La malédiction des gouvernants. François Hollande pourra-t-il être réélu ?
Baumel Laurent
BORD DE L EAU
10,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782356872272
François Hollande peut-il réussir ? La question ne se pose pas seulement en raison des sondages du moment mais aussi de l'expérience historique. De Giscard à Sarkozy, en passant par Mitterrand, Chirac, Balladur ou Jospin, aucun de ceux qui ont dirigé le pays depuis trente ans n'a obtenu la possibilité de continuer à le faire aux élections suivantes. Par comparaison avec l'Allemagne, le Royaume-Uni ou encore les Etats-Unis, cet étrange phénomène apparaît comme une singularité française. D'où vient-il ? C'est la question à laquelle Laurent Baumel tente de répondre dans cet essai, en passant en revue les huit expériences qui se sont succédé depuis 1974. Remontant ainsi à la racine fondamentale de chacun de ces échecs, il fait ressortir quelques explications récurrentes du rejet systématique des sortants : l'impuissance face à la crise économique, dans un pays qui attend tout de l'Etat, la mauvaise appréciation du paysage idéologique français, et notamment de la réticence nationale vis-à-vis du libéralisme économique, la relation déficiente avec les couches populaires et moyennes, les trahisons du contrat démocratique... Député et responsable socialiste, Laurent Baumel tire aussi de ces leçons du passé des préconisations essentielles pour aider François Hollande et le gouvernement actuel à réussir là où tous leurs prédécesseurs ont échoué. C'est la force de ce livre que de s'extraire de la conjoncture immédiate et de prendre au sérieux "la malédiction des gouvernants" pour tenter de la briser.
Nombre de pages
113
Date de parution
15/05/2013
Poids
116g
Largeur
120mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782356872272
Titre
La malédiction des gouvernants. François Hollande pourra-t-il être réélu ?
Auteur
Baumel Laurent
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
120
Poids
116
Date de parution
20130515
Nombre de pages
113,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Elu à l'Assemblée en 2012, Laurent Baumel raconte ici ses premiers pas de député au sein de la nouvelle majorité parlementaire et de la commission des finances, chargée de discuter du budget et des impôts du pays. Le constat est plutôt sombre sur le fonctionnement concret de la Ve République : omnipotence de l'exécutif et des conseillers dans l'élaboration des lois, mise devant le fait accompli de parlementaires relégués dans les marges, appel constant à la discipline pour éviter les débats gênants. Si elle a mis fin à l'instabilité chronique des Républiques précédentes, notre "monarchie élective" fondée sur la toute-puissance du Président élu au suffrage universel pour cinq ans n'assure plus sa fonction démocratique essentielle : alors que les défis à relever sont de plus en plus lourds, cette atrophie du pouvoir permet aux puissances économiques et à la technostructure d'Etat de concentrer leur pression et d'imposer des orientations qui s'éloignent de plus en plus des attentes populaires. Dans ces conditions, il ne faut pas s'étonner des alternances systématiques, ni de la montée d'une abstention structurelle et du vote protestataire. Pour Laurent Baumel, l'évolution de notre régime est une nécessité vitale. Elle n'impose pas tant un changement de numéro de notre République qu'un changement collectif des pratiques et des mentalités : un gouvernement acceptant de renégocier régulièrement le "contrat de législature" avec sa majorité, des parlementaires non-cumulards et libres s'affirmant comme une force autonome, des médias et une société n'assimilant plus tout débat au sein du parti au pouvoir à un "couac" ou une "crise", des citoyens régulièrement associés à travers de véritables consultations, Face au populisme qui monte, il y a urgence à ce que la France redevienne une démocratie.
