Baudelaire Camille ; Beaunier Lauriane ; Debar Cha
DILECTA
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EAN :9782373722345
Editée en coédition par l'Ecole nationale des arts décoratifs de Paris et les Editions Dilecta, la revue Décor propose un regard alerte et sensible sur les enjeux théoriques et pratiques du décor contemporain. La revue, publiée annuellement, explore les nouvelles formes de création dans des domaines variés, tels que le design, la mode, le graphisme, la vidéo, la sculpture, la scénographie, l'animation, le textile et la photographie. A travers des entretiens, portfolios, textes théoriques ou de fiction, chaque numéro fait le point sur une problématique qui structure l'environnement, les représentations et les dispositifs sociaux. Ce projet réunit des auteur·rice·s - spécialistes, étudiant·e·s, talents émergents - issus de divers domaines théoriques (philosophie, histoire de l'art, sciences humaines, etc.) ainsi que de la création littéraire et artistique. Ce 5e numéro de Décor, intitulé "Couleur / Matière" , explore les relations contemporaines entre couleur et matérialité à travers plusieurs axes thématiques qui renouvellent l'approche de ces questions. La revue interroge d'abord les fondements matériels et perceptuels de la couleur, des techniques traditionnelles de teinture aux phénomènes d'impermanence chromatique. Elle examine ensuite la polarité noir / blanc non comme opposition, mais comme territoire d'investigation, avec des contributions sur l'architecture, les couleurs locales et la cartographie coloniale. Les transformations numériques, les géographies territoriales et les langages de la couleur composent le coeur de la publication. Celle-ci accorde une attention particulière aux dimensions politiques contemporaines - de l'orange comme couleur de rupture à l'éloge de la nuance - et aux témoignages de praticiens qui incarnent une recherche vivante. Cette constellation de regards compose un portrait inédit de la couleur contemporaine, où se mêlent enjeux esthétiques, politiques et écologiques.
Nombre de pages
304
Date de parution
16/01/2026
Poids
810g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782373722345
Auteur
Baudelaire Camille ; Beaunier Lauriane ; Debar Cha
Editeur
DILECTA
Largeur
165
Date de parution
20260116
Nombre de pages
304,00 €
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Le rôle de la poésie est de faire correspondre par le pouvoir des mots et des images tout ce qui semble éloigné et différent: « Les parfums, les couleurs et les sons se répondent », écrit Baudelaire. La ville devenant pour lui source d'inspiration, il crée une forme de fantastique et une mythologie personnelle, « entre spleen et idéal », qui font de lui le premier « moderne ». Le premier aussi qui réfléchit sur la nature et la fonction de la poésie, la poésie devenant à elle-même son propre objet.
Dans ce recueil de textes en prose, Baudelaire déploie une nouvelle langue poétique, souple, fugitive, résolument moderne, et recompose par touches suggestives l'expérience esthétique d'un quotidien. Cette édition critique met en lumière toute la grandeur d'une oeuvre posthume, d'abord conçue pour servir de pendant aux Fleurs du Mal.
Figure majeure de la scène artistique française, Xavier Veilhan (né en 1963) vit et travaille à Paris. Son oeuvre est le résultat d'une pratique plurielle, entre sculpture, peinture, environnement, spectacle, vidéo et photographie. Il a fait l'objet de nombreuses expositions personnelles, en France au musée d'Art moderne de la ville de Paris (1994), au Centre Pompidou (2004) ou encore au château de Versailles (2009) ; mais aussi à l'international : Hong Kong, Séoul, Barcelone, New-York, Londres, Los Angeles, entre autres. En 2017, Xavier Veilhan représente la France à la Biennale de Venise avec un dispositif immersif dans lequel viennent travailler des musiciens du monde entier pendant sept mois. A travers un entretien avec l'artiste, des textes critiques mais aussi une sélection d'essais de différents acteurs du spectacle vivant, de philosophes ou de poètes, l'ouvrage aborde deux pendants de la production de Xavier Veilhan, le film et la performance : deux pratiques à la fois distinctes et complémentaires, qui interrogent à leur manière le lieu et le rapport à l'image. De son premier Film du Japon (2002) à Mutant Stage 8 réalisé en 2017 pour Lafayette Anticipations, Xavier Veilhan conçoit ses films comme une addition d'étapes, de gestes et de faits : un cinéma de situation, sans réelle narration linéaire. A l'instar de ses films, les performances de Xavier Veilhan se lisent en relation directe avec sa pratique formelle. Boucle et Ville nouvelle (2006), deux performances jouées à l'occasion de la cinquième édition de Nuit blanche (Paris), rappellent le lien étroit qui lie l'oeuvre et son contexte. Ailleurs, la performance vient souligner le propos d'une exposition (Performance aérienne, 2012) ou la compléter, comme à Los Angeles (2012), où la Case Study House n°21 sert de pilier à l'élaboration d'une dialectique entre architecture et sculpture. Dans l'ensemble de ses oeuvres filmiques et scéniques, un rôle central est accordé à la musique. Elle y est presque mise en scène, au point de devenir un personnage à part entière.
