L'amour de la vie chez Goya irriguait constamment son inspiration et le rendait plus sensible que d'autres artistes, alors ligotés par le néo-classicisme, aux différents aspects de la Nature : il l'aimait profondément et en a dépeint les multiples nuances avec un sens de l'observation aussi aigu que celui du Zadig de Voltaire et une facture magique digne de Velázquez, atteignant ainsi un degré de science incomparable qui ferait croire qu'en regardant ses tableaux on peut toucher la réalité quel qu'en soit l'objet. Humaniste comme Cervantès, il n'a cessé de s'interroger, la plume, la pointe à graver ou le pinceau à la main, sur les mécanismes secrets qui font mouvoir cette étrange et passionnante machine : l'homme. Il ne supporte pas que cet homme, qui possède le privilège du choix entre le bien et le mal, se conduise comme une bête sauvage ou cède aux terreurs maléfiques ancestrales. Il est aussi le témoin le plus sincère des événements funestes ou heureux de son époque, en quelque sorte le premier reporter des Temps modernes. C'est pourquoi il importe de le replacer dans le contexte politique où il a vécu et de bien connaître la situation des princes, des grands seigneurs, des protecteurs dont il dépendait ; il ne se contente pas de les peindre : il les juge avec une perspicacité diabolique. Or c'est en vérifiant l'exactitude de ces verdicts dans les archives publiques et privées, les Mémoires, les correspondances et les témoignages contemporains qu'on parvient à reconstituer sa flamboyante personnalité. Jeannine Baticle, conservateur général honoraire au musée du Louvre, a consacré sa carrière au département des Peintures où elle est entrée en 1945 après avoir fait l'Ecole du Louvre. Passionnée de culture espagnole, elle a acquis au cours des années une connaissance approfondie des moeurs et de l'art de ce pays. Devenue l'une des meilleures spécialistes actuelles de la peinture espagnole, elle a publié de nombreux travaux. Parmi les expositions qu'elle a organisées, il faut citer la grande rétrospective Zurbarán (New York, 1987, Paris, 1988).
Date de parution
19/11/1992
Poids
758g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782213030098
Titre
GOYA
Auteur
BATICLE JEANNINE
Editeur
FAYARD
Largeur
155
Poids
758
Date de parution
19921119
Nombre de pages
0,00 €
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Résumé : Parmi les premiers peintres européens, le plus grand, peut-être, est Diego Velázquez, le maître des Ménines. Peintre de cour de Philippe IV, roi d'Espagne, sa vie publique est assez bien connue. De sa vie privée, on ne sait presque rien, ni des raisons réelles qui lui font préférer l'état de noble à celui de peintre. Pourtant, Philippe IV et l'Espagne du Siècle d'Or ont reconnu le génie de l'artiste. Velázquez est proche de nous, parce que gueux ou princesses, haillons ou falbalas ne lui sont que prétexte à peindre le même modèle, l'être humain avec sa grandeur et ses faiblesses. Sa facture, miracle de l'illusion optique, défie l'analyse et préface les audaces de l'art du XXe siècle.
Résumé : Parmi les premiers peintres européens, le plus grand, peut-être, est Diego Velázquez, le maître des Ménines. Peintre de cour de Philippe IV, roi d'Espagne, sa vie publique est assez bien connue. De sa vie privée, on ne sait presque rien, ni des raisons réelles qui lui font préférer l'état de noble à celui de peintre. Pourtant, Philippe IV et l'Espagne du Siècle d'Or ont reconnu le génie de l'artiste. Velázquez est proche de nous, parce que gueux ou rois, paysannes ou princesses ne lui sont que prétexte à peindre le même modèle, l'être humain avec sa grandeur et ses faiblesses. Sa facture, miracle de l'illusion d'optique, défie l'analyse et préfigure les audaces de l'art du XXe siècle. Spécialiste de la peinture espagnole, Jeannine Baticle restitue la vie et l'oeuvre du peintre hidalgo, Velázquez.
