspective plus profonde que le temps court. La configuration actuelle du système politique belge et de ses acteurs a beaucoup évolué, mais des constantes peuvent aussi être mises en évidence. Dans une analyse des transformations de la vie politique et du système politique depuis l'indépendance de la Belgique et en mobilisant les clivages qui ont structuré les débats et les choix politiques, l'auteur isole six grandes phases : 1830-1893, 1894-1918, 1919-1945, 1946-1965, 1965-1999 et l'entrée dans le XXIe siècle. Ce sont ces six temps de l'histoire politique belge qui sont décortiqués dans cette toute nouvelle édition. Bien sûr, comme dans tout découpage chronologique, les frontières entre les différentes étapes temporelles sont poreuses. Il importe d'approcher les évolutions dans une optique dynamique où, sans être légion, les ruptures n'en sont pas moins essentielles. Pascal Delwit est professeur de science politique à l'Université libre de Bruxelles (ULB), où il mène ses recherches au Centre d'étude de la vie politique. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages et articles sur la vie politique belge et européenne.
Pourquoi le populisme est-il devenu un concept aussi central dans le débat public ? Pour quelles raisons joue-t-il le rôle d'épouvantail de la démocratie ? Quel est le rapport entre notre conception contemporaine du phénomène et ses origines historiques ? Le populisme est-il de droite, de gauche, les deux à la fois ou ni l'un ni l'autre ? En amorçant une réponse à chacune de ces questions, cet ouvrage déconstruit les principales idées reçues et connotations péjoratives dont le populisme fait l'objet dans la littérature scientifique et dans le discours médiatique.
Résumé : Michel Foucault l'a montré, la critique de la prison naît avec la prison et se répète depuis le XIXe siècle, tout comme les principes qui lui sont opposés : correction, classification, travail, éducation, contrôle ou assistance. Aujourd'hui, des changements sont intervenus, comme de nouvelles normes tendant à la reconnaissance de droits aux détenus. Les modalités de leur mise en oeuvre les font cependant apparaître comme un nouveau discours de légitimation de la prison. La surpopulation est souvent avancée pour expliquer ce décalage, mais elle ne doit pas occulter d'autres écueils, parfois plus fondamentaux, que cet ouvrage tente de discerner en faisant le point sur trois thèmes : les histoires de la prison en Belgique, du XIXe siècle à aujourd'hui ; les normes qui la régissent, de leur création à leur exécution ; les pratiques de ceux qui la pensent et, surtout, de ceux qui y vivent, professionnels ou détenus.
A des fins didactiques, l'ouvrage est décomposé en sept chapitres. Le premier porte sur l'histoire de la discipline, sur la définition de son champ d'investigation et sur les règles de base à respecter. Le deuxième présente le coeur de la science politique : le pouvoir politique et son évolution. Le troisième se fixe sur l'étude des régimes politiques : les régimes autoritaires, hybrides, totalitaires et démocratiques. Les chapitres suivants sont une plongée dans le fonctionnement de la démocratie représentative. Le quatrième porte sur les règles qui entourent le vote et l'élection, en particulier les modes de scrutin. Le cinquième traite de l'acte principal qui légitime la démocratie représentative, l'élection au suffrage universel. Qui vote, pour quoi et pourquoi ? Mais aussi, qui ne vote pas et pour quelles raisons ? Le sixième a trait à ces acteurs majeurs de la démocratie représentative que sont les partis politiques. Comment évoluent-ils ? Sur quelles idéologies fondent-ils leur action ? Enfin, le dernier chapitre aborde la très grande diversité, au fond et dans leur expression, des formes de participation dans les sociétés.