Oui, répondent les auteurs de cet essai, mais à une condition essentielle : qu'elle remette la réflexion stratégique au poste de commande ! Si le candidat socialiste doit mobiliser le " peuple de gauche " et les couches sociales " anti-sarkozystes ", il doit aussi mener la reconquête sur trois fronts essentiels : le centre, les seniors, et " la France qui se lève tôt ". Appuyés sur leur expérience d'élus locaux et leur connaissance des questions de doctrine et d'opinion, Laurent Baumel et François Kalfon proposent un tour d'horizon précis des enjeux économiques, sociaux et sociétaux de la période, et nous éclairent sur les défaites antérieures de la gauche... pour mieux gagner en mai 2012. Essai vif et stimulant, L'équation gagnante intéressera tous ceux qui souhaitent refermer la parenthèse navrante du Sarkozysme. Ils nous rappellent aussi que la supposée malédiction qui pèserait sur le candidat socialiste à l'élection présidentielle n'existe pas.
A quelques mois d'une élection présidentielle majeure que la gauche a l'obligation d'emporter, la question des couches sociales auxquelles celle-ci doit prioritairement s'adresser reste largement en débat. Elle constitue la toile de fond des positions qui seront prises sur toute une série de sujets économiques, sociaux, sociétaux. Différents dans leurs sensibilités et leurs expériences, les auteurs de cet ouvrage collectif partagent une conviction essentielle: le/la candidat(e) socialiste devra au printemps prochain reconquérir les couches populaires et moyennes intégrées de notre société, c'est-à-dire ces millions de Français qui ne vivent ni dans l'assistance ni dans l'aisance, ni dans les banlieues les plus déshéritées ni dans les centres villes privilégiés mais qui se sentent aujourd'hui négligés et se tournent de plus en plus vers les options populistes. Forts de cette conviction commune, les contributeurs de cet ouvrage rappellent ici les grands axes d'une offre politique qui pourrait répondre aux problèmes et aux attentes de ces couches: la stagnation salariale, la peur du déclassement, l'aspiration à une liberté ordonnée... Ils dessinent, ce faisant, les contours d'une gauche populaire, fidèle à sa vocation et enfin capable de gagner.
La gauche française navigue aujourd'hui à vue, sans repère ni boussole. Elle n'a toujours pas digéré le choc du 21 avril 2002. Nombre de ses responsables et militants continuent de penser qu'il s'agit d'un simple accident électoral et que le balancier reviendra, immanquablement. Ce n'était pas un accident. Ce " coup de tonnerre " a servi de révélateur à la crise profonde que traverse la gauche en France depuis de nombreuses années. Ses présupposés doctrinaux sont inadaptés. Elle n'a pas su se rénover et n'est plus capable de réformer en profondeur la société ! Les vieilles recettes et les remèdes traditionnels ne suffiront plus à rétablir, une fois de plus, la situation. Dans cet essai, les auteurs proposent une interprétation originale et sans concession de la situation actuelle de la gauche française, notamment du Parti socialiste. A partir de ce regard critique, ils proposent une méthode pour sortir de la spirale de l'échec, reconquérir un électorat désorienté sur la base d'une authentique rénovation doctrinale et d'un réformisme assumé, actualisé et ambitieux.
Tout en décrivant une population cachée de femmes insérées qui consomment et revendent des drogues, l'ouvrage aborde la manière dont les usagères-revendeuses jouent avec les critères des profilages policiers pour limiter les risques répressifs, et gèrent leurs usages sans recourir à des structures de prise en charge des addictions.
C'est dans le double sens de la formule "â¯Le corps à l'oeuvreâ¯" que réside l'originalité de l'ouvrage. Il s'agit aussi bien de mettre l'accent sur le fait que c'est le corps de l'écrivain ou de l'artiste qui fait effectivement oeuvre, qui est au travail dans le processus créatif, que de penser la création comme un trajet qui va du corps jusqu'à l'oeuvre réalisée, puis l'oeuvre reçue, lue, vue ou écoutée.
Cet essai examine la discrétion comprise comme vertu sociale essentielle dans une société décente: elle est étudiée non pas en tant que qualité morale individuelle, mais comme un concept social qui permet de penser les phénomènes d'invisibilité sociale choisie, et non seulement subie. La discrétion caractérise les grands esprits, qui construisent leur oeuvre dans l'ombre et le silence. Ils préfèrent la patience du penser à la fébrile agitation de l'opinion médiatique. Et si cette sagesse se transfusait un peu à tous les citoyens...