Inventé en 1940, Robin n´a cessé d´illuminer, depuis sa création, les aventures du sombre Batman et, plus largement, du "genre super-héroïque" . Alors qu´il fête cette année ses 80 ans d´existence, il est temps de se pencher sur cette grande figure de l´éternelle jeunesse qui, au fil de son évolution, a présenté différents visages de l´enfance, tout à la fois jeune sidekick en proie à la peur de l´abandon ou adolescent en pleine rébellion. Ce présent ouvrage se dédie donc tout spécialement à son parcours dans les comics, ainsi qu´à celui de ses compères qui permirent aux jeunes lecteurs d´épauler symboliquement leurs héros de prédilection. Sous leur regard, c´est tout un portrait en creux qui est esquissé : celui de justiciers aux multiples facettes, tout à la fois mentors, amis et grands enfants eux- mêmes. Car, loin d´être de simples faire-valoir, Robin, et consorts sont la preuve indéniable de cette part enfantine que les super-héros continuent d´entretenir en eux. Et en nous.
Nombre de pages
120
Date de parution
18/06/2020
Poids
152g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9791096613069
Titre
ROBIN
Auteur
Baurin Camille
Editeur
AEDON LIVRES
Largeur
130
Poids
152
Date de parution
20200618
Nombre de pages
120,00 €
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Avec La Dolce Vita, Marcello Mastroianni est devenu, aux yeux du monde entier, l'incarnation du latin lover. Cette identification de l'acteur à l'archétype du séducteur italien ne laisse pas d'étonner, au regard du reste de sa filmographie qui s'emploie à mettre en pièces cette image, que ce soit sur le mode dramatique ou dans la pure tradition de la comédie de moeurs à l'italienne. De l'immédiat après La Dolce Vita, aux rôles de la fin de carrière, les réalisateurs, de Germi à Mikhalkov en passant par Fellini lui-même, ne cesseront de proposer à Mastroianni des rôles de mâle mis en déroute par les femmes, de séducteur veule, d'impuissant... Cette démystification, à laquelle se prêtera l'acteur avec malice, donne à sa filmographie des airs de miroir déformant. Qui dit miroir déformant dit aussi jeux de miroirs : la filmographie de Mastroianni est truffée de clins d'oeil plus ou moins explicites aux rôles du passé. Tout en s'attachant à cerner la persona de Marcello et ce qui fait la quintessence du jeu de cette icône, que son éthique de la légèreté et de la distanciation ont rendue irrésistible, cet essai revient sur les pans les plus emblématiques de la carrière de l'acteur, plus mâle mis à mal que latin lover.
Elles orchestrent la rencontre et scellent la désunion, établissent le partage et la déchirure : les mains parcourent le cinéma. Connectées à l'oeil, elles se font pensée en mouvement et réconcilient comme elles opposent. Main-pulsionnelle ou main-affect qui formulent les sentiments secrets, elles sont un langage. Au cinéma, elles rivalisent d'éloquence. Plus qu'un motif iconographique, les mains s'accordent à la temporalité émouvante d'une existence. Leur visibilité à l'écran cache pourtant le paradoxe de leur mystère et de leur incapacité à embrasser la totalité de l'autre. Temps, mouvement, mémoire, altérité, sexualité se mêlent dans le battement harmonieux des mains. Faites de la même substance que le cinéma, elles l'obsèdent. Scorsese, De Sica, Fellini, Vidor, Preminger, Denis, Bresson, Mann, Hitchcock, Chabrol, Lang, Wiene, Burton, Craven, Raimi, Browning, Genet, Godard, Kubrick : tous les ont fétichisées, transformant leurs films en étreintes.
Incroyablement populaire dans les années 80 et 90, le thriller érotique américain demeure pourtant mésestimé, souffrant de son aura sulfureuse. Amalgamé aux films néo-noirs et mélodramatiques, il se voit souvent nier son historicité et son impact socio-culturel par une critique qui ne s'est principalement intéressée qu'à Basic Instinct, de Paul Verhoeven, et à sa femme fatale, interprétée par Sharon Stone. En 240 pages, cet ouvrage, le premier en langue française entièrement consacré à l'exégèse des films qui le composent, s'emploie à le définir et à lui apporter un nouvel éclairage. De Liaison fatale à Jade, en passant par Sliver et Body of Evidence, il a pour ambition de montrer que sa portée est plus importante que certains ne se l'imaginent : recelant de trésors insoupçonnés, le thriller érotique raconte en creux toute une époque de l'industrie cinématographique, de la création à la production, tout en dressant un portrait inédit et saisissant des Etats-Unis des années Reagan et Clinton.
On ne compte plus les scènes d'anthologie au cinéma qui sont des courses-poursuites. Depuis le muet, elles constituent le clou du spectacle dans un film, propre à déclencher des avalanches de rires et des frissons en cascade. Art des images en mouvement, le cinéma est destiné à retranscrire l'intensité des gestes et la trajectoire des corps. Inscrit dans le temps, travaillé par l'idée du rythme, il a vocation à saisir la vitesse, ses phases d'accélération et de décélération. Mais pas seulement. Les courses-poursuites fascinent parce qu'elles racontent quelque chose de plus. Ce livre tente d'en faire le récit. A l'écran, ce ne sont plus seulement les êtres ou les véhicules qui sont poussés au-delà de leurs capacités, mais aussi les images et ce qu'elles reflètent de notre condition. En ne cessant de dépasser les limites, les courses-poursuites nous plongent dans le grand bain révélateur de notre réalité. Elles nous dévoilent le monde en le traversant à toute allure. Et tracent ainsi un itinéraire possible du cinéma, de notre histoire et de nos existences.