Longtemps je me suis couché de bonne heure pour raisons de sécurité
Baumgartner Thomas
MONTE EN L AIR
5,00 €
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EAN :9791092775112
Dans les aéroports, dans les gares, sur Internet ou en traversant la rue, à la boulangerie, dans nos rêves, le jour ou la nuit, au boulot, à l'école, chez ma mère, en vacances, au supermarché, au café, à la radio, à la télé, dans le hall, dans le jardin, à la piscine, on nous canalise, on nous empêche, on nous incite, on nous fait comprendre, on nous scanne, on nous demande de rester de l'autre côté de la ligne qui est là, on nous dévisage, on nous demande d'être ressemblant, on nous touche, on nous regarde dans le sac, on nous réclame la carte, on nous réclame l'autre carte, puis un justificatif, on nous demande de retirer le casque, on nous laisse attendre dans le sas, on nous regarde en coin, on nous fait inscrire notre nom là, et là, et là, on nous demande de ne pas sourire, on nous fait prendre un numéro, on exige qu'on reste à notre place dans la file. C'est ainsi, partout. Sauf au coeur de la littérature, la vraie, la grande. Elle échappait à cet air du temps, c'est terminé. Voilà quelques incipits de grands textes, introductions souvent fameuses, transformés légèrement et systématiquement. Et augmentés d'un léger suspense. Pour raisons de sécurité, évidemment.
Nombre de pages
30
Date de parution
19/10/2015
Poids
36g
Largeur
105mm
Plus d'informations
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EAN
9791092775112
Titre
Longtemps je me suis couché de bonne heure pour raisons de sécurité
Auteur
Baumgartner Thomas
Editeur
MONTE EN L AIR
Largeur
105
Poids
36
Date de parution
20151019
Nombre de pages
30,00 €
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Le son est une magie et une évidence. Fluidité insaisissable, il est matière disponible pour la littérature. Par le son, on entre dans le fantastique : saisi par l'oreille, le lecteur accepte la proximité d'une autre dimension et d'autres possibles. Les romans et les récits n'ont pas attendu les technologies de reproduction, de diffusion, de captation du son pour en faire le véhicule d'utopies et de légendes. Avec le progrès technique, le son se manipule, se stocke. C'est là que la radio entre en scène : avec elle, la parole se voit douée d'ubiquité, à la fois dans le studio et potentiellement dans le monde entier. Mais sait-on jamais qui écoute ? Voyage dans cet étrange pays de la radio et des sons en compagnie d'Homère, Rabelais, Francis Bacon, Samuel Beckett, Roland Dubillard, Jacques Roubaud, Denis Podalydès, Vincent Ravalec, Jean Tardieu, Roger Grenier, Roland Barthes, Eric Chevillard, François Bon, Dominique A, Jean Cocteau et bien d'autres...
