Des coutumes qui font vivre. Suivi du Sefer ha-Minhagim de Shimon Guenzburg (Venise, Giovanni di Gar
Baumgarten Jean ; Guenzburg Shimon
ECLAT
38,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782841625079
Dans la société juive, les coutumes (Minhagim) jouent un rôle majeur. Elles sont le résultat d'un processus de sédimentation de rituels et de discussions rabbiniques accumulées au fil du temps. Il arrive même, selon le Talmud, que "la coutume efface la loi" dans le registre des pratiques régissant la vie de la communauté, au point de devenir la règle qui fait autorité pour l'individu et pour la collectivité. De nombreux Livres de coutumes (Sifrei ha-Minhagim) furent rédigés entre le XIVe et le XVIIe siècle à l'époque où l'imprimerie se développait en Europe. Le livre de Shimon Guenzburg, qui parut à Venise en 1593, a la particularité d'avoir été écrit en langue yiddish et témoigne de ce que fut le monde ashkénaze en cette fm du XVIe siècle. Mais quel est le rôle religieux et social du livre de coutumes ? Qui en sont les auteurs ? Que transmettent-ils de la vie des juifs en butte à la persécution et à l'exode ? Notre édition, composée d'une longue introduction sur l'histoire de cette tradition littéraire, sur cet auteur et son livre en particulier, en propose une traduction annotée qui insiste sur la dimension populaire des créations en yiddish. Elle explore, dans les moindres détails, ce que fut la vie juive des communautés ashkénazes, qui durent fuir leur pays d'origine pour trouver refuge en Italie. Tel fut le cas de Shimon Ha-Levi Guenzburg, originaire d'Allemagne, qui contribua à l'essor de l'imprimerie de livres juifs à Venise et dans sa région.
Nombre de pages
400
Date de parution
04/03/2021
Poids
380g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782841625079
Titre
Des coutumes qui font vivre. Suivi du Sefer ha-Minhagim de Shimon Guenzburg (Venise, Giovanni di Gar
Auteur
Baumgarten Jean ; Guenzburg Shimon
Editeur
ECLAT
Largeur
150
Poids
380
Date de parution
20210304
Nombre de pages
400,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Le plus grand livre d'interprétation ésotérique de la Bible bénéficie d'une traduction et d'un appareil critique inédits. Le Livre du Zohar ou Livre de la Splendeur est l'ouvrage majeur de la Qabale hébraïque. Ses enseignements, que la tradition attribue au maître de la Mishnah, Rabbi Shimon Bar Yohay (IIe siècle), constituent la " Loi orale et secrète " donnée par Dieu à Moïse au mont Sinaï. Ecrit en araméen, le Zohar a été rédigé vers le XIIIe siècle. Il s'impose comme un des plus grands livres d'exégèse biblique. C'est un commentaire classique des Ecritures, axé sur des interprétations mystiques d'une profonde nouveauté et originalité. Le présent volume propose pour la première fois en français une anthologie de textes du corpus zoharique, traduits de l'araméen. Il suit les versets, les péricopes et les livres du Pentateuque, et en étudie des thèmes classiques : les personnages (Adam, Noé, Abraham, Sarah, Jacob, Moïse...), les événements (la Création du monde, le Déluge, la Tour de Babel, la vie des Patriarches, l'Exode et la sortie d'Egypte...), les commandements (le Shabbat, les fêtes juives, le mariage, la circoncision, les règles alimentaires...), les motifs (l'exil, le mal, la rédemption...). La force et la beauté du Zohar sont d'amplifier ces thèmes, offrant ainsi une richesse interprétative exceptionnelle.
Connu comme le fondateur du hassidisme, celui qu'on surnomme le Baal Shem Tov, le " maître du Bon Nom ", ne cesse de fasciner. Qui était-il : un mystique détenteur de secrets ? Un réformateur religieux venu valoriser la foi simple des humbles contre l'érudition talmudique ? Un annonciateur du messie ? Un guérisseur, voire un chamane pratiquant la transe, inspiré par des traditions préchrétiennes des Carpates ? A-t-il seulement fondé un nouveau mouvement, ou la légende a-t-elle dépassé l'histoire ? Jean Baumgarten, sans doute le plus éminent spécialiste français du hassidisme, nous invite à le suivre dans sa recherche du " vrai " Baal Shem Tov. A la fois portrait spirituel et plongée dans la sociologie religieuse des Juifs polonais du milieu du xviiie siècle, cet ouvrage nous livre la synthèse des travaux les plus récents sur cette figure majeure dont se réclament les " amis de Dieu " bien au-delà du monde juif.
