Repenser le dialogue entre l'économie et l'anthropologie sociale pour contribuer à une meilleure compréhension de la conjoncture économique, politique et idéologique dans le cadre de la globalisation, tel est l'objectif de ce livre. Pourquoi et comment la marchandise - inscrite dans des contextes d'altérité sociale et/ou culturelle - suscite-t-elle une si grande attraction? Sur quels ressorts endogènes s'appuie la force symbolique du marché? Comment s'interpénètrent et s'entrecroisent, dans des conjonctures toujours singulières, des logiques au départ extérieures les unes aux autres et qui, dans leurs arrimages réciproques, font fonctionner des dispositifs socio-économiques? Quel est le poids des légitimations idéologiques du marché et de l'ensemble des marchandises idéelles qui l'accompagnent - éthique, morale, déontologie etc.? Les auteurs tentent ici de répondre à ces questions.
Nombre de pages
275
Date de parution
02/05/2008
Poids
305g
Largeur
135mm
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EAN
9782296056589
Titre
Anthropologues et économistes face à la globalisation
Qu'est-ce qui sépare la "monnaie" des économistes de l'"argent" des anthropologues? Cet ouvrage s'inscrit dans une volonté d'élaboration collective d'une réflexion et de regards croisés entre anthropologues et économistes hétérodoxes sur la question monétaire. Ayant pour dénominateur commun de rejeter l'approche monétaire de la théorie économique dominante qui offre une lecture essentiellement économiste et fonctionnelle de la monnaie, les anthropologues et les économistes hétérodoxes saisissent néanmoins cette question sous des angles différents. Cet ouvrage vise à rassembler et à comparer un certain nombre de recherches, certaines théoriques, d'autres s'appuyant sur des enquêtes de terrain variées (Chine, Ouzbékistan, Égypte, Inde, Amérique centrale et latine), d'autres enfin sur des comparaisons et des cas historiques (États-Unis, Empire ottoman). Il met ainsi en évidence que les points de contacts sont nombreux et que se multiplient les occasions de dialoguer entre les deux disciplines, dont les questionnements théoriques et méthodologiques, autrefois marqués au coin de spécificités exclusives, sont de plus en plus profondément partagés.
Au Sénégal, les uns réclament des emplois, avec tout ce que cela peut supposer comme sécurité en termes de régularité des revenus et de protection sociale. Les autres, plus modestes, veulent tout simplement un travail qui leur permette de vivre décemment, de payer la scolarité des enfants, d'accéder à des soins de santé de qualité, de participer dignement aux dépenses du foyer. Travail et emploi comptent incontestablement parmi les préoccupations majeures du pays. Mais comment en rendre compte, sans tomber dans la polémique ou sans se faire le porte-parole du politiquement correct ? Eveline Baumann donne des réponses, en scrutant les données chiffrées et leurs lacunes, en analysant les potentialités de création d'emploi des secteurs économiques, en s'inquiétant de l'exploitation des ressources naturelles, en interrogeant aussi l'éducation et la formation professionnelle, ainsi que la protection sociale. Les politiques publiques sont centrales, avec leur foisonnement de projets de toutes sortes, qu'ils s'appellent Opération maîtrisards, Plan Sésame ou Sénégal émergent, des projets souvent initiés sous la pression de la rue et rarement évalués. Un ouvrage qui, au-delà d'un pays du Sud, contribue aux débats des sociétés contemporaines.