Venise et façon de Venise. Verres Renaissance du Musée des arts décoratifs
Baumgartner Erwin
UCAD
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EAN :9782901422754
Issu d'une tradition plus que millénaire, le verre de Venise connaît son apogée à partir de la fin du XVe siècle et jusqu'au XVIIe siècle : pendant deux siècles, grâce au savoir-faire artisanal des verriers favorisé par le climat culturel de la Renaissance italienne, le verre de Venise reste inégalé et compte parmi les produits de luxe les plus recherchés en Europe. le fait même que le nom de Venise continue aujourd'hui d'être associé à la magie du verre témoigne du génie mercantile des Vénitiens, de la remarquable qualité des produits issus de leurs ateliers et de la pérennité de leur industrie verrière. Cet ouvrage présente une soixantaine de verres vénitiens ou fabriqués à la façon de Venise appartenant aux collections du musée des Arts décoratifs à Paris, pour la plupart inédits, représentatifs des principales techniques et typologies mises au point à Venise et diffusées en Europe. Ces pièces d'une extrême fragilité, qui ont traversé des périodes historiques souvent destructrices, n'ont subsisté qu'en vertu des soins attentionnés que leur apportèrent des générations de collectionneurs. Cette publication, éclairée par les recherches les plus récentes, comble une lacune importante puisque aucune collection publique française n'est actuellement publiée et qu'aucun ouvrage général en français ne traite le sujet.
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Nombre de pages
143
Date de parution
04/09/2003
Poids
785g
Largeur
230mm
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EAN
9782901422754
Titre
Venise et façon de Venise. Verres Renaissance du Musée des arts décoratifs
Auteur
Baumgartner Erwin
Editeur
UCAD
Largeur
230
Poids
785
Date de parution
20030904
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143,00 €
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L'historien antique visait d'abord à rendre compte de l'enchaînement des causes. Le clerc médiéval veut avant tout situer les événements dans le temps, souci lié à la conception chrétienne d'un temps qui a eu une origine, sa création par Dieu, une coupure essentielle, l'Incarnation, et se déroule selon un sens, orienté vers une fin. A côté de récits consacrés au passé mythique, puis historique de l'Angleterre bretonne, puis normande, s'invente dès la fin du XIe siècle une historiographie d'un nouveau type, en liaison avec l'extraordinaire aventure que furent la Première Croisade et, en 1099, la prise de Jérusalem. On passe alors à une pratique neuve d'une histoire écrite bien souvent, par des acteurs et/ou témoins. Dès la fin du XIIe siècle et au XIIIe siècle on verra (avec Robert de Clari, Villehardouin, Joinville) le vécu de l'historien - ou du mémorialiste ? - entrer en tension avec une grille de lecture préfabriquée. "Dire le temps" dans sa matérialité brute n'advient jamais. Aux purs marquages temporels se tissent inévitablement une pesée et une pensée du temps, révélant aussi bien le projet conscient de l'écrivain que le sens plus secret selon lequel il en a dévidé et retordu le fil.
Etude approfondie d'un grand texte classique ou contemporain par un spécialiste de l'oeuvre : approche critique originale des multiples facettes du texte dans une présentation claire et rigoureuse.Bibliographie, chronologie, variantes, témoignages, extraits de presse. Eclaircissements historiques et contextuels, commentaires critiques récents.
Analyser en détail les quatre premiers romans de Chrétien, Erec et Enide, Cligès, Le Chevalier au Lion (Yvain) et Le Chevalier de la Charrette (Lancelot), serait aussi présomptueux qu'impossible. Il a paru plus efficace d'en étudier pour chacun la forme neuve, la torsion nouvelle que Chrétien impose à un univers de référence à peu près fixé à partir d'Erec et Enide. Nous ne chercherons donc pas à retrouver dans cette oeuvre si éclatée un parcours esthétique concerté et encore moins un message unifié sur l'amour, le pouvoir, l'aventure, etc. Il nous semble au contraire que la fascination qu'a exercée Chrétien sur son premier public sans doute, sur les écrivains du XIII ? siècle à coup sûr, puis sur la critique du XX ? siècle, et qu'elle exerce encore, espérons-le du moins, sur un public moderne, tient avant tout à sa diversité, à l'aspect caméléon d'un auteur en quête de public, qui paraît avoir saisi sa chance et l'air du temps à chaque nouvel essai, sans chercher d'autre cohérence, d'autre signature qu'une paradoxale liberté d'inventions, de recadrages, de déplacements imprévus dans le monde clos qu'il s'est lui-même créé". Emmanuèle Baumgartner.