Ce volume est d'abord une introduction à la lecture des textes médiévaux écrits dans " l'italien des origines ". Mais, justement, il n'existe pas avant le XVIe siècle une langue italienne ; il y a des langues, et le livre saisit le moment où elles commencent à s'écrire en leur variété, depuis le Xe siècle et surtout aux XIIIe et XIVe siècles. Le parcours à travers les textes commence par les récits historiques, en hommage aux premiers historiens en langues italiennes ; un autre chapitre présente les énoncés du pouvoir. Le chapitre central, et le plus volumineux, introduit aux diverses formes d'écriture de la vie sociale : témoignages, mémoires, lettres, règles de vie, modèles bio-hagiographiques. Un autre long chapitre làit entrer dans la somptueuse création littéraire de l'Italie de Frédéric II et des Etats communaux, celle des " trois couronnes " Dante, Boccace et Pétrarque. Le dernier chapitre montre le souci de construire et transmettre les lavoirs clans la langue des échanges sociaux. Chaque texte est autonome, annoté, traduit et commenté ; mais souvent l'un répond à l'autre ou lui fait écho. De nombreuses correspondances ont été ménagées, qui suggèrent d'autres parcours. Le plus important est certainement le parcours géographique des langues usuelles ; mais le lecteur découvrira aussi l'attention constante au manuscrit, diverses formes d'association entre texte et image - éventuellement sur des murs peints -, le souci de la femme, la préoccupation de la nourriture ; il comprendra le rôle décisif des notaires et des frères mendiants en ces inventions d'une écriture dans la langue dite " vulgaire ". Une introduction philologique nourrie donne des clés pour la compréhension des textes et leur situation dans l'histoire de la langue italienne. Elle est relayée par une bibliographie méthodique, qui permettra au lecteur de ne pas laisser insatisfaites les curiosités éveillées par ce livre.
Nombre de pages
413
Date de parution
11/12/2002
Poids
710g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782503511009
Titre
Les langues de l'Italie médiévale. Textes d'histoire et de littérature Xe-XIVe siècle
Auteur
REDON
Editeur
BREPOLS PUBLISH
Largeur
155
Poids
710
Date de parution
20021211
Nombre de pages
413,00 €
Disponibilité
Epuisé
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A partir d'une réflexion sur le corps et les thérapies corporelles, l'auteur propose, dans cet essai, de reconsidérer certains arts internes d'origine asiatique tels que le Tai Ji Quan ou le Qi Gong, en les réintégrant dans le cadre de la philosophie et de la médecine chinoises, ce qui permet de comprendre l'efficience thérapeutique de ces techniques grâce auxquelles il est possible de faire l'expérience de la vacuité par le corps et hors logos. Malgré le paradoxe apparent dans les termes, on peut dire de la vacuité qu'elle s'étend à tous les domaines de l'existence. Elle se révèle être le moteur de l'activité humaine. Pourtant, souvent mal comprise, confondue avec le nihilisme, la vacuité court le risque de devenir un concept à la mode, d'où l'importance de distinguer entre une dématérialisation qui mènerait au néant et un évidement qui conduit à la vacuité.
Si ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, ce qui est dessus comme ce qui est dessous, ce qui est dedans comme ce qui est dehors, alors l'abaissement est la seule élévation possible, l'avilissement le dernier ennoblissement, se souiller la seule façon de se purifier. Alors ce qui est mort est comme ce qui est vivant, la maladie est la forme ultime de la santé, la folie le vrai visage de la raison. Alors ce qui est vil nous sauvera, le vice déterminera la vertu, l'impur conditionnera le pur, du mal naîtra le bien : tel est le chemin, tortueux et mystérieux, de la grâce à travers la déchéance, dans le monde moderne qui nous échoit.