Le témoin de l'Espagne au quotidien, de ses fêtes, de ses traditions, de ses espoirs. Mais aussi de ses maux : décadence de la Cour, horreurs de la guerre, injustices. Rois et toreros, princesses et courtisanes, ministres et poètes, tous viennent s'exposer au regard de Goya. Le regard d'un portraitiste sans pitié, d'un homme lucide et seul.
La Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l'un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l'aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l'antiquité védique, de la correspondance de l'univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d'apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l'esprit. La traduction de ce traité est précédée d'une étude de Tara Michaël qui montre l'importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d'une traduction du commentaire sanskrit qui l'explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.
Voici enfin mis à la portée du grand public, selon une approche scientifique tout à la fois claire, intelligente, précise et séduisante, l'essentiel des bases de la musique trop souvent présentées tantôt de manière rébarbative, tantôt de manière trop simplifiée.Radicalement neuve, la conception de cet ouvrage l'est d'abord par le rôle déterminant qu'y joue l'image, non pas simplement illustration du texte mais véritable prolongement de celui-ci, complément indispensable à sa compréhension qu'elle rend toujours aisée. S'y ajoute la couleur, qui permet une visualisation immédiate de la structure d'une oeuvre, de l'étendue des voix ou des instruments, des règles du contrepoint, etc.L'autre originalité de ce livre tient à la matière exposée qui en fait une véritable encyclopédie. Une partie historique essentiellement axée sur l'étude des styles et couvrant ici la période allant de la préhistoire et des civilisations anciennes non européennes jusqu'à la fin de la Renaissance (la musique du début du XVIIe siècle jusqu'à nos jours sera traitée dans un second volume), est précédée d'une partie Sciences de la musique, dont aucun autre ouvrage n'offre l'équivalent, tant sont divers et abondants les sujets traités. On y trouve en effet, entre autres, des développements sur les instruments, les genres, les formes, l'harmonie, la notation, la basse continue, la technique dodécaphonique, etc., mais aussi sur l'acoustique, la physiologie de l'oreille et de la voix, la partition musicale, la pratique de l'exécution...Véritable best-seller en Allemagne (300.000 exemplaires vendus), déjà disponible en plusieurs langues, ce Guide illustré de la musique s'inscrit ici tout naturellement dans la collection des Indispensables de la musique.Professeur de musicologie à l'université de Karlsruhe, Ulrich Michels s'est fait connaître par de nombreux travaux et conférences. Pianiste, il est membre du Karlsruhe Klaviertrio.
Ce livre est le deuxième et dernier volume d'une véritable encyclopédie musicale de poche dont, lors de la sortie du premier volume, la critique unanime s'est plu à saluer l'ingéniosité de la conception, l'agrément visuel et la valeur pédagogique.Après un premier tome consacré à la théorie et à la technique musicales, ainsi qu'à l'histoire de la musique des origines jusqu'à la fin de la Renaissance, ce deuxième tome couvre la période allant du début du XVIIe siècle jusqu'à nos jours.Ce sont donc tout à la fois les périodes baroque, classique, romantique ainsi que l'ensemble des courants et écoles musicales du XXe siècle (impressionnisme, dodécaphonisme, néo-classicisme, avant-gardisme, jazz...) qui sont ici présenté
Infirmière de l'assistance publique, Marie-Christine Choquet, lauréate du Prix international des droits de l'homme en 1986, se consacre depuis des années aux réfugiés du monde entier. Au fil des pages de son livre, rassemblant en vrac des témoignages divers, poème d'enfants et d'adolescents, récits, lettres, commentaires, elle raconte aussi sa propre expérience parmi les réfugiés, notamment en Somalie, au Honduras et en Thaïlande. Comme son titre l'indique, "Leur silence est un cri" , ce livre veut être le porte-parole de ceux qui sont sans voix.