Langue vernaculaire des Juifs ashkénazes, le yiddish, composé d'hébreu et d'araméen, de langues romanes, slaves et de moyen haut allemand, a été parlé depuis les bords du Rhin jusqu'au Birobidjan et a accompagné les migrations des Juifs sur trois continents. Facteur de transmission de la tradition juive pour les uns, « jargon » ou langue révolutionnaire à la fin du XIXe siècle pour les autres, le yiddish a su devenir le vecteur d'une riche littérature. Les locuteurs du yiddish ont été les plus frappés par la Shoah, mais leurs descendants entretiennent la flamme de la langue et l'université découvre en lui un phénomène linguistique unique.Jean Baumgarten, directeur de recherche au CNRS, a consacré de nombreuses études à la littérature yiddish ancienne et à la société ashkénaze.
Le hassidisme reste peu connu et, s'il est évoqué, c'est surtout en relation avec les questionnements actuels sur l'identité juive moderne ou les mutations de la société israélienne. Tantôt il sert de repoussoir, sorte de survivance archaïque d'un monde disparu ou témoignage de la reviviscence du fondamentalisme religieux. Tantôt il est valorisé comme porteur de réponses à la crise du judaïsme contemporain. Toutes ces opinions, la plupart du temps hâtives, occultent la réalité sociale du hassidisme, son histoire et son évolution depuis le XVIIIème siècle jusqu'à nos jours. Comment est né ce mouvement piétiste et comment s'est-il diffusé dans l'Europe centrale et orientale, au point de devenir une des forces vives de l'ultra-orthodoxie ? Quels sont les fondements mystiques de la société hassidique et sur quel modèle économique fonctionne-t-elle ? Qu'est ce qu'une cour hassidique ? Quel rôle jouent les coutumes religieuses et les pratiques rituelles dans l'histoire sociale des dynasties ? L'étude du hassidisme est actuellement un domaine vivant des études juives et de l'histoire des religions. Or, il n'existe, en français, aucune synthèse récente concernant ce mouvement mystique, envisagé non plus seulement dans la perspective de l'histoire des doctrines religieuses, mais analysé dans ses dimensions théo-politiques. La principale originalité de cette étude tient à ce qu'elle ne sépare pas la doctrine et les usages, mais montre l'unité qui existe entre l'expérience mystique, la doctrine spéculative et les pratiques rituelles. Le hassidisme doit être envisagé en tant que totalité, dans laquelle les modes de vie, l'organisation sociale et le système de pensée sont étroitement imbriqués. La méthode utilisée par Jean Baumgarten, à la fois fondée sur l'étude des sources historiques, la littérature hassidique dans ses composantes les plus diverses et la démarche anthropologique, permet d'avoir un aperçu le plus large possible de ce mouvement.
Résumé : Paru dans Les Cahiers du Sud, en 1942, ce "petit chef d'oeuvre" de María Zambrano (1904-1991), traduit par Suzanne Brau, inscrit la pensée mystique et poétique de Saint Jean de la Croix (1542-1591) au coeur même d'une humanité dont il incarne la plus extraordinaire expression, sur cette "terre jaune, embrasée d'un feu qui n'est pas celui du soleil". Rarement la poésie de Jean de la Croix fut si parfaitement donnée à fleur de peau, et le hasard a voulu que, dans cette même revue et au presque même moment, un poète, traducteur, résistant, Simon-Rolland (1907-1944), livre ses propres traductions des poésies du Saint, qui sont, écrivait Pierre Emmanuel, "si belles qu'elles égalent l'original". Le Cantique spirituel parut toutefois aux éditions Charlot en 1945, de l'autre côté de la méditerranée, et c'est cette édition exemplaire qui est reprise ici, en miroir du Saint Jean de la Croix de María Zambrano, qui fait entendre la "musique silencieuse" de l'esprit.
Flüsser David ; Petitdemange Guy ; Pinto Lasry Vér
L'oeuvre de David Flusser a marqué durablement les relations entre le judaïsme et le christianisme, et son ouvrage sur le Jésus historique, à la suite des travaux de Joseph Klausner, a si considérablement modifié la figure du Christ que les nouveaux exégètes en mal de compromis ont vite fait de l'ignorer. "Flusser ouvre une voie, comme peut-être personne, par le savoir indubitablement, mais aussi par une sorte d'illumination intérieure délivrante, en enracinant le christianisme dans l'histoire du judaïsme de l'époque. Ce n'est évidemment pas une explication ; c'est un éclairage sans pareil, éclairage qui est aussi un réveil, le regard sur un autre paysage ", écrit Guy Petitdemange dans sa préface à ce petit livre, devenu un 'classique' secret et qui résume l'oeuvre de toute une vie.
Les martyrs ignorés, qui aurait dû introduire les Etudes philosophiques de La Comédie humaine, est resté inachevé, même si la conversation à la `Table des philosophes' du Café Voltaire, menée tambour battant avec tout le génie et l'ironie de Balzac, revient à poser la question qui est au coeur de la Comédie tout entière : "qu'en est-il de la pensée ? peut-on en abuser comme on abuse du café? enrichit-elle la vie ou la détruit-elle ? ", à laquelle répond l'oeuvre même, qui témoigne que l'on meurt à trop penser, de même que sans penser, il n'est pas de vie qui tienne.