Ne rien faire est une affaire sérieuse. Depuis la nuit des temps, des paresseux restés anonymes, des flemmards méconnus, des ramollos de tous ordres ont façonné, sieste après sieste, de renoncements en procrastinations, une histoire forcément sans traces, oubliée. Ce livre veut leur rendre justice en proposant à tout un chacun de rejoindre leurs rangs : tous ensemble, les mains dans les poches !À rebours de la frénésie contemporaine, ce livre offre de ne rien faire, mais de le faire le mieux possible. Nourri de ceux et celles qui ont réfléchi à la force du ne-rien-faire (Sénèque, Paul Lafargue, Bertrand Russell, Mona Chollet...), il propose une méthode constituée d'impératifs contradictoires à suivre pour décrocher son label de paresseux, malgré tous les obstacles (« Regardez les nuages », « Contribuez à la création d'une économie du temps perdu », « Ennuyez-vous », « Soyez disponible à la surprise », « Gardez tous vos sens en éveil »,« Buvez un Russe blanc »...).Mauvais esprit et grands auteurs : le mélange salutaire de cette pseudo-méthode doucement subversive.Notes Biographiques : Ancien journaliste à France Culture puis rédacteur en chef de Radio Nova Thomas Baumgartner est l'auteur d'une demi douzaine de livres dont Longtemps je me suis couché de bonne heure pour raisons de sécurité en 2015 et L'Hypothèse du baobab, notes sur la radio en 2019 Il a aussi signé un roman, La Bosse du géranium en 2013
Il ne s'appelle pas Durand. Il s'appelle Stéphane Schoebel, un nom trouvé par ses parents dans un livre, peut-être celui que vous avez entre les mains. Stéphane Schoebel est dans la modification régulière. Il aime avoir les contours fous. Il change ainsi de vêtements quotidiennement, d'appartement tous les cinq à sept ans, d'activité professionnelle quand il y est poussé, de compagne quand Mathilde s'en va. Notre héros est un renard urbain, tendance caméléon de gouttières. Voyez ? Son cas est régulièrement cité en exemple auprès des personnels du renseignement et de divers services d'espionnage à travers le monde. Mais sa boulangère l'a reconnu ce matin. Stéphane Schoebel a comme une bosse à l'arrière du crâne, juste à côté de celle des maths. Après observation, comparaison, palpation, photo, radio, le médecin lui a dit sans rire qu'il s'agissait de la bosse du géranium. Un cas rare. La bosse du géranium ne sert à rien. Elle rend juste un peu mélancolique à la fin de l'été.
Entre mars 1968 et juillet 1990, L'Oreille en coin fait des week-ends de France Inter un moment à part. Jusqu'à trois demi-journées de programmes ironiques, innovants et modernes. Du jamais entendu jusque-là! La radio de L'Oreille est une radio sans vedettes, à la fois sophistiquée et populaire, un atelier créatif qui contient toutes les formes de radios. Il y a bien sûr les dimanches matin des chansonniers, où passent Jean Amadou, Patrick Burgel, Pierre Saka, Maurice Horgues, Jacques Mailhot, Françoise Morasso, Yves Lecoq... Et, à partir de 1984, hommes et femmes politiques commencent à défiler, et certains vieux briscards, comme Gaston Defferre, Valéry Giscard d'Estaing ou Edgar Faure n'hésitent pas à mettre à l'épreuve leur sens de la répartie. On y rencontre aussi les jeunes loups du moment, parmi lesquels Alain Juppé, Dominique Strauss-Kahn et même Nicolas Sarkozy. Les samedis et dimanches après-midi sont de vrais moments de convivialité et d'inventivité radiophonique. Nombreux sont ceux qui y apprennent leur métier ou développent leur talent: Kriss, Daniel Mermet, Paula Jacques, Daniela Lumbroso, Ève Ruggieri... Entre autres. Ils y côtoient certains anciens qui marquent déjà l'histoire de la radio: Claude Dominique, Yann Paranthoën, Gérard Sire, RobertArnaut... Un voisinage fécond rendu possible par les deux figures qui créent et dirigent L'Oreille en coin: Jean Garretto et Pierre Codou. Ce livre raconte l'histoire de cette émission unique et fait la part belle aux souvenirs de ses acteurs et aux témoignages de ses auditeurs.
Prenez un titre ou un refrain de chanson. Choisissez-le contenant un verbe, ou une forme assimilable à une déclinaison verbale. Par exemple : Tata Yoyo. Passez cette locution à l'infinitif : Tater Yoyo et déroulez la conjugaison complète de ce nouveau verbe : Je tate Yoyo, Tu tates Toyo, etc. Vous obtenez ainsi une table de conjugaison inédite, qui fera apparaître de nouveaux sens, de nouvelles sonorités, de nouvelles poésies : Ça taterait Yoyo, Que nous tatassions Yoyo, Tatant Yoyo, Tatons Yoyo !, etc. Vous faites de la conjugaison ordinaire.