A travers l'histoire d'un jeune homme du siècle, passant du statut de veilleur de nuit dans un centre social à celui d'agent d'accueil à l'Assemblée nationale, après avoir réussi par hasard le concours de fonctionnaire parlementaire, le roman propose deux points de vue complémentaires sur une société en cours d'effondrement. Faute d'idéaux et de récits mythiques, balançant du simulacre au spectacle, de l'humanitarisme associatif à la farce politique, il ne reste que les jeux d'amour, sinon le cynisme, pour redonner des couleurs à la cité.
Une journée extraordinaire pour une personne bien ordinaire qui devra comprendre le message d'une civilisation extraterrestre, vieille de plusieurs milliards d'années à destination de l'humanité.
Témoignage des contacts de culture dans l'Espagne d'Alphonse le Savant, le Picatrix se présente comme une traduction d'un original arabe (le Ghâyat Al-Hakîm), auquel le ou les traducteurs ont beaucoup retranché ou ajouté. L'ouvrage expose les connaissances de toute nature indispensables à qui veut agir sur le monde et les hommes : fabrication des talismans, exploitation de tous les règnes - minéral, animal et végétal -, prières aux planètes, données astrologiques, physiques et philosophiques. La pratique magique s'inscrit ainsi dans un cadre philosophico-religieux très particulier où l'hermétisme et le néoplatonisme sont associés à l'orthodoxie religieuse. Le Picatrix illustre parfaitement l'idée selon laquelle la magie n'est pas seulement un reflet de la science, mais se présente aussi comme un système complet, une méthode de pensée, de croyance et de savoir. Il a exercé une profonde et durable influence au Moyen Age et à la Renaissance.
Pourquoi le christianisme devint-il si important pour les communautés noires des Amériques ? la même religion que celle des asservisseurs de leurs ancêtres ... Les récits traditionnels réduisent la christianisation des Afro-Américains à un simple produit du colonialisme et de l'esclavage. Jeroen Dewulf propose une relecture novatrice en mettant en lumière les interactions transculturelles transatlantiques par lesquelles les Africains s'approprièrent le christianisme et l'intégrèrent au tissu socioculturel des Amériques.Dewulf montre comment, dans le cadre de l'expansion ultramarine portugaise, le christianisme s'entremêla aux croyances et pratiques locales de l'Afrique occidentale. Il révèle que des Africains originaires de ces régions s'identifièrent comme chrétiens bien avant leur déportation et qu'ils cultivèrent le christianisme de manière dynamique en Amérique latine, aux Caraïbes et en Amérique du Nord. L'auteur souligne la vitalité des confréries catholiques, et en montrant comment ces structures de solidarité jetèrent les bases du développement religieux, social et politique des communautés chrétiennes noires des Amériques, il en établit la portée fondatrice et durable.En mobilisant un large éventail de sources historiques et anthropologiques, Dewulf attire l'attention sur la créativité et la résilience des Afro-Américains, fiers à la fois de leur identité chrétienne et de leurs origines africaines.
A la fin du dix-huitième siècle, l'énigmatique Ba'al-Shem-Tov, mystique et thaumaturge, illumina de son charisme les communautés juives de Pologne et suscita le mouvement des Hassidim (les "pieux"). Malgré l'opposition de certains rabbins, le hassidisme gagna les coeurs des foules ashkénazes par sa piété chaleureuse et le rayonnement de ses maîtres spirituels, les rebbés, qui ont parfois formé de véritables dynasties. Décimés par le génocide hitlérien, les Hassidim perpétuent aujourd'hui à Jérusalem, New-York ou Anvers leur amour inconditionnel du judaïsme et bien des traditions des Juifs d'Europe centrale. Formé à Louvain-la-Neuve et Jérusalem, Edouard Robberechts s'est pris de passion pour cette branche souvent mal connue du judaïsme. Son livre aborde de manière nuancée toutes les facettes de l'univers hassidique, son histoire tragique, ses accents doctrinaux et la valeur mystique qu'il confère aux moindres instants et détails de l'existence de ses adeptes. Une anthologie de quelque cinquante textes permet d'entendre la voix de tous les grands rebbés hassidiques, qui furent de merveilleux exégètes, conteurs et poètes.