Ryan Bartholomew ; Danto Arthur Coleman ; Martin J
Présentation de l'oeuvre de l'artiste, qui utilise des oeuvres préexistantes qu'il détourne pour dénoncer la consommation dirigée, l'érotisme mercantile ou encore l'américanisation forcée de nos existences.
Le parcours de Heinz Mack se déploie depuis 1950, à l'Académie des beaux-arts de Düsseldorf, alors encore en pleine reconstruction, où il effectue ses premières recherches graphiques et découvre les avant-gardes historiques. Après des études de philosophie à l'université de Cologne de 1953 à 1955, il effectue de nombreux voyages au Sahara où ses réalisations, dès 1962, préfigurent le land art. 1957-1966 est une période-phare : Heinz Mack est, avec Otto Piene puis Günther Uecker (celui- les rejoint en 1962), le fondateur et l'acteur central de ZERO, une entité artistique à géométrie variable qui réforme le principe même de l'art abstrait à l'aune de la peinture monochrome, du mouvement, de la phénoménologie et des sciences cognitives, sans oublier les années 1970 et 1980, pendant lesquelles nombre de ses sculptures, volontiers monumentales, intègrent l'espace urbain allemand. Sur sa carte de visite, Heinz Mack se présente en qualité de "sculpteur et peintre" . L'ordre de ces mentions est important : il fait prévaloir la modulation de la matière dans l'espace sur la création d'images à la surface du tableau. Autrement dit, même les toiles que l'artiste tend sur châssis dès le milieu des années 1950 sont recouvertes d'une matière dont les empâtements abondants les tirent vers ce domaine intermédiaire de l'histoire de l'art, situé entre la peinture et la sculpture, qu'est le relief. Ces reliefs, quant à eux, sont à proprement parler des sculptures murales, c'est-à-dire que leurs éléments forment une saillie conséquente par rapport au plan sur lequel ils sont fixés. Comme des sculptures en ronde-bosse, ils sont constitués le plus souvent de matériaux traditionnels (peinture, métal, bois, pierre, verre, plexiglas, plâtre ou sable) et traités avec des outils d'atelier qui le sont tout autant. Pourtant, contre toute attente au vu de cette description matérielle et technique, leur apparence demeure insaisissable, toute fixation mentale ou photographique semble impossible. Cette apparence, donc, consiste en un jeu perceptif incessant avec la lumière et l'espace réel. La matière y semble littéralement consumée par les jeux de réflexions et l'oeuvre n'existe que dans un double mouvement d'apparition et de disparition. Il s'agit là d'un paradoxe, indissociable de l'histoire du cinétisme et de l'art perceptuel dont Heinz Mack fut un acteur central, entre l'évidence du fait matériel et la complexité de ses effets. Une même tension s'applique à l'arborescence de la vie de l'artiste, qui ne saurait être abordée avec fidélité depuis un point de vue fixe ou selon une perspective centrale". Matthieu Poirier "J'ai toujours recherché la simplicité parce que le monde déborde d'images et celles-ci n'apportent que de la confusion. Mais cette simplification, précisait-t-il, ne saurait être assimilée à un appauvrissement : elle produit de l'énergie". Heinz Mack