Baudelaire et Paul de Molènes. Autour du projet théâtral du Marquis du Ier Houzards
Baudelaire Charles ; Molènes Paul de ; Schellino A
KIME
21,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782841746484
Ce présent ouvrage constitue l'édition critique, contenant un apparat de notes, de trois textes : la nouvelle de Paul de Molènes Les Souffrant es d'un houzard (1853) ; le canevas de Baudelaire Le Marquis du 1er houzards ; le drame de Molènes Les Souffrances d'un houzard (1863). Il s'agit d'un ensemble de textes centré sur le projet théâtral de Baudelaire conçu dès 1859 d'adapter pour la scène du théâtre parisien de la Gaîté le récit de Paul de Molènes Les Souffrance s d'un houzard, paru en édition préoriginale dans La Revue de Paris en juillet 1851. Baudelaire, qui consacra à Molènes en 1862 une notice nécrologique très élogieuse et projeta de l'inclure dans son essai sur le dandysme, avait prévu de collaborer avec cet auteur. Son dessin échoua finalement, mais Molènes tira lui-même un drame de sa propre nouvelle, publié posthume en 1863. Déraciné de son contexte, le seul scénario que Baudelaire a mené à terme demeure incompréhensible. Cette édition rassemble tous les textes concernant cette relation mal connue : leur correspondance, l'article nécrologique que Baudelaire consacra à Molènes, et deux articles de Paul Ginisty et de Mme de Molènes, veuve de l'écrivain-militaire. L'introduction analyse la physionomie littéraire de Molènes, ses nombreux rapports avec les écrivains de l'époque, et la genèse du Marquis du 1er houzards. La bibliographie intégrale des ouvrages de Molènes complète le volume.
Nombre de pages
200
Date de parution
15/01/2014
Poids
270g
Largeur
145mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782841746484
Titre
Baudelaire et Paul de Molènes. Autour du projet théâtral du Marquis du Ier Houzards
Auteur
Baudelaire Charles ; Molènes Paul de ; Schellino A
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
270
Date de parution
20140115
Nombre de pages
200,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Au croisement entre le classicisme, le romantisme et le symbolisme, Les Fleurs du Mal est l'un des chefs-d'oeuvre de la poésie française. Paru pour la première fois en 1857, ce recueil d'une splendeur incomparable, rapidement condamné pour son immoralité, ouvre pourtant la voie à ta modernité. A travers ses vers teintés de spleen, où la souffrance se mue en beauté, le vertige côtoie l'indolence et la volupté embrasse le blasphème, Baudelaire livre la confession d'un incurable mélancolique.
TOME I : Les Fleurs du Mal - Poésies diverses - Le Spleen de Paris - Les Paradis artificiels - Essais et nouvelles - Théâtre - Journaux intimes - Carnet.
Résumé : En 1931, c'est avec les oeuvres de Baudelaire - choix alors peu conformiste - que Jacques Schiffrin inaugure la Bibliothèque de la Pléiade. Edition après édition, la collection ne cessera d'accompagner le poète et de contribuer à l'évolution du regard porté sur son oeuvre. Les volumes qui paraissent aujourd'hui constituent à cet égard un tournant décisif. On dit de Baudelaire qu'il est, pour la poésie en vers, l'homme d'un recueil unique. Il serait au moins aussi significatif de souligner que Les Fleurs du Mal sont l'oeuvre d'une vie, prépubliée à partir de 1845, publiée et condamnée en 1857, reprise et augmentée en 1861, prolongée jusqu'à la fin, ou presque. Or l'édition de 1857, qui n'est pas le fruit des circonstances, mais celui de la volonté de Baudelaire, n'est pas accessible à un large public. Dans le même ordre d'idées, on néglige de rééditer pour lui-même le recueil des Epaves de 1866, préférant l'annexer aux Fleurs du Mal de 1861 au motif qu'il procure les six pièces condamnées. La présentation habituelle du Spleen de Paris ne se distingue en rien de celle des livres publiés par Baudelaire, bien que ce recueil de cinquante "Petits poèmes en prose" n'ait jamais paru de son vivant et pose plusieurs des problèmes inhérents aux ouvrages posthumes. Bien des textes moins célèbres sont fréquemment regroupés au sein de recueils factices qui les coupent du contexte de leur rédaction. Les nouvelles ?uvres complètes de Baudelaire rompent avec ces usages. Pour la première fois, l'oeuvre n'est plus partagée entre poésie et critique. Le sommaire est désormais chronologique. Des Fleurs du Mal on propose les deux éditions, 1857 et 1861, dans leur intégralité. Elles sont précédées de toutes les prépublications de poèmes dans la presse, parfois réunies par Baudelaire en de petits recueils transitoires, tel Les Limbes en 1851. Les Epaves retrouvent leur autonomie et leur date. L'édition du Spleen de Paris ne dissimule plus la diversité des origines des poèmes en prose qui s'y trouvent rassemblés et fait entrer le lecteur dans l'atelier du poète : quand deux versions sensiblement différentes existent pour un même texte, toutes deux sont publiées. A leurs dates respectives, les différents Salons dialoguent avec les autres écrits. Les poèmes envoyés à Théophile Gautier dans l'espoir (en partie déçu) qu'il les publie en revue retrouvent leurs liasses originelles. Les féroces manuscrits "belges", enfin, font l'objet d'un nouvel établissement du texte et d'une présentation plus conforme à leur matérialité. L'oeuvre, en somme - "l'oeuvre qui a déterminé les voies de la poésie future" (A. Compagnon) -, s'écrit et se déploie sous les yeux du lecteur.
Le numéro 16 de la revue Incidence est organisé autour d'un essai de Carlo Ginzburg qui touche au coeur ignoré de la plus brûlante actualité, dans le monde globalisé qui est le nôtre, celle qui voit se déchaîner des conflits entre les cultures, les genres, les religions... : "Nos mots et les leurs. Une réflexion sur le métier d'historien, aujourd'hui" . Que peut apporter la réflexion d'un historien sur la démarche qui permettrait de tenter de comprendre l'autre, celui qui est en face ? Carlo Ginzburg, à partir de son métier, préconise une attitude critique et détachée qui exige de prendre en compte deux niveaux, non seulement celui de la parole de ceux qui se font entendre à travers les traces laissées par l'Histoire, mais aussi celui de l'observateur lui-même impliqué dans sa recherche avec ses propres mots, et les façons de penser qu'il partage avec ses contemporains. L'historien part donc de ses propres questions, inévitablement anachroniques, pour chercher des réponses, mais ces réponses modifient elles-mêmes les questions, de sorte que, dans un jeu dynamique d'allers et retours, s'affine peu à peu la possibilité de parvenir à l'interprétation des sources en reconstruisant les modes de pensée des individus et des sociétés des époques analysées, si différentes des nôtres. Mais il précise bien que cela reste une interprétation, c'est à dire que même parvenu à restituer les réponses apportées par les documents, il doit garder à l'esprit qu'il y a toujours un travail de traduction. Il est donc important de maintenir la tension entre les questions et les réponses, nos mots et les leurs. Ce que l'historien a élaboré pour tenter de penser le passé peut servir de modèle pour aider à franchir les distances qui séparent aujourd'hui les genres, les cultures, les nations etc. au niveau mondial. Carlo Ginzburg dans le déroulement de ce fil réflexif ne cesse de rayonner vers les autres sciences humaines, s'enrichissant de cette ouverture constante aux disciplines elles aussi confrontées aux nécessités de l'enquête et de l'interprétation : la linguistique et l'anthropologie qu'il donne en exemple de cette rigueur méthodologique, mais aussi la philologie et la littérature. La revue Incidence réunit ici des chercheurs de grande compétence, de sciences humaines, et de critique littéraire, pour dialoguer avec lui à partir des problèmes auxquels ils sont confrontés dans leur propre domaine d'étude.