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Ma vie en fragments
Bauman Zygmunt ; Wagner Izabela ; Joly Frédéric
1ER PARALLELE
24,00 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782850612084
Mes critiques disent : "Les gens ont besoin de certitudes et vous instillez le doute.' Ils ont raison. "" S'il existe un bon âge pour jauger sa vie et en faire le récit, c'est maintenant. " Zygmunt Bauman a bientôt soixante-dix ans lorsqu'il commence à écrire à ses filles pour leur raconter " le monde qui a existé avant qu'elles ne viennent au monde ". Né, juif, en Pologne en 1925, le grand sociologue, qui qualifiait nos sociétés modernes de liquides, aura traversé un siècle marqué par l'antisémitisme, la guerre, le communisme et l'exil. Sa vie porte leur empreinte indélébile.Il revient dans ces pages, avec une rare liberté de ton et sans aucune auto-complaisance, sur les épisodes majeurs de sa trajectoire personnelle : ses années d'enfance en Pologne ; la Seconde Guerre mondiale et l'après-guerre ; sa vie dans la Pologne communiste et le départ forcé de son pays natal en 1968 ? qu'il quitte tout d'abord pour Israël avant, très vite, de s'installer en Grande-Bretagne, où il vivra et enseignera jusqu'à la fin de sa vie.En partie constitués de lettres initialement destinées à sa famille, qu'Izabela Wagner a soigneusement éditées, complétées et agencées, ces fragments de vie forment un récit autobiographique captivant, inséparable des réflexions de ce grand penseur sur certains des enjeux majeurs de l'époque : l'identité, l'antisémitisme et le totalitarisme. En cela, ils constituent un remarquable témoignage intellectuel et politique sur l'histoire du continent européen au XXe siècle." Ce livre plein d'espoir est à la fois un magnifique récit et une réflexion sur la mémoire. "La vie des idées" Aucun regret, aucune tristesse dans la vie de cet homme solide qui a si bien compris tout ce qu'il y avait de fragile dans la nôtre. "Laurent Lemire, Livres Hebdo" Lire Bauman, c'est lire le passé, mais aussi le présent. "Saïd Mahrane, Le Point" Une autobiographie en tous points captivante. "Robert Maggiori, Libération
Nombre de pages
285
Date de parution
29/02/2024
Poids
344g
Largeur
147mm
Plus d'informations
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EAN
9782850612084
Titre
Ma vie en fragments
Auteur
Bauman Zygmunt ; Wagner Izabela ; Joly Frédéric
Editeur
1ER PARALLELE
Largeur
147
Poids
344
Date de parution
20240229
Nombre de pages
285,00 €
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Temps accéléré, rencontres décousues, engagements momentanés, obsession de la forme, recherche de la sensation vraie, déplacements incessants, rencontre de l'étranger faite dans le tourisme ou la xénophobie, commerce de la violence, surveillance de la vie et toute-puissance technique: voilà ce qui compose notre vie contemporaine décomposée, "en miettes". Comment vivre sans codes ni règles sans tomber dans le chaos? Zygmunt Bauman, influencé par Levinas, place comme repère dans cette vie éclatée l'urgence que fait naître la rencontre d'autrui. Un livre étonnamment lucide, démystificateur et, paradoxalement, optimiste.
Zygmunt Bauman La société est assiégée sur deux fronts : La société assiégée d'un côté, un monde globalisé, que ne structurent plus les anciennes règles, de l'autre, une politique de gestion de la vie de plus en plus "liquide" et mal définie. L'espace compris entre ces deux fronts, gouverné jusque récemment encore par les principes régissant l'Etat-nation souverain et identifié par les sociologues comme la "société", est chaque jour plus difficile à concevoir comme une entité autonome. D'où le défi posé à une sociologie fondée sur une conception de la société en grande partie dépassée. Mais la transformation radicale de son objet n'invalide pas l'utilité de la sociologie : permettre à l'humanité davantage de maîtrise de son destin. Ce livre explore ainsi les nouveaux dilemmes de nos sociétés (vitesse/ lenteur, privé/public, autorité/idolâtrie, événement/ politique), pour montrer comment, dans ce monde globalisé, l'action est à la fois possible et exigée.
Nous assistons au passage d'une phase "solide" à une phase "liquide" de la modernité. A l'état liquide, rien n'a de forme fixe, tout peut changer. Dans un environnement fluide, faut-il s'attendre à une inondation ou à une sécheresse? Mieux vaut se tenir prêt pour l'une comme pour l'autre. Les structures, si tant est qu'il y en a, ne tiendront plus longtemps. Elles finiront elles aussi par prendre l'eau, se liquéfier, suinter, et fuir. Les autorités aujourd'hui révérées seront demain tournées en dérision, méprisées et huées, les célébrités seront oubliées, les idoles à la mode ne survivront plus que dans les jeux télévisés, les nouveautés seront mises au rancart, les causes éternelles seront abandonnées pour d'autres causes tout aussi éternelles, les puissances indestructibles tomberont aux oubliettes, les palais et les banques seront engloutis par d'autres plus grands encore ou finiront tout simplement par disparaître, les actions à la hausse seront dévaluées, les brillantes carrières déboucheront sur une voie de garage.
Ce livre récuse les lieux communs sur le génocide des juifs: tragédie interne à l'histoire juive, point culminant d'un antisémitisme allemand, accident de parcours inexplicable de la civilisation occidentale. Il analyse la rencontre unique entre des facteurs "normaux" du processus civilisateur et une forme particulière de criminalité. L'essai étudie tout spécialement la manière dont le génocide industriel calque ses procédures et ses dispositifs sur les schèmes de l'action bureaucratique rationnelle des pays développés. Analysant Auschwitz comme une extension du système industriel moderne, les criminels nazis comme des personnalités ordinaires saisies par la dynamique du processus exterminateur, ce livre travaille à situer le judéocide au c?ur de la société moderne. Il va à l'encontre de la tendance, largement répandue, à l'exaltation narcissique de la souffrance juive. Nul doute qu'il suscite en France, comme dans tous les pays où il a été publié, une ample discussion.
Le jour où Mathilde Ramadier, jeune Française expatriée à Berlin, reçoit dans sa boîte mail le "Welcome Kit" de la startup qui vient de l'embaucher, elle ouvre de grands yeux ronds. "Chère Mathilde, bienvenue chez The Base ! Tu trouveras ci-joint le Welcome Kit qui t'expliquera tout pour tes nouvelles aventures chez nous. Enjoy ;) ! A demain. Joanna." L'entreprise promet une vie cool, dans un environnement friendly parsemé de smileys. Un employé est en retard ? Il le paiera, le lendemain, en croissants chauds pour toute l'équipe - ou plutôt la "team". Une team dans laquelle on n'est jamais stagiaire, mais toujours manager de quelque chose. Un rêve éveillé ? Les habits neufs de la précarité, en vérité. Où le "management du bonheur" cache l'organisation d'une concurrence impitoyable entre des travailleurs jetables et sous-payés. De ses diverses expériences dans la Silicon Allee berlinoise, Mathilde Ramadier a rapporté un récit au vitriol. Elle y mêle anecdotes personnelles et analyse de cette novlangue abêtissante qui fait passer les employés du service clients pour des "réparateurs de bonne humeur". Ou comment toute une génération, ici comme ailleurs, se casse le nez en fonçant dans le mur de la nouvelle économie. "Bienvenue dans le nouveau monde", vous dit-on.
Dans les pas des anthropologues, des écrivains, des designers et des naturalistes du quotidien.Retrouver une sensibilité au monde, aux êtres et aux choses qui le composent, cultiver l'art d'observer. Cette invitation, aussi nécessaire que louable, est sur toutes les lèvres. Les manuels abondent, de la botanique à l'analyse de paysages en passant par l'anthropologie ou l'urbanisme. Mais dans ces ouvrages, les modalités d'observation tiennent en général en quelques pages de conseils ; comme si les manières de construire l'attention perceptive au monde étaient déjà acquises. Or, il s'agit là d'une capacité cognitive qui s'apprend, se cultive et se nourrit.Dès lors, comment faire concrètement ? Par où démarrer ? Avec quoi se lancer ? Ce livre répond à ces questions au moyen d'une série d'exercices inspirés des façons de faire des écrivains, des anthropologues, des ethnographes, des designers ou des artistes. Présenté sous la forme de consignes à mettre en pratique, ce livre-ressource invite le lecteur à devenir lui-même un explorateur de ce que Georges Perec appelait l'" infra-ordinaire ".
Donner à manger " : ce geste omniprésent et simple en apparence engage notre responsabilité la plus fondamentale, celle de maintenir l'autre en vie et de lui permettre de mener cette vie dignement. Simone Weil parlait d'une " obligation éternelle " ; avant la justice ou le respect, il y a le pain de l'autre. Pourtant, l'humanité est malade de son alimentation. Famine, malnutrition, obésité, nourriture dégradée : des millions de personnes meurent chaque année de ce qu'ils ne mangent pas, ou de ce qu'ils mangent trop. Dans cet essai qui conjugue philosophie et enquête sur nos modes de vie, Joëlle Zask observe l'environnement moral et matériel de situations concrètes, du biberon à la distribution alimentaire en passant par les cantines scolaires et les lieux de soin pour personnes dépendantes, mais aussi les modes de production agricole. Elle se demande comment nourrir sans empoisonner, aider sans asservir, concilier nécessité et liberté. Car trouver la bonne manière de nourrir autrui, avance-t-elle, c'est s'orienter vers une société à la fois plus juste et plus